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Le projet blue beam

Il s’agit avant tout d’une thèse conspirationniste, donc à prendre avec beaucoup de discernement mais je pense qu’il est intéressant de la mentionner, la manipulation étant l’apanage des gouvernants, ainsi que les recherches sur le cerveau…

Introduction

Une hallucination collective sous contrôle pour une religion mondiale

bluebeam

Le projet Blue Beam de la NASA présenterait une stratégie en quatre phases pour imposer la réligion du nouvel âge avec « l’Antéchrist » à sa tête. Derrière cette formulation religieuse qui porte à sourire, se dissimulerait un plan scientifique, mettant en oeuvre des technologies spatiales de pointe.
Selon cette théorie conspirationniste une religion mondiale unique constiturait la fondation même du nouvel ordre mondial, sans laquelle un contrôle mondial n’est pas envisageable. Une « théocratie » doit en effet disposer d’une religion et d’un sauveur unique pour imposer un culte unique. Le projet technologique Blue Beam viserait donc à tromper le monde par une mystification high-tech.

Ces armes pourraient être utilisées depuis l’espace pour atteindre une personne n’importe où sur la surface de la terre.

Une  » théocratie  » pour un ordre mondial doit disposer d’une religion et d’un sauveur unique pour imposer un culte unique sinon un contrôle mondial n’est pas envisageable. Le projet technologique  » Blue Beam  » viserait donc à tromper les individus par une mystification de pointe en à créant un simulacre énorme et spectaculaire, à l’échelle mondiale.

Sur le plan scientifique, cette thèse conspirationniste s’appuie sur plusieurs éléments. Depuis trente ans, les soviétiques et américains auraient constitué de gigantesques bases de données relatives aux particularités physio-psychologiques, à la composition anatomique et électromécanique du corps humain, ainsi que les études électromagnétiques, chimiques et biologiques du cerveau. Ces bases de données incluraient également les langues et dialectes de toutes les cultures mondiales.

Des programmes religieux de type messianique et autres figureraient aussi dans ces bases. Or, l’ensemble de ces données pourraient être véhiculées par relais de satellites. Si nous mettons ce spectacle spatial en parallèle avec le programme de la « guerre des étoiles », nous constatons que la combinaison de radiations électromagnétiques avec l’hypnose a fait l’objet de recherches intensives.

En 1974, le chercheur G.F. Shapits aurait dit à ce sujet : « Cette recherche a montré que le langage parlé de l’hypnotiseur peut également être transmis par une énergie électromagnétique directement dans une certaine partie du cerveau humain sans utiliser de moyens mécaniques de réception et de codage, et sans que la personne exposée à cette influence ne puisse contrôler consciemment l’entrée de l’information. On peut en déduire que le comportement volontaire de la personne a été soustrait à son libre arbitre ».
Selon le psychologue James Mc Connel : « Nous pouvons à présent combiner la privation sensorielle avec les drogues hypnotiques, et une astucieuse manipulation de la récompense et de la punition afin d’obtenir un contrôle absolu sur le comportement d’un individu. Il sera alors possible de réaliser un rapide et efficace lavage de cerveau qui nous permettrait d’effectuer des changements importants sur la personnalité et le comportement d’une personne ».

Dans son livre « Le Corps Electrique », le prix Nobel Robert Baker décrit une série d’expériences démontrant qu’on pouvait entendre et comprendre des messages transmis d’une cabine d’isolation, par audiogramme à pulsions micro-ondes analogues à la vibration d’une parole envoyée dans le cerveau. Baker en déduisit « qu’un tel système a une application évidente pour couvrir des opérations destinées à pousser à la folie une cible humaine à l’aide de voix inconnues ou pour donner des ordres indétectables à un tueur programmé ». Le livre de James C. Lynn parut en 1978, (L’Effet et l’Application des Micro-ondes auditives), décrit également comment des voix audibles peuvent être directement diffusées dans le cerveau. Ces micro-ondes pourraient également être utilisées pour brûler la peau, augmenter l’effet des drogues ou affecter le fonctionnement du cerveau. Ces effets ont tous été reconnus officiellement par la CIA, le 21 septembre 1977, lors d’un témoignage devant le Comité de la Santé et de la Recherche. Le Dr Sidney Gottlieb qui dirigeait le programme MK-Ultra à cette époque fut contraint d’admettre les recherches de la CIA en vue de découvrir des techniques affectant l’organisme humain à l’aide de moyens électroniques.

D’autres articles vont dans ce même sens : en décembre 1980 dans le journal de l’US Navy sous le titre de « La Nouvelle Bataille Mentale », le lieutenant colonel John Alexandre écrivait : « Plusieurs exemples montrent les domaines où des progrès ont été accomplis. Le transfert d’energie d’un organisme à un autre, la capacité de guérir ou de générer une maladie par transmission à distance, cela induisant la souffrance ou la mort sans aucune cause visible, la modification du comportement par intervention télépathique qui comporte la capacité d’induire des états hypnotiques depuis une distance de 1000 km. La possibilité d’hypnose par télépathie présente de grandes possibilités. Ce pouvoir peut permettre à des agents d’être programmés sans même avoir conscience de leur programmation. En terme de cinéma, le « candidat Mandchou » est vivant et n’a même pas besoin d’un coup de téléphone pour agir… S’il est possible de semer des pensées artificielles dans les populations par satellite, alors le contrôle mental de la planète entière est possible. La seule résistance d’un individu sera de vérifier constamment la motivation qui est à l’arrière plan de ses pensées, et ne pas agir sous l’impulsion d’idées qu’il considère étrangères à ses critères moraux, idéologiques et religieux. Mais, une fois de plus, il est sage d’admettre que la télévision, la publicité et l’éducation moderne, et les divers types de pression sociale sont utilisés pour déformer et manipuler nos références morales et philosophiques. Les informations exposées ici sur ces diverses sortes de technologies pourraient être considerées par certains comme ridicules car elles ne cadrent pas avec leur vision de la réalité. Mais certaines personnes croient encore que la terre est plate ».

