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SpaceX veut utiliser une navette spatiale réutilisable, BFR, pour aller sur Mars et relier les grandes villes de la Terre.

SpaceX veut utiliser une navette spatiale réutilisable, BFR, pour aller sur Mars et relier les grandes villes de la Terre.
© SpaceX/Twitter

Trois choses à retenir sur le projet BFR dévoilé par Elon Musk

article source :  usinenouvelle.com

PUBLIÉ LE 

Le patron de SpaceX a donné moult précisions techniques quant à son projet Big Fucking Rocket (BFR) pour le transport spatial de passagers, à l’occasion d’une session de questions-réponses sur le site de micro-blogging Reddit.

L’annonce était d’envergure : Paris reliée à New York en 30 minutes. Il convenait de la préciser. Fin septembre SpaceX a dévoilé « BFR », pour Big Fucking Rocket, une fusée capable de se rendre sur la Lune et sur Mars qui pourrait servir également à assurer des liaisons entre les grandes villes sur Terre. Cette annonce intervenue lors du congrès international astronautique d’Adelaïde en Australie, intervient dans un projet global incluant, outre la fusée, une base lunaire, des moyens pour produire du carburant sur Mars,… L’été dernier déjà, Elon Musk a esquissé les grandes lignes de son projet pour coloniser la planète rouge. Le milliardaire compte sur un premier décollage pour Mars en 2018. Les premiers vols habités, eux, doivent avoir lieu dès 2024. Au cours d’une session AMA (littéralement « ask me anything »), samedi 14 octobre, le californien a détaillé son projet qui repose sur un vaisseau spatial bien différent de la navette initiale.

illustration crédit :
usinenouvelle.com

Elon Musk 

@elonmusk

Yesterday’s Reddit Ask Me Anything about BFR. You’re welcome nk! https://www.reddit.com/r/space/comments/76e79c/i_am_elon_musk_ask_me_anything_about_bfr/?st=J8T9CUBA&sh=efcf4207 

Photo published for I am Elon Musk, ask me anything about BFR! • r/space

I am Elon Musk, ask me anything about BFR! • r/space

Taking questions about SpaceX’s BFR. This AMA is a follow up to my IAC 2017 talk: https://youtu.be/tdUX3ypDVwI

reddit.com

Tour d’horizon du projet BFR:

1- Une fusée totalement repensée…qui ressemble (beaucoup) au SpaceLiner

SpaceX veut parcourir de grandes distances entre les grandes villes de la planète, en un temps record : 30 minutes maximum, grâce à sa navette spatiale réutilisable. La même – BFR –  qui ira sur la Lune et sur Mars. Une centaine de passagers seraient transportés à une vitesse maximale de plus de 25 000 km/h.

Vidéo SpaceX via youtube

Ajoutée le 28 sept. 2017

Si cette vidéo ne fonctionne pas cliquez ici

Le projet de SpaceX ressemble beaucoup à un autre, le SpaceLiner, comme le relève 01net. L’agence de recherche aérospatiale allemande, la Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR), a ravivé en 2015, un projet de vols suborbitaux avec passagers. Le projet avait été présenté pour la première fois il y a 10 ans. L’engin propulsé par des fusées dans l’espace suborbital, baptisé SpaceLiner, devait accueillir 100 personnes contre 50 initialement. Comme le projet de SpaceX, il ne pourra être utilisé que pour des trajets intercontinentaux (des vols qui prennent aujourd’hui entre 20 et 30 heures) et permettra par exemple de relier l’Europe à l’Australie en 90 minutes. Ce projet devrait voir le jour dans les 20 prochaines années.

Suite

  • Mise à jour le 21/10/2017  à 13h00.
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Une planète, noire comme le charbon et brûlante, dans l’œil du télescope Hubble .

WASP-12b est l’une des plus sombres exoplanètes, aussi noire qu’une route fraichement pavée. L’exoplanète, qui fait deux fois la taille de Jupiter, a la propriété unique d’absorber au moins 94% de la lumière visible qu’elle reçoit de son étoile. La planète est si proche de son étoile qu’elle lui montre toujours la même face. Le côté jour reçoit toute la lumière puisqu’il fait toujours face à l’étoile. Un tourbillon de matière de son atmosphère surchauffée est aspiré par l’étoile. Images : NASA, Agence spatiale européenne et G. Bacon (STScI).