PREMIERE PHASE

La première phase concerne l’effondrement de toutes les connaissances archéologiques, religieuses et conceptions scientifiques classiques. De nouvelles découvertes démontreraient aux gens l’erreur fondamentale des doctrines religieuses traditionnelles. Cette falsification de l’information aura pour but de convaincre tous les peuples que leurs enseignements religieux ont été mal interprétés et détournés depuis des siècles. Il s’agit d’une phase de préparation psychologique visant à détruire les fondements des religions traditionnelles. Nous en avons quelques prémices avec l’approche des religions de David Icke. Beaucoup de théories conspirationnistes sapent également les fondements des religions traditionnelles préparant le terrain à une religion mythico-scientifique qui surpasserait et engloberait toutes croyances y compris l’athéisme dans un très puissant mouvement de pensée mondialiste. Cette phase consiste à tirer violemment de certaines illusions les populations, de leur faire perdre pieds en supprimant tous repères, et enfin de leur offrir « la seule vraie religion qui réconcilie, soulage et apaise tout le monde ». Il s’agirait d’une sorte de religion unitaire absorbant toutes les disciplines et tous les courants de pensées dans un paradigme très large et où tous y trouvent leur compte. Ce serait l’équivalent de l’idée de « Science » de la Grèce Antique, à la seule différence qu’elle n’émergerait pas naturellement d’un contexte culturel mais serait artificiellement implantée ou imposée après une profonde déstabilisation psychique des populations.

DEUXIEME PHASE

La seconde phase du PROJET BLUE BEAM concernerait une gigantesque mise en scène spatiales à l’aide d’hologrammes optiques et sonores en trois dimensions, une projection laser d’images holographiques en divers endroits du monde. Chacun recevra une image en accord avec la foi dominante de son pays. La nouvelle « Voix de Dieu » parlera dans toutes les langues, et chacun l’entendra clairement avec les mots de son conditionnement culturel et religieux. Le show spatial, c’est à dire la projection d’images holographiques dans le ciel sera utilisé pour simuler la fin des temps parmi les nations. Les peuples seront témoins de scènes représentant les prophéties et les événements que chacun a eu le désir de vérifier. Ces images, musiques et sons seront projetés depuis un vaste réseau de satellites, approximativement à une centaine de kilomètres au dessus de la terre. Le but de ces représentations scéniques est de faire apparaître aux yeux du monde un « nouveau Christ », le nouveau messie Maitreya dont parlent les sutra bouddhistes. Le PROJET BLUE BEAM disposerait d’un stratagème si perfectionné qu’il plongera un nombre considérable de personnes dans un état de ravissement quasi extatique, les faisant entrer dans une réalité de substitution. Le PROJET BLUE BEAM – la venue du messie – prétendra être l’accomplissement des anciennes prophéties, l’événement majeur depuis 2000 ans. Et il sera sur fond de cinémascope céleste traduisant en simultané un message d’amour dans toutes les langues et dialectes de la planète.

Avec cette animation virtuelle et le son provenant de la profondeur même de l’espace, les fidèles de diverses croyances, fortement impressionnés, seront témoins du retour de leur sauveur comme une réalité vivante.

Ensuite les projections de Jésus, Mohammed, Bouddha, Krishna, etc… se fondront en une seule figure après que l’on aura expliqué le mystère des révélations religieuses et de leur dévoilement. En fait, cette divinité unique, sera l’antéchrist qui expliquera que les différentes écritures sacrées ont été mal interprétées et incomprises, et que les vieilles religions sont responsables d’avoir dressées l’homme contre l’homme.

Cette grande mystification aura pour effet de générer un désordre social, politique, culturel et religieux.

TROISIEME PHASE

La troisième phase conjuguerait la télépathie avec l’électronique, les systèmes d’émission, de réception où les ondes ELF, VLF et LF peuvent atteindre chaque personne à l’intérieur de sa conscience en vue de persuader que c’est son propre dieu qui lui parle depuis les profondeurs de son âme. De tels rayonnements envoyés par les satellites peuvent s’entremêler avec la pensée pour former ce qu’on appelle la pensée artificielle diffuse. Des expérimentations à ce propos auraient eut lieu dans différents pays. Dans certaines circonstances, une impulsion à basse fréquences peut produire des signaux auditifs pour un seul individu alors qu’ils demeurent inaudibles pour les autres.

QUATRIEME PHASE

La quatrième phase concernerait des manifestations surnaturelles. Cette phase comporterait trois leurres différents. Le premier consisterait à faire croire aux êtres humains qu’un invasion extraterrestre va survenir dans chaque grande ville du monde. Le second leurre serait de faire croire aux chrétiens qu’un merveilleux événement va survenir sous la forme d’une intervention extraterrestre bénéfique dans le but de protéger les terriens d’un démon impitoyable. Le but de cette manœuvre serait de rassembler d’un seul coup tous les opposants à l’ordre mondial juste avant le début du spectacle céleste. Le troisième point de cette quatrième phase est l’usage global de tous les moyens de communication moderne pour diffuser des ondes visant à déstabiliser psychiquement les populations aux moyens d’hallucinations individuelles et collectives.

Après la « nuit des mille étoiles », et tous les bouleversements mondiaux suscité par cet événement, la population mondiale sera prête pour accueillir le nouveau messie en chair et en os, un cyber-Rockfeller faussement extranéen, qu’on suppliera de rétablir l’ordre et la paix à n’importe quel prix, mais surtout au prix de notre liberté individuelle. Une unité artificielle des peuples permettra de régler les problèmes urgents, lesquels ont été, de toute façon, créés de toutes pièces. Mais, progressivement la face tyrannique de la nouvelle religion mondiale apparaîtra et nombre de personnes se réveilleront. Le contrôle de la terre sera entre les mains d’une caste de « grands-prêtres » et de technocrates impitoyables agissant « au nom de Dieu ». Le but de cette dictature est le contrôle de tous les habitants et le l’exploitation globale des ressources de la planète.

Les commentaires du journal Motus
Toute thèse conspirationniste est dans une large mesure cohérente.
Pourquoi cacher toutes les découvertes révolutionnaires bio-médicales qui permettrait de guérir nombres de maladies dites incurables aujourd’hui ? Pourquoi cacher des procédés énergétiques peu couteux et non polluants ? Pourquoi discréditer des méthodes agricoles respectueuses de l’environnement au rendement 5 fois supérieur au rendement actuel ? Pourquoi cache-t-on certaines réalités astrophysiques et contacts extranéens aux populations ? Pourquoi une paupérisation généralisée semble-t-elle orchestrée au niveau mondial ? Pourquoi ne reconnait on pas la nocivité des vaccins et l’usage qui en a été fait pour implanter de l’ADN synthétique programmable ? A toutes ces questions une réponse s’impose, c’est en vue du Grand Soir, où une Magnificence quelle qu’elle soit, viendra trouver une solution à tous nos problèmes en échange d’une féroce soumission presque légitime si nous n’y prenons garde. Pour ce Grand Soir, il aura donc été nécessaire à tous ceux qui le préparent de tout faire pour garder secret les solutions usurpées du « Messie » tout en orchestrant une manipulation psychotronique mondiale.
Si le projet Blue Beam trouve par là une forme de crédibilité logique, en revanche il souffre dans les différentes présentations que nous avons étudiées de manichéismes et d’incohérences scientifiques ou logiques. Des projections holographiques à 100 km au dessus de nos têtes ne seraient perceptibles qu’à une infime partie de la population, celle qui tout simplement ne se trouve pas sous une couverture nuageuses. Au vu des technologies actuelles, une telle prouesse est réalisables mais pourquoi imaginer une telle mise en scène vouée en partie à l’echec quand on sait aujourd’hui impressionner à distance le cortex visuel ou construire des réalités fictives grâce au tube cathodique hypnotique. La réalité se trouve à 2 cm derrière le front. Les grandes manipulations mentales de groupes datent des années 50 et contrairement à ce que l’on dit, des projets comme MK-Ultra sont au summum de tout ce qui est imaginable en la matière. Alors pourquoi ne pas imaginer une manipulation mentale mondiale dont la possibilité est clairement évoquée par des gradés de l’armée américaines ?