Une planète brûlante, noire comme le charbon, dans l’œil du télescope Hubble

Publié le 14 septembre 2017 par turbide pour craq-astro.ca

Le télescope spatial Hubble de la NASA a observé une planète extrasolaire entièrement noire, qui absorbe la lumière plutôt que la réfléchir dans l’espace. Cette caractéristique inédite est attribuable à sa faculté unique d’absorber au moins 94 % de la lumière stellaire visible qui pénètre son atmosphère.

Cette planète originale, nommée WASP-12b, dite de type « Jupiter chaud », gravite très près de son étoile et présente des températures extrêmes.

Son atmosphère est si chaude que pratiquement aucune molécule ne peut survivre sur sa face diurne, où les températures atteignent les 2 500 degrés Celsius. Par conséquent, des nuages qui pourraient réfléchir la lumière vers l’espace ne s’y forment probablement pas: cette dernière atteint plutôt l’atmosphère de la planète, où elle est absorbée par des atomes d’hydrogène, puis transformée en énergie thermique.

« Nous ne pensions pas découvrir une exoplanète aussi sombre », explique Taylor Bell, de l’Université McGill, membre du CRAQ  et de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, au Québec (Canada), et chercheur principal de l’étude réalisée au moyen du télescope Hubble. « La plupart des planètes de type Jupiter chaud reflètent environ 40 % de la lumière stellaire. »

La face nocturne de la planète est bien différente. En fait, WASP-12b présente des faces diurne et nocturne fixes parce qu’elle orbite près de son étoile, au point de s’en trouver « verrouillée » par les forces gravitationnelles. La face nocturne est de quelque 1 100 degrés Celsius moins chaude, ce qui y permet la formation de vapeur d’eau et de nuages. Des observations précédentes faites par le télescope Hubble de la frontière jour/nuit ont révélé la présence de vapeur d’eau et peut-être de nuages et de brume dans l’atmosphère. WASP-12b se trouve à environ 3,2 millions de kilomètres de son étoile, et fait le tour de son étoile en environ un jour terrestre.

« Cette nouvelle découverte d’Hubble prouve encore une fois la grande diversité des planètes de type Jupiter chaud », explique Taylor Bell. « Certaines, comme WASP-12b, affichent des températures de 2 500 degrés Celsius, et d’autres, de 1 200 degrés Celsius. De précédentes observations des Jupiter chaudes ont révélé que les écarts de température entre la face diurne et la face nocturne sont supérieurs pour les planètes plus chaudes du côté jour. Ces recherches portent à croire que même si une plus grande chaleur est absorbée du côté diurne de la planète, les phénomènes atmosphériques, par exemple les vents, ne suffisent pas à la transporter complètement sur la face nocturne. »

Les chercheurs ont établi la capacité d’absorption lumineuse de la planète au moyen du spectrographe imageur du télescope spatial Hubble en ciblant principalement la légère diminution d’intensité lumineuse alors que la planète passait directement derrière l’étoile. Ces variations indiquent aux astronomes la quantité de lumière réfléchie par la planète. Dans le cas qui nous occupe, toutefois, les observations n’ont révélé aucune lumière réfléchie, ce qui veut dire que le côté diurne de la planète absorbe pratiquement toute la lumière stellaire qu’elle reçoit.

Découverte en 2008, WASP-12b gravite autour d’une étoile semblable au Soleil dans la constellation du Cocher, à 1 400 années-lumière de la Terre. Plusieurs télescopes ont étudié cette exoplanète, notamment Hubble, ainsi que le télescope spatial Spitzer et l’Observatoire Chandra X-Ray de la NASA. De précédentes observations réalisées par le spectromètre ultraviolet (Cosmic Origins Spectrograph ou COS) d’Hubble ont révélé que la planète était peut-être en décroissance, un tourbillon de matière de son atmosphère ultra-chauffée étant aspiré par l’étoile.

Plus d’information

L’article “The Very Low Albedo Of Wasp-12b From Spectral Eclipse Observations With Hubble” est publié dans l’édition du 14 septembre de The Astrophysical Journal Letters. En plus de  Taylor Bell (McGill, CRAQ/iREx), l’équipe inclut Nikolay Nikolov (University d’Exeter), Nicolas Cowan (McGill, CRAQ/iREx), Joanna K. Barstow (University College London), Travis S. Barman (Université de l’Arizona), Ian J. M. Crossfield (University de l’Arizona), Neale P. Gibson (Queens University Belfast), Thomas M. Evans (Université d’Exeter), David K. Sing (Université d’Exeter), Heather A. Knutson (California Institute of Technology), Tiffany Kataria (JPL), Joshua D. Lothringer (University de l’Arizona), Björn Benneke (Université de Montréal, CRAQ/iREx) and Joel C. Schwartz (McGill).

Le télescope spatial Hubble est un projet de coopération internationale entre la NASA et l’Agence spatiale européenne. Le Goddard Space Flight Center de la NASA, à Greenbelt, au Maryland, gère le télescope. Le Space Telescope Science Institute (STScI) de Baltimore dirige les activités scientifiques d’Hubble. Le STScI est exploité pour le compte de la NASA par l’Association of Universities for Research in Astronomy, Inc., à Washington, D.C.

Pour obtenir plus de renseignements sur la planète WASP-12b et le télescope Hubble, et pour consulter des images, visitez le site suivant : http://www.nasa.gov/hubble

Contact

Taylor Bell
Institut de recherche sur les exoplanètes, Université McGill
taylor.bell@mail.mcgill.ca

Nicolas Cowan
Institut de recherche sur les exoplanètes, Université McGill
nicolas.cowan@mcgill.ca

Source

Ray Villard
STScI
villard@stsci.edu
410-338-4514

Donna Weaver
STScI
dweaver@stsci.edu
410-338-4493

Traduction

Université McGill

Liens

La voile solaire Ikaros prend son envol:

Le 15 juillet 2010 à 13h27 (presque un an!)

Déployée dans l’espace, Ikaros est épaisse de seulement 0,0075 mm pour une envergure de vingt mètres. La membrane est parsemée de cellules photovoltaïques. Crédit Jaxa

Moins de deux mois après son lancement, le prototype de Voile solaireNouveau type de propulsion spatiale : cette technologie utilise la pression exercée par les photons sur une grande surface réfléchissante pour fournir une poussée.’,\’Agence japonaise d\’exploration spatiale (JAXA) a été créée le 1er octobre 2003 suite à la fusion de trois organismes des secteurs de l\’aérospatiale et de l\’aéronautique : l\’Institut de sciences spatiales et d\’astronautique (ISAS), qui était consacré à la recherche spatiale et planétaire; japonaise s’est déployé et a pris son envol pour un voyage de plusieurs années qui devrait le conduire autour de VénusDeuxième planète à partir du Soleil, Vénus gravite sur une orbite quasi circulaire d\’un rayon moyen de 108 millions de kilomètres. De ce fait, Vénus reçoit un rayonnement solaire presque deux fois plus intense que la Terre, et sa période de révolution sidérale est de 224,7 jours terrestres….’,Vénus et de l’autre côté du SoleilEtoile centrale du système solaire.
Le Soleil est l\’étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d\’environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.
La masse…’,Soleil. Ce succès montre que cette technologie peut passer de la science-fiction à la réalité.

Lancée le 21 mai 2010 en même TempsGrandeur physique continue permettant de situer la succession des événements dans un référentiel donné. L\’Unité S.I. est la seconde.’temps que la sonde Akatsuki à destination de Vénus, cette voile solaire s’est correctement déployée le 10 juin, ce qui n’était pas gagné. Elle a pris son envol il y a quelques jours propulsée par la seule force de la Pression de radiationPression exercée par la lumière.’,pression de radiation de la LumièreRayonnement électromagnétique dont les longueurs d\’onde s\’échelonnent d\’environ 10-6 m (infrarouge) à 10-9 m (ultraviolet). La lumière est représentée par des ondes électromagnétiques ou par des photons, selon la dualité onde-corpuscule. Elle se propage dans le vide à la vitesse c de 3 * 108 m*s-1,…’lumière du Soleil. Elle se situe maintenant à quelque 18 millions de kilomètres de la TerreParmi les huit planètes du Système solaire, la Terre est une des quatre planètes telluriques, solides, de composition (roches silicatées et fer) et de densité moyenne voisines (entre 3,9 pour Mars et 6,1 pour Mercure), la densité moyenne de notre planète étant de 5,52.
Structure du globe…’,’Terre.

Ces deux points durs effacés, la Jaxa (l’agence spatiale japonaise) prépare une deuxième voile solaire qui combinera la poussée des PhotonParticule élémentaire (quantum) de la lumière. Un photon est un boson.
Le nom photon vient du grec et signifie « lumière ». En effet, le photon transmet l\’interaction électromagnétique, la lumière étant un exemple d\’onde électromagnétique.’,photons et la propulsion ionique. Bien plus grande (50 mètres d’envergure contre 20 pour Ikaros), elle sera lancée à la fin de l’année vers Jupiter et au moins un de ses astéroïdes troyens. L’objectif est de démontrer la faisabilité technologique d’utiliser la navigation solaire en complément d’autres sources d’énergie pour propulser une sonde spatiale.