Une volonté militaro-politique mondiale pourrait elle mettre sur pieds une telle machination ? C’est difficile à dire. Dans les mouvances véhiculant les arcanes du projet Blue Beam l’ensemble des structures supra-nationales, ONU, UNESCO, OTAN, etc… sont systématiquement diabolisées. Cependant les individus qui composent et travaillent à l’intérieur d’organismes internationaux ne sauraient tous être des agents d’une conspiration mondiale. Pour ne citer que De Brouwer, il est clair qu’il y a de fortes résistances à l’intérieur même des organismes supra-nationaux dont la composition est d’une extrême diversité. Il est pensable que le jeu des rapports de forces internes à ces structures ait penché pendant le 20e siècle en faveur de manipulateurs visant des monopoles et une captation des richesses de la planète. Mais nous pouvons avoir l’espoir de voir cette tendance s’essouffler. Certaines impostures de taille sont très vite démasquées aujourd’hui et l’information des réseaux indépendants devient de plus en plus claires et crédible au fil du temps. Elle aussi se mondialise, créant des liens entre des groupes et individus sur l’ensemble de la planète. Dans une large mesure, tous ceux qui veulent s’informer et être des acteurs de notre siècle ne se contentent pas des news du journal télévisé. Alors il semble important d’informer largement sur le projet Blue Beam pour les éléments technologiques qu’il véhicule mais en aucun cas nous ne pouvons affirmer qu’une volonté uniforme et concertée de tous les organismes internationaux est à l’oeuvre pour qu’il se réalise. Nous ne saurions de plus, oublier notre part de responsabilité dans le développement des ces technologies morbides. Nous avons fermé les yeux sur l’usage qui pouvait être fait de l’argent public, nous contentant de notre petit confort individuel d’occidentaux, acceptant tacitement l’idée de raison d’Etat qui pourtant n’a rien de raisonnable, admettant l’existence de fonds secrets sans broncher, considérant le secret militaire comme un nécessité sans même demander de comptes en retour, ne sollicitant aucune forme d’enquête sur l’implication de certains services d’Etat dans le trafic de drogue international. Nous avons oublié que la puissance collective de l’argent public ne saurait exister sans notre contribution et que d’une certaine manière l’Etat c’est nous, plus que tout autre chose. Au vu des progrès morbides des sciences que nous avons financées et qui nous effraient aujourd’hui, il est clair que tous les citoyens des pays occidentaux ont le devoir de demander des comptes à leurs gouvernements respectifs. Sans contrôle citoyen, aucune démocratie véritable ne verra le jour au 21ème siècle.

Frédéric Morin

http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/blue-beam.php

http://secretebase.free.fr/complots/techno/bluebeam/bluebeam.htm

Ce que disent des gens des Etats-Majors à propos des OVNIS:

Un secret maintenu par les autorités militaires au sujet des OVNIS? Vous entendrez souvent dire qu’il est impossible de conserver une telle affaire secrète, qu’il y aurait des fuites etc., s’il y avait quoi que ce soit de réel derrière les « histoires d’OVNIS. » Voici, bien mieux que des fuites, des déclarations claires et nettes. Et pas par les premiers venus.

1954, MARECHAL DE LA RAF:

« Plus de 10.000 observations ont été enregistrées, la majorité ne peut pas être expliquée de façon « scientifique »… Je suis convaincu que ces objets existent et qu’ils ne sont fabriqués par aucune nation sur terre. Je ne puis donc voir aucune alternative à la théorie qui dit qu’ils sont extraterrestres. »

  • Lord Dowding, Air Chief Marshal, Commandant en Chef des escadres de chasse de la RAF pendant la Bataille d’Angleterre, imprimé dans le Sunday Dispatch, Londres, 11 Juillet 1954.

1957, AMIRAL DE L’US NAVY:

« Aucune agence de ce pays ou de la Russie ne peut reproduire à ce moment les vitesses et les accélérations que les radars et les observateurs indiquent que ces objets de vol peuvent réaliser… Il y a là des objets entrant dans notre atmosphère à grande vitesse. »

  • Amiral Delmer S. Fahrney, ancien dirigeant du programme de missiles guidés de l’US Navy, déclaration imprimée dans le New York Times, le 17 janvier 1957, p. 31.

1958, GENERAL DE L’ARMEE DE L’AIR FRANCAISE:

« Le nombre de personnes intelligentes, saines d’esprits, éduquées et en pleine possession de leurs facultés qui on vu « quelque chose » et l’ont décrit grandit de jour en jour. Nous pouvons affirmer catégoriquement que des objets mystérieux sont apparus, et continuent d’apparaître dans les cieux qui nous entourent. »

  • Général Lionel M. Chassin, Commandant de l’Armée de l’Air française, et coordinateur général des forces aériennes de l’OTAN, dans une préface de l’ouvrage d’Aimé Michel « Les Soucoupe Volantes », Criterion Books, 1958.

1960, DIRECTEUR DE LA CIA:

« Il est tant que la vérité soit diffusée… Derrière le rideau des officiers de haut rang s’intérressent sans tapage aux ovnis. Mais à cause du secret officiel et de la peur du ridicule, beaucoup de nos concitoyens sont conduits à penser que les OVNIS relèvent du délire. Je demande instamment une action du Congrès pour réduire les dangers liés au maintient du secret à propos des objets volants. »

  • Le Vice Amiral Roscoe Hillenkoetter, ancien directeur de la CIA, déclaration signée addressée au Congrès américain le 22 août 1960.