En deux missions audacieuses (rappelons-nous le récent retour sur Terre d’Hayabusa avec, peut-être, des échantillons extraterrestres), l’Agence spatiale japonaise signe autant de performances qui, si elles sont suivies d’effet, pourraient doter le Japon de capacité d’exploration spatiale assez novatrice.

Ovnis au dessus de la lumière polaire enregistrés par le Skylab III de la NASA

Commentaire qui accompagne la  vidéo :

« vidéo faite d’images trouvées sur la page d’entrée du site Web de la NASA . Les photos montrent des groupes / ou  une flotte d’ovnis qui changent  de forme . La NASA a oublié de modifier ces photos, qui pour la première fois  nous montrent vraiment qu’il ya des formes de vie exotiques qui vivent sur ​​le bord de l’espace. Photos à l’origine par Spacelab III. La flotte a été photographiée sur la lumière polaire. »

Author (1967sander @ youtube
UFO fleet.wmv

Navette spatiale Bourane

Navette spatiale Bourane
Navettes spatiales
États-Unis États-Unis

  • Enterprise (test)
  • Pathfinder (maquette)
  • Columbia (détruite en 2003)
  • Challenger (détruite en 1986)
  • Discovery (en service)
  • Atlantis (en service)
  • Endeavour (en service)

Union Soviétique Union Soviétique

  • Projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) Bourane
  • 1.01 Bourane (détruite en 2002)
  • 1.02 Ptichka (inachevée)
  • 2.01 (incomplète)
  • 2.02 (démantelée)
  • 2.03 (démantelée)
  • Baikal (inexistante, canular)

Russie Russie

  • Kliper
  • 

La navette Bourane sur son lanceur Energiya

La navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions, telles que le lancement ou la réparation de satellites artificiels. Le terme correspondant en anglais est space shuttle.) Bourane sur son lanceur ( Lanceur, terme de l’astronautique Lanceur, terme du baseball Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur » Catégorie : Homonymie) Energiya

Le programme de vaisseau spatial réutilisable soviétique Bourane, Buran dans la transcription anglaise, (« ?????? » qui signifie « tempête de neige » en russe) a été lancé en 1976 en réponse au programme américain de navettes spatiales. Les dirigeants soviétiques, qui étaient persuadés que la navette spatiale (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions,…) serait utilisée à des fins militaires (ce en quoi ils n’avaient pas totalement tort puisque sa soute était dimensionnée pour accueillir des satellites (Satellite peut faire référence à 🙂 espions), ont souhaité disposer d’un engin équivalent afin de maintenir l’équilibre des puissances durant la guerre froide. Ce projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) a été le plus important et le plus coûteux de l’histoire de l’exploration spatiale soviétique.

Du fait de similarités dans son aspect extérieur avec les navettes spatiales américaines et de concordances dans les dates de début du programme, certaines personnes pensent que la réalisation du programme Bourane a dû beaucoup à l’espionnage. Cependant il est admis que la ressemblance est seulement externe, pour des raisons aérodynamiques. L’intérieur de la navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions, telles que le lancement ou la réparation de satellites artificiels. Le terme correspondant en anglais est space shuttle.) et son avionique (L’avionique est l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques qui aident au pilotage des aéronefs et des astronefs, à savoir 🙂 sont totalement de facture soviétique.

La navette elle-même a été lancée une seule fois et sans équipage le 15 novembre 1988 à 3 heures (L’heure est une unité de mesure  🙂 GMT. Elle a alors réussi l’exploit de se poser toute seule grâce à son ordinateur de bord, ce qui n’a jamais été tenté, car considéré comme trop risqué, avec les navettes américaines.

La fusée (Fusée peut faire référence à 🙂 Energia qui propulse Bourane (on parle souvent du couple Energia-Bourane) est le lanceur ( Lanceur, terme de l’astronautique Lanceur, terme du baseball Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur » Catégorie : Homonymie) le plus puissant jamais conçu. Malgré une longueur (La longueur d’un objet représente la distance entre deux de ses extrémités, les plus éloignées possibles. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est souvent celle de…) moins importante que la fusée (Fusée peut faire référence à 🙂 Saturn V (Saturn V est le nom de la fusée spatiale qui a été utilisée par la NASA pour les programmes Apollo et Skylab entre 1967 et 1972, en pleine course à l’espace entre Américains et Soviétiques.), sa puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière 🙂 au décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l’état statique – au sol – vers le vol.) est pourtant supérieure à cette dernière.