1967, CHEF DE L’ARMEE DE L’AIR INDONESIENNE:

« Les OVNIS vus en Indonésie sont semblables à ceux observés dans les autres pays. Quelquefois ils posent un problème à nos forces aériennes et nous avons une fois été obligé d’ouvrir le feu sur eux. »

  • Air Marshall Roesmin Nurjadin, Commandant en Chef de l’Indonesian Air Force, dans une lettre à Yusuke J. Matsumura datée du 5 Mai 1967.

1973, CHEF D’ETAT MAJOR DE L’US AIR FORCE:

« Je ne sais pas si cette histoire a déjà été racontée ou non. On ne les appelait pas des OVNIS, on disait « hélicoptères ennemis ». On ne les voyait que la nuit et seulement en certaina lieux au début de l’été 1968. Et ceci nous entraina dans une sacrée petite bataille. Et au cours de cette bataille, un destroyer Australien fut touché et nous ne trouvions pas d’ennemi. Des tirs furent effectuée mais une fois le calme revenu, nous ne pûmes trouver que nous-mêmes, il n’y avait pas d’ennemi du tout. Ca se passait toujours la nuit, la même chose s’est produit a Pleiku dans les Highlands en 1969. »

  • Général George S. Brown, chef d’Etat Major de l’US Air Force, transcription d’une conférence de presse donnée dans l’Illinois, le 16 octobre 1973.

1973, MINISTRE BRITANNIQUE DE LA DEFENSE:

« Les preuves qu’il y a des objets qui ont été vus en notre atmosphère, et même sur la terre ferme, lesquels ne peuvent pas être expliqués comme étant des objets humains comme relevant d’aucune force ni aucun physique ou effet connu de nos scientifiques, me semble implacable… Un nombre très grand d’observations ont eu comme garants des personnes dont les qualifications me semblent au-delà du doute. Il est frappant que tellement d’entre eux aient été des observateurs qualifiés, tels que des officiers de police et des lignes aériennes ou des pilotes militaires. Leurs observations dans beaucoup de cas… ont été confirmées par l’un ou l’autre moyen technique tel que le radar ou, encore plus convaincant, … des interférences avec certains appareillages électrique… »

  • Lord Hill-Norton, Chef de l’Etat Major de la Défense, Ministère de la Défense, Grande Bretagne, 1973; Directeur du Comité Militaire de l’OTAN, 1974-77; citation provenant de son avant-propos à l’ouvrage « Above Top Secret » par Timothy Good, Morrow & Co’s Quill Books, 1988.

1974, MINISTRE FRANCAIS DE LA DEFENSE:

« Je dois dire que si les auditeurs pouvaient voir par eux-mêmes la masse des rapports arrivant de la gendarmerie aéroportée, de la gendarmerie mobile, et de la gendarmerie chargée de mener les investigations, rapports qui sont tous expédiés par nous au Centre National des Etudes Spatiales, alors ils verraient que tout ceci est très troublant. »

« Je crois que l’attitude que nous devons avoir vis-à-vis de ce phénomène l’ouverture d’esprit, c’est-à-dire qu’elle ne consiste pas à nier a priori, car nos ancêtres des siècles précédents ont nié beaucoup de choses qui semblent de nos jours parfaitement élémentaires. »

  • M. Robert Galley, Ministre français de la Défense, interviewé par la radio par Jean-Claude Bourret, 21 février 1974.

1976, GENERAL DES FORCES AERIENNES ESPAGNOLES:

« Je pense que les OVNIS sont des vaisseaux spatiaux ou des engins extraterrestres… Les nations du monde travaillent actuellement ensemble dans la recherche sur le phénomène des OVNIS. Il y a un échange international des données. Peut-être que quand ce groupe de nations aura des informations plus précises et plus définies, sera-t-il possible de publier la nouvelle au monde. »

  • Général Carlos Castro Cavero, des forces aériennes espagnoles, ancien commandant de la Troisième Région Aérienne de l’Espagne, dans une interview accordée à J. J. Benitez, de La Gaceta del Norte, Balboa, Espagne, le 27 juin 1976.

1979, ASSISTANT DU DIRECTEUR DE LA CIA:

« Nous avons, en effet, été contactés, ou même visités par des êtres extraterrestres, et le gouvernement US, en collusion avec ceux d’autres nations de la Terre, est déterminé à cacher cette information au grand public. »

  • Victor Marchetti, ancien assistant spécial auprès du Directeur Exécutif de la CIA, dans un article qu’il a écrit pour Second Look intitulé « Comment la CIA considère le phénomène OVNI » Vol 1, No 7, Washington, DC, mai 1979.

1990, PREMIER MINISTRE DU JAPON:

« Tout d’abord, j’ai dit à un magazine ce janvier dernier que, comme pays sous-développé quant au problème des OVNIS, le Japon doit tenir compte de ce qui devrait être fait au sujet de la question des OVNIS, et que nous devrions passer plus de temps sur ces sujets. En outre, j’ai dit que quelqu’un devra résoudre le problème des OVNIS avec une vision de bien plus grande envergure. Deuxièmement, je pense que c’est le bon moment pour prendre le problème des OVNIS comme une réalité sérieuse… J’espère que ce colloque contribuera à la paix sur terre du point de vue de l’espace, et prendra des premières mesures vers la coopération internationale dans le domaine des OVNIS. »

  • Toshiki Kaifu, Premier Ministre, Japon, dans une lettre au Maire de Hakui City, Shiotani, datée du 24 juin 1990, apportant son soutien à un projet d’explosition sur l’espace comprenant un symposium sur les OVNIS.

1991, CHEF D’ETAT MAJOR ADJOINT DES FORCES AERIENNES BELGES:

« Quoi qu’il en soit, les forces aériennes sont arrivées à la conclusion qu’un certain nombre de phénomènes anormaux se sont produits dans l’espace aérien belge. Les nombreux témoignages d’observations depuis le sol compilées dans ce livre [de la SOBEPS], renforcées par les rapports de la nuit du 30-31 mars [1990], nous ont conduit à admettre l’hypothèse qu’un certain nombre d’activités aériennes non autorisées ont eu lieu. Jusqu’ici, aucun signe d’agressivité n’a été signalé; le trafic aérien militaire et civil n’a pas été perturbé ni menacé. Nous pouvons donc avancer que ces activités présumées ne constituent pas une menace directe. »

« Le jour viendra assurément où le phénomène sera observé avec des moyens technologiques de détection et de mesure qui ne laisseront plus aucun doutes au sujet de son origine. Ceci devrait soulever une partie du voile qui a couvert pendant longtemps le mystère. Un mystère qui continue au présent. Mais il existe, il est réel, et ceci est en soit une conclusion importante. « 

  • Major-General Wilfred de Brouwer, Chef Adjoint, Forces Aériennes Belges, « Postface » du libre de la SOBEPS « Vague d’OVNIS sur la Belgique – Un Dossier Exceptionnel », Bruxelles, SOBEPS.

1994, MINISTRE DE LA DEFENSE DE HONGRIE:

« Autour de Szolnok, de nombreux rapports d’OVNIS ont été reçus du ministère de la défense, ce qui évidemment et logiquement montre qu’ils [les OVNIS] savent très bien où ils doivent atterrir et ce qu’ils doivent faire. Il est remarquable en effet que les journaux hongrois, et en général les journaux partout ailleurs, rejettent les rapports des autorités. »

  • George Keleti, Ministère de la Défense de Hongrie, dans un article d’Attila Lenart intitulé « Posez vos questions au Ministre de la Défense, George Keleti: Avez-vous peur d’une invasion d’OVNIS? », Nepszava, Budapest, 18 août 1994.
  • source:http://www.ufologie.net/

EXOBIOLOGIE

Exobiologie

Le terme exobiologie fut inventé dans les années 1960 par Joshua Lederberg. Il désigne l’étude de l’origine, de la distribution et de l’évolution de la vie dans l’Univers, ainsi que des processus et structures qui y sont associées. Domaine de recherche pluridisciplinaire par excellence, cette science n’a pas encore reçu de nom officiel, et certains auteurs parlent aussi d’astrobiologie, de bioastronomie et de cosmobiologie. Ces appellations multiples sont probablement dues à la jeunesse de l’exobiologie. Espérons que lorsque cette science obtiendra la légitimité et la respectabilité qu’elle mérite amplement, un consensus sera rapidement trouvé. Pour ma part, j’utiliserai le terme pionnier d’exobiologie tout au long de ce dossier.

Une interrogation vieille comme le Monde

Le concept de l’existence d’une vie extraterrestre est extrêmement vieux. Ainsi, il est enseigné en Grèce antique. Après le moyen âge, il redevient progressivement populaire et prendra de l’importance au XVIIe siècle, grâce notamment de la découverte des instruments astronomiques, lunettes puis télescopes.

En 1543, Nicolas Copernic, alors à l’article de la mort, publie De Revolutionibus Orbium Caelestium. Dans cet ouvrage sulfureux, Copernic prétend que la Terre n’est pas au centre de l’Univers, mais qu’elle orbite simplement autour de notre soleil comme les autres planètes. Même si le concept de pluralité (c’est à dire d’existence d’autres mondes habités) n’y apparaît pas explicitement, le fait d’avoir désacralisé la Terre, qui n’est finalement qu’une planète comme une autre, va enflammer l’imagination de certains penseurs. Malheureusement, les esprits n’étaient pas encore prêts à embrasser une telle révolution. En 1600, le philosophe italien Giordano Bruno finit sur le bûcher pour avoir osé clamer que la Terre n’est qu’une planète habitée parmi une infinité d’autres dans le vaste Univers.

L’arrivée des instruments d’observation astronomiques va permettre au pluralisme d’être abordé non plus exclusivement par les philosophes, mais aussi et surtout par les scientifiques. L’astronome allemand Johannes Kepler, l’inventeur des trois lois du même nom, estime que la vie a pu également se développer sur Jupiter et sur la Lune. Dans son ouvrage Cosmotheoros publié en 1698, Christian Huygens tente pour la première fois d’élucider la lancinante question de la pluralité des mondes par le biais de la méthode scientifique.

La possibilité d’existence d’autres humanités fascine également le public, et le premier ouvrage de vulgarisation parait en 1686, lorsque Bernard le Bovier de Fontenelle publie ses Entretiens sur la pluralité des mondes. Celui qui contribua à une large diffusion de cette idée auprès du public fut cependant Camille Flammarion. Le jeune Flammarion n’avait que 19 ans lorsqu’il publia La pluralité des mondes habités en 1862. D’autres livres suivront, comme Les mondes imaginaires et les Mondes réels, Astronomie populaire ou Contemplations scientifiques. Depuis ces premiers écrits qui interpellait la curiosité humaine, l’intérêt du public pour la question de l’existence d’une vie extraterrestre ne s’est jamais démenti, et cette introspection sur nos origines, notre devenir et notre place dans l’Univers nous plonge encore aujourd’hui dans le plus grand désarroi.

L’exobiologie, science pluridisciplinaire

Par définition, l’exobiologie va s’intéresser à plusieurs thématiques :

  • L’étude des origines et de l’évolution de la vie terrestre. Pour comprendre les mécanismes qui ont permis à la vie d’apparaître sur notre planète, les scientifiques se reposent sur deux démarches complémentaires. Les chimistes tentent de reproduire en éprouvette ou sur ordinateur les conditions qui régnaient sur la Terre primitive, dans le but de découvrir les réactions chimiques qui ont conduit à l’émergence des molécules biologiques (acides nucléiques, protéines) puis plus tard des cellules. De leur côté, les biologistes recherchent parmi tous les organismes connus les formes les plus primitives possibles, étant donné que ces dernières pourraient avoir conservé certaines des caractéristiques de la cellule ancestrale qui a engendré toutes les autres.
  • La recherche directe de systèmes vivants ou de leurs traces sur les autres planètes et satellites du système solaire. Jusqu’à présent, les seules formes de vie que nous connaissons dans l’Univers sont terrestres. La découverte d’organismes extraterrestres, en nous offrant la possibilité d’étudier d’autres modèles, nous permettrait d’améliorer notre définition du vivant. Si nous découvrons une vie sur Mars, et si cette vie est différente de la vie terrestre, alors nous serons capables de séparer les caractéristiques universelles du monde vivant de spécificités purement terrestres ou martiennes. Contrairement à la Terre, des planètes comme Mars ont également conservé des traces de la première partie de leur histoire, et offrent donc de formidables opportunités pour remonter dans le temps, vers la période cruciale ou la vie est apparue.
  • La détection de signaux radio provenant d’éventuelles civilisations avancées (programmes SETI).

L’exobiologie est une science extrêmement vaste qui s’appuie sur de très nombreuses disciplines : astrophysique, astronomie, climatologie et sciences de l’atmosphère, géologie, géochimie et géophysique, chimie, biochimie, microbiologie, paléontologie. Malgré la diversité de ses approches, elle s’intéresse néanmoins à un objet d’étude unique, la vie. Il est paradoxal de constater que malgré notre propre appartenance au monde vivant, et malgré son omniprésence à la surface de notre globe, nous nous interrogeons encore aujourd’hui sur la meilleure définition à donner à la vie.