L’Antonov 225 a servi à transporter Bourane de son site de construction à son site de lancement, tenant le même rôle que le 747 pour les navettes spatiales américaines.

Différences entre Bourane et la navette spatiale (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions,…) américaine

  • Bourane a été conçue dès le départ pour effectuer des vols habités et non-habités avec la possibilité d’atterrir automatiquement comme lors de son premier vol.
  • Bourane n’a pas de propulseurs principaux. La fusée Energia sert de propulseur principal.
  • Il y a 4 propulseurs d’appoint (booster) avec des carburants et comburants liquides (kérosène/oxygène) sur le propulseur Energia au lieu de 2 propulseurs à poudre (La poudre est un état fractionné de la matière. Il s’agit d’un solide présent sous forme de petits morceaux, en général de taille inférieure au dixième de millimètre (100 µm).) sur la navette américaine.
  • La fusée Energia qui sert de propulseur principal à Bourane n’est pas réutilisable alors que les propulseurs principaux (sur l’orbiteur) et les propulseurs d’appoint de la navette américaine le sont.
  • Bourane peut transporter 30 tonnes en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps sous l’effet de la gravitation.) contre 25 pour la navette américaine.
  • Le rapport masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l’inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) envoyée/masse retournée est de 6,5 pour Bourane contre 5,5 pour la navette américaine.
  • Bourane peut revenir sur Terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.) avec une charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un…) de 20 tonnes contre 15 pour la navette américaine.
  • Le modèle de la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent abusivement confondu avec sa mesure – l’aire ou la superficie.) externe de protection thermique (La protection thermique, dans le domaine de l’astronautique, est l’ensemble des dispositifs utilisés pour éviter qu’un corps soit soumis à des variations excessives de températures. La protection thermique peut être active ou passive.) est optimal et les séparations longitudinales des tuiles de protection sont orthogonales à la ligne d’écoulement de l’air ne présentant pas d’angles aigus.
  • Contrairement aux navettes américaines, qui sont de simples planeurs, Bourane dispose d’un réacteur (Un réacteur peut désigner 🙂 utilisable lors du retour sur terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.).
  • 

Développement de Bourane

Le développement du programme Bourane commence au début des années 1970 en réponse au programme de la navette spatiale états-unienne. Bien que les ingénieurs préféraient un véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d’un point à un autre, sur des distances variables.) plus petit et plus léger avec un corps portant (Le corps portant est une conception particulière des aéronefs où l’effet de portance n’est plus produit par les ailes de l’appareil, mais par le…), les militaires ont fait pression (La pression est la force exercée sur une surface donnée.) pour avoir un engin de la même taille que les Américains afin de maintenir la parité stratégique entre les deux grandes puissances.

La construction de la navette a débuté en 1980 et en 1984 le premier modèle est sorti des usines. En 1983 eu lieu le test suborbital d’un modèle réduit. Mais comme le projet prenait du retard, cinq autres vols de modèles réduits eurent lieu. Vingt-quatre vols d’essais ont eu lieu avec le premier modèle complet avant que la navette soit déclarée apte au service.

Le premier vol

Le seul et unique vol orbital (en mode automatique) a eu lieu le 15 novembre 1988 à 03h00 UTC dans des conditions météo défavorables. L’orbiteur a été lancé en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps sous l’effet de la gravitation.) par une fusée Energia. Le système de support de vie n’était pas installé et il n’y avait aucun logiciel (Un logiciel ou une application est un ensemble de programmes, qui permet à un ordinateur ou à un système informatique d’assurer une tâche ou une fonction en particulier (exemple : logiciel de gestion de la relation client, logiciel de production, logiciel de comptabilité,…) d’interface homme-machine.

La navette a fait deux fois le tour de la Terre avant de revenir et d’effectuer un impressionnant atterrissage (L’atterrissage désigne, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme. Le terme recouvre cependant des notions différentes suivant qu’il est employé…) en mode automatique (L’automatique fait partie des sciences de l’ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l’analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques….) sur l’aérodrome de Baïkonour. Elle a aussi démontré la possibilité d’utiliser une navette pour des missions non habitées.