Une définition de la vie

Définir la vie est une tache ardue, qui suscite encore aujourd’hui bien des débats passionnés entre experts. Chacun, selon sa propre spécialité, à une définition particulière à offrir. Pour Xavier Bichat, anatomiste et physiologiste, la vie regroupe l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort. Dans les années 1970, Jacques Monod (prix Nobel de biologie), suggère dans son célèbre ouvrage Le Hasard et la Nécessité que la vie est une propriété des objets doués d’un projet (concept de téléonomie). Ces objets peuvent être comparés à des machines capables de s’autoassembler et de transmettre leur plan de construction à la génération suivante.

Dans les années 1950, le physicien Erwin Schrödinger définit la vie selon une vision thermodynamique : selon lui, tous les êtres vivants n’ont de cesse de s’écarter de l’entropie maximale, cette équilibre ultime représentant la mort thermodynamique. Ainsi, les cellules vivantes cherchent désespérément à se maintenir hors de l’état d’équilibre, et luttent farouchement contre l’inéluctable désorganisation de leurs structures.

Pour un biologiste cellulaire, la vie sera d’abord et avant tout la cellule, avec ses capacités de reproduction et son métabolisme. Pour un biologiste moléculaire, ce sera plutôt un système moléculaire capable d’auto duplication et d’évolution par mutation.

Si l’on veut synthétiser tous ces différents points de vue, on pourra définir la vie comme un système complexe, contenant une grande quantité d’informations, capable de duplication et d’évolution par mutation, et caractérisé par sa reproduction, son métabolisme, son homéostasie et sa lutte contre l’équilibre thermodynamique.

Il est intéressant de remarquer que beaucoup de systèmes répondent plus ou moins à cette définition très large. Par exemple, on peut considérer la combustion de la cire d’une bougie comme une sorte de métabolisme. De la même manière, des cristaux en formation dans une solution se reproduiront à l’identique, et sont donc capables d’autoréplication. Pourtant, ces deux corps (la bougie et les cristaux) ne sont pas vivants. Nous ferons plus loin que l’idée que la matière minérale puisse être étroitement associée à l’apparition du vivant est défendue vigoureusement par certains scientifiques.

La diversité du monde vivant

Le monde vivant a été segmenté en trois grands domaines : le domaine des Archeabactéries regroupe des organismes unicellulaires procaryotes capables de vivre dans des environnements extrêmes, comme des milieux très chauds, très salés, très acides ou alcalins, ou encore totalement dépourvus d’oxygène. Le domaine des eubactéries (ou bactéries vraies) rassemble ce que nous appelons communément des bactéries. Enfin, le domaine des eucaryotes regroupe des êtres unicellulaires ou pluricellulaires. On y trouve les champignons, les plantes, les animaux et l’homme.

Comme l’arbre que nous venons de décrire le suggère, la vie est extrêmement diverse et variée. Les êtres vivants se distinguent les uns des autres par la taille (du micromètre au mètre), les mécanismes de reproduction (sexuée, asexuée), les mécanismes de récupération d’énergie (photosynthèse, chimiosynthèse, hétérotrophie), ou encore les milieux colonisés.

Le monde microbien fait en particulier preuve de facultés d’adaptation phénoménales. Certaines bactéries adorent se prélasser dans des eaux dépassant les 100°C, tandis que d’autres ne se sentent à l’aise que lorsque la température frôle les -10°C. Des milieux extrêmement acides, basiques ou salins ne semblent pas constituer un obstacle pour la prolifération de souches particulièrement coriaces. On a découvert très récemment que certains organismes étaient capable de se nicher dans des endroits que l’on pensait totalement impropre au développement de la vie. Ainsi, on a retrouvé des écosystèmes autour des cheminées hydrothermales océaniques, par plusieurs milliers de mètres de fond. Des cellules bactériennes ont été découvertes dans des sédiments marins profonds, ou à plusieurs kilomètres de profondeur dans des basaltes de la croûte terrestre. Des streptocoques fixés sur la caméra de la sonde lunaire Surveyor 3 ont été ramenés sain et sauf sur Terre par les astronautes de la mission Apollo 12. La bactérie Deinococcus radiodurans résiste à des doses de radiations qui tueraient à coup sur un homme, et nargue les microbiologistes en se développant dans les conduites d’eau de refroidissement des réacteurs nucléaires !

Chez certaines bactéries, la durée de vie, ainsi que les vitesses du métabolisme ou de la reproduction peuvent allégrement dépasser les limites couramment admises. Selon certains scientifiques, les cellules que l’on a retrouvé encastrées dans des fragments de la croûte terrestre pourraient se diviser une fois par siècle, et atteindre des ages plus que respectables ! La vie semble donc être présente dans les endroits les plus hostiles de notre planète et on ne peut qu’être admiratif devant sa formidable capacité d’adaptation. Chaque découverte étend les frontières spatiales et temporelles de la biosphère, et il y a fort à parier que nous ne connaissons qu’une infime parcelle du nombre d’espèces vivant sur notre planète.

En dépit de sa diversité extrême, le monde vivant présente néanmoins une grande unité. Chaque être vivant est constitué d’une ou de plusieurs cellules, et ces dernières résultent de l’assemblage de molécules construites autour d’un squelette d’atomes de carbone. Le code génétique, qui contient toutes les instructions nécessaires à la fabrication et au fonctionnement d’une cellule vivante, est identique chez pratiquement tous les êtres vivants, et est imprimé dans des mémoires universelles que l’on nomme acides nucléiques. Quelque soit leur nature ou leur fonction, toutes les protéines sont fabriquées à partir d’un jeu de 20 acides aminés, que l’on retrouve aussi bien chez une bactérie que chez un éléphant.

La cellule et ses composants

L’unité de la vie, c’est la cellule. Découverte par Antony Van Leeuwenhoek, c’est la structure universelle du vivant. A l’exception des virus, qui ne sont pas à proprement parler vivants, tous les êtres vivants sont constitués de cellules appartenant à deux grands types :

  • Les cellules procaryotes : Ces cellules, dont la taille avoisine le micron, sont constituées d’une membrane (renforcée le plus souvent d’une paroi) englobant un liquide gélatineux hyalin, le cytoplasme. Ce dernier contient de nombreux éléments indispensables à la vie de la cellule, en particulier les ribosomes (site d’assemblage des protéines). L’ADN, dont le rôle est de stocker et de transmettre l’information génétique d’une génération à l’autre, est simplement présent sous la forme d’une longue chaîne flottant librement dans le cytoplasme. Par rapport au deuxième type cellulaire présenté ci-dessous, les procaryotes peuvent être qualifiés de primitifs. Ces cellules n’en sont pas moins des assemblages moléculaires d’une complexité effarante, capables de s’accommoder des environnements les plus variés et les plus extrêmes. Les eubactéries et les archeabactéries sont des procaryotes.
  • Les cellules eucaryotes : Par rapport aux cellules procaryotes, les cellules eucaryotes sont généralement plus grandes, avec une taille moyenne de 10 microns. La différence la plus flagrante avec les procaryotes concerne la localisation de l’ADN, qui est cette fois enfermé dans un noyau. De nombreux organistes spécialisés baignent également dans le cytoplasme, comme les mitochondries (centrale énergétique) ou les chloroplastes (unité réalisant la photosynthèse). Ces organites sont en fait d’anciennes cellules procaryotes qui ont été ingérées par des cellules eucaryotes ancestrales, et qui vivent depuis en parfaite symbiose avec leur hôte. Contrairement aux procaryotes, la synthèse des protéines n’a plus lieu directement dans le cytoplasme, mais à l’intérieur d’un ensemble de vésicules tapissées de ribosomes, le réticulum endoplasmique. Une fois la synthèse terminée, les protéines subissent un processus de maturation dans une structure spécialisée (l’appareil de Golgi) avant d’être finalement larguées dans le cytoplasme. On voit donc que la cellule eucaryote est bien plus compartimentée que la cellule procaryote.

Même si une cellule résulte de l’assemblage d’un nombre proprement stupéfiant de molécules, on peut classer ces constituants en quatre principaux groupes : les sucres (comme le glucose que l’on trouve dans les boissons énergétiques de l’effort ou le saccharose que chacun utilise pour sucrer son café), les lipides (que l’on retrouve surtout dans les membranes cellulaires), les protéines (qui catalysent les réactions chimiques à l’intérieur d’une cellule – enzymes – et qui sont aussi utilisées comme matériau de construction) et enfin les acides nucléiques (qui stockent et transmettent le code génétique).

Quelques notions de biologie moléculaire étant indispensables pour comprendre la problématique des origines de la vie, nous allons brièvement décrire le fonctionnement d’une cellule. Sachant que cette matière est quelque peu rébarbative pour ceux qui n’ont jamais eu de grande affinité avec des matières comme la biochimie et la chimie, nous allons cependant simplifier extrêmement les choses, et aborder la mécanique cellulaire par l’intermédiaire d’une analogie avec une usine.

Dans l’exemple qui suit, notre cellule va devoir fabriquer une protéine très simple, composé de seulement 5 acides aminés (vous pouvez vous représenter une protéine comme un collier de perles, chaque perle étant un acide aminé). Si vous deviez fabriquer vous-même une protéine, la première chose à faire serait de mettre la main sur un plan décrivant sa fabrication. Dans une cellule, ce plan est stocké (avec tout un ensemble d’autres informations) dans une molécule extrêmement complexe que l’on nomme acide nucléique. Il existe deux types d’acides nucléiques : l’ADN ou acide désoxyribonucléique, dont tout le monde a déjà entendu parler depuis son utilisation dans des enquêtes policières, et l’ARN ou acide ribonucléique, moins connu mais qui joue un rôle énorme dans une cellule.

L’ADN est composé de deux chaînes enroulées en hélice, chaque chaîne étant constituée de l’enchaînement de bases azotées qui composent en quelques sortes les lettres de l’alphabet génétique. Les bases azotés sont au nombre de quatre : l’adénine (que l’on représente par la lettre A), la guanine (symbolisée par la lettre G), la thymine (représentée par la lettre T) et enfin la cytosine (symbolisée par la lettre C). Ainsi, la séquence GATTACA (titre d’un superbe film de science-fiction) indique que nous sommes en présence d’un brin d’ADN qui comporte une guanine, une adénine, deux thymines, puis à nouveau une adénine suivie d’une cytosine et enfin d’une adénine.

Dans l’ADN, les bases se sont pas reliées directement entre elles, mais sont portées par un groupement moléculaire bien particulier, le nucléotide, qui constitue véritablement les briques à partir desquels les chaînes d’acides nucléiques sont construites. Chaque nucléotide se compose de l’une des quatre bases azotés que nous avons cité, d’un groupement phosphate et d’un sucre, le désoxyribose. La molécule d’ADN peut-être comparé à un gros bouquin, qui renferme un nombre impressionnant d’information, y compris les instructions pour fabriquer notre petite protéine.

Dans une cellule, les protéines sont fabriquées par d’imposantes usines, que l’on nomme ribosomes. Ces complexes industriels attendent sagement que la cellule leur fournisse les plans des protéines pour commencer à travailler. Une fois en possession des instructions, ils se mettent immédiatement à assembler les protéines demandées. Le problème, c’est que (dans les cellules eucaryotes tout du moins), l’ADN est précieusement conservé dans le noyau de la cellule. Tel une princesse prisonnière d’un donjon, il n’est absolument pas autorisé à sortir ! Sans instructions pour travailler, les ribosomes ne peuvent donc rien faire, à part se tourner les pouces.

La nature doit donc chercher un moyen de transmettre les informations contenues dans le grand livre de l’ADN aux usines d’assemblages. La solution tient en trois lettres : ARN. Cet acide nucléique présente une structure similaire à celle de l’ADN, à l’exception de trois points : il ne possède qu’une seule chaîne, la thymine est remplacée par une autre base, l’uracile, et le désoxyribose est remplacé par un autre sucre, le ribose. Pour apporter l’information aux ribosomes, la cellule va recopier l’information inscrite sur l’ADN au moyen d’une chaîne d’ARN. Cette copie va être réalisée directement dans le noyau cellulaire, par des photocopieuses moléculaires, dont nous tairons le nom et le mécanisme de fonctionnement pour des raisons de clarté. L’étape qui consiste à synthétiser un ARN messager à partir de l’ADN porte le nom de transcription.

Dès que la transcription est terminée, la copie (l’ARN) peut sortir librement du noyau en passant au travers de belles portes toutes rondes, les pores nucléaires. Une fois dans le cytoplasme, l’ARN (que nous appellerons désormais ARN messager, parce qu’il transporte un message) est attrapé par les usines ribosomiques, et ces dernières se mettent en branle.

Comme nous l’avons vu plus haut, les pages du grand livre sont écrites dans un alphabet particulier qui comporte quatre lettres, A, T, G et C. Dans ce langage, les mots (que l’on appelle codon) sont toujours formés de trois lettres. Chaque codon va correspondre à un acide aminé particulier. Ainsi, la lysine sera représentée par le codon AAA, tandis que l’arginine sera codée par le codon AGA, etc. La cellule peut travailler avec 20 acides aminés différents. Dans notre exemple, la cellule veut fabriquer une protéine très modeste de seulement 5 acides aminés. Pour réaliser cette protéine hypothétique, le grand livre de l’ADN comporte cette phrase : ATG AAA CAC AGA CCT CCT TAA. Le premier codon, que l’on appelle codon initiateur, va simplement ordonner au ribosome de se préparer pour la synthèse d’une nouvelle protéine (un peu comme une majuscule signale le début d’une phrase). Le dernier codon, que l’on appelle codon stop, va indiquer au ribosome la fin de la protéine (il joue un peu le rôle d’un point dans une phrase). Les cinq autres codons correspondent aux acides aminés. Si l’on regarde la photocopie réalisée dans le noyau, on s’aperçoit que cette dernière est pratiquement identique à la phrase gravée dans le grand livre de l’ADN, excepté que le T (thymine) sera remplacé par un U (uracile) : AUG AAA CAC AGA CCU CCU UAA. La table qui fait le lien entre un codon et l’acide aminé correspondante constitue le code génétique.

Revenons au ribosome, qui a déjà commencé à lire séquentiellement la photocopie (ARN messager). En voyant apparaître le codon initiateur AUG, le ribosome réinitialise ses chaînes de montage de protéines et ajoute automatiquement une méthionine, qui sera enlevée par la suite. En avançant d’un cran, le ribosome apprend que la protéine demandée doit se poursuivre par une lysine. Pour les opérations d’assemblage, le ribosome ne dispose malheureusement pas d’un stock d’acides aminés. Ces derniers sont disséminés un peu n’importe où dans le cytoplasme de la cellule. L’usine va alors faire appel à un convoyeur, qui va ici être chargé d’aller attraper une molécule de lysine et de l’amener dans les plus brefs délais au ribosome. Dans la réalité, le convoyeur est une molécule d’ARN, que l’on appelle à juste titre ARN de transfert. Une fois la lysine rapatriée, le ribosome consulte le plan de montage et s’aperçoit qu’il va cette fois avoir besoin d’histidine. Là encore, un ARN de transfert est chargé d’amener le nouvel acide aminé au niveau de la chaîne de montage. Le ribosome unit les deux acides aminés entre eux grâce à une liaison chimique (la liaison peptidique) et sans souffler une seule seconde, passe à l’étape suivante. Après avoir unis les cinq acides aminés, il tombe soudain sur le codon UAA, qui est l’un des trois codons stop (ce dernier est baptisé ocre, les deux autres étant UAG (nom de code ambre) et UGA (nom de code opale) . Le ribosome sait alors que son travail est terminé : il donnera un coup de ciseau, et lâchera la nouvelle protéine dans le cytoplasme ! L’étape qui consiste à lire l’ARN messager pour y puiser les informations nécessaires à la synthèse d’une protéine s’appelle la traduction.

Les protéines, qui sont formées de l’enchaînement d’acides aminés, ont deux fonctions principales dans une cellule : elles peuvent catalyser un très grand nombre de réactions chimiques (le travail de copie de l’ADN en ARN messager dans le noyau est réalisé par des protéines, les photocopieuses de notre exemple), et on les appelle alors des enzymes. D’autres protéines, les protéines de structure, constituent l’armature cellulaire.

Nous avons vu que l’ADN contenait les instructions nécessaires à la fabrication des protéines. En fait, l’ADN contient bien plus que cela. Le grand livre précieusement conservé à abri dans le noyau renferme les plans de la totalité de la cellule ! Au moment d’une division cellulaire classique, c’est la totalité du livre qui est transmis à la nouvelle cellule, qui possède ainsi toute la connaissance de sa cellule parente. Quant à l’ARN, il est responsable de plusieurs fonctions essentielles. Nous avons fait connaissance avec deux types d’ARN : l’ARN messager, qui n’est rien d’autre qu’une copie de certaines pages du livre contenant les plans de la cellule (ADN), et l’ARN de transfert, qui apporte docilement les acides aminés aux usines d’assemblage des protéines, les ribosomes. Il existe également un troisième type d’ARN, qui est justement un constituant majeur des ribosomes eux-mêmes. Cet ARN ribosomial possède certaines fonctions catalytiques généralement réservées aux protéines, un point sur lequel nous ne manquerons pas de revenir. Au vu de ses nombreux rôles, il est en tout cas clair que la vie d’un ARN n’est pas de tout repos !

La chiralité

Outre l’universalité du code génétique, des acides aminés utilisés pour fabriquer les protéines et des acides nucléiques porteurs d’information, la vie se distingue également par une autre caractéristique remarquable et unique, la chiralité.

Une molécule possédant un atome carbone asymétrique peut se présenter sous deux configurations différentes, image l’une de l’autre dans un miroir (une molécule chirale ne possède pas de centre ni de plan de symétrie). Un atome de carbone asymétrique est un carbone tétraédrique (lié à 4 atomes ou groupement d’atomes) dont les quatre substituants (éléments liés au carbone) sont différents.

Les deux configurations d’une même molécule (que l’on nomme L ou D) possèdent les mêmes propriétés chimiques et physiques, sauf en ce qui concerne le pouvoir rotatoire. Effectivement, l’une des configurations est capable de faire tourner le plan de polarisation de la lumière vers la droite (forme D), tandis que l’autre aura l’action inverse (forme L, déviation du plan de polarisation vers la gauche).

Dans la nature, on rencontre une quantité équivalente de molécules D et de molécules L (mélange racémique). Cependant, pour une raison encore inconnue, les êtres vivants ne travaillent qu’avec une seule configuration. Tous les acides aminés utilisés par les cellules sont de la forme L, et aucune protéine ne contient un acide aminé de la forme D. Au contraire, les sucres rentrant dans la composition des nucléotides (les éléments de base des acides nucléiques) sont tous sans exception de la forme D. Cette bizarrerie de la nature pose de sérieux problèmes aux chimistes, et se révèle extrêmement utile lorsqu’il s’agit d’identifier la provenance de molécules organiques comme les acides aminés ou les sucres.

Conclusion

Le vivant montre donc une grande unité, ce qui suggère fortement un ancêtre commun à tous les êtres vivants sur notre planète. Comment expliquer sinon que le code génétique soit le même chez une bactérie, un lion ou l’homme ? Que les sucres des acides nucléiques soient tous de la forme D et que la cellule constitue l’unité de base de toutes les formes de vie connues ? A quoi ressemblait cet ancêtre ? Quand est-t-il apparu ? Et surtout, comment est-il sorti du néant ? Nous allons tenter d’apporter quelques éléments de réponse à ces questions ...source: du site:Exobiologie

lien internet du site: http://www.nirgal.net/ori_intro.html

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