Une partie de la mission a été retransmise à la télévision (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le clarifiant. L’utilisateur qui…), mais pas le décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l’état statique – au sol – vers le vol.), ce qui a provoqué des spéculations sur une possible supercherie. Finalement la vidéo (La vidéo regroupe l’ensemble des techniques, technologie, permettant l’enregistrement ainsi que la restitution d’images animées, accompagnées ou non de son, sur un support adapté à l’électronique et non de type photochimique. Le mot vidéo vient du latin video qui signifie « je vois ». C’est l’apocope de vidéophonie ou…) du lancement a été rendue publique La vidéo, attestant de la réalité du lancement (et des conditions météos calamiteuses).

Après quoi…

Le projet a été abandonné après son premier vol faute d’argent et du fait de la situation politique en URSS. Les deux autres navettes qui devaient être livrées en 1990 et 1992 n’ont jamais été achevées. Le projet a officiellement pris fin en 1993.

Ce programme a tiré vers le haut la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche…) en URSS, mais a aussi exalté la fierté nationale soviétique. Bourane devait servir de lien avec la station Mir qui a été lancée en 1986 et qui est restée en service jusqu’en 2001. Cependant quand Mir a finalement reçu la visite d’une navette spatiale, le visiteur était américain et non soviétique.

Le module d’arrimage Mir-Bourane qui devait être utilisé pour les rendez-vous spatiaux a finalement été modifié pour servir à la connexion avec la navette américaine.

Que sont devenues les navettes ?

Les deux navettes assemblées 1.01 (bourane) et 1.02 (ptichka) et tout le reste du projet sont désormais la propriété de la république du Kazakhstan. Le 12 mai 2002, le toit du hangar abritant la navette 1.01 (la seule ayant fait un vol orbital) et le lanceur Energia sur lequel elle était montée s’est effondré suite à un mauvais entretien. L’accident a totalement détruit l’engin et tué 8 ouvriers.

Bourane 2.01 et 2.02 (cette deuxième série avait un poste de pilotage modifié) n’ont jamais quitté leur usine de Touchino où elles sont dans un piètre état. Des morceaux de ces véhicules ont été vendus sur Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. Ses utilisateurs sont désignés par le néologisme « internaute ». Techniquement, Internet se définit comme le réseau public mondial utilisant le protocole de communication IP (Internet Protocol).).

L’orbiteur 2.03 partiellement assemblé a finalement été démantelé quand le programme a pris fin et n’existe plus aujourd’hui.

En plus des cinq engins de « production » il y avait huit véhicules de test utilisés pour les essais statiques, atmosphériques, d’intégration et l’entrainement des équipages. Ces engins avaient les numéros de série suivants :

  • OK-ML (plus tard OK-ML-1) – tests Statiques actuellement à Baïkonour
  • OK-GLI – Tests atmosphériques, équivalent de l’ orbiteur (Dans le domaine de l’astronautique, un orbiteur est un vaisseau satellisé autour d’une planète. Plus précisément, il est utilisé pour désigner 🙂 americain Enterprise
  • OK-KS – Tests d’intégration des systèmes, actuellement à l’usine Energiya
  • OK-MT – Maquette d’ingénierie actuellement à Baïkonour
  • OK-??? – Tests statiques ???
  • OK-TVI – Tests de résistances aux conditions spatiales ???
  • OK-??? – Tests statiques ???
  • OK-TVA – Tests statiques actuellement au parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il se distingue du Jardin public par…) Gorki à Moscou ()

Le véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d’un point à un autre, sur des distances variables.) OK-GLI a été équipé de quatre réacteurs avec un réservoir de carburants occupant un quart de la baie cargo de la navette. Ainsi Bourane pouvait décoller par ses propres moyens contrairement au véhicule américain de test « Enterprise » qui est largué depuis un avion (Un avion, selon la définition officielle de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l’air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d’un engin…) porteur.

Après l’annulation du programme, le véhicule OK-GLI a été stocké dans la base aérienne (Une base aérienne est une base militaire d’une armée de l’air. Il s’agit généralement d’un aéroport militaire disposant de pistes, d’un tarmac, d’un centre de contrôle du trafic aérien, des infrastructures nécessaire à l’entrepôt et à l’entretien des avions…) Joukovski près de Moscou () et acheté par une entreprise australienne « Buran Space corporation ». Il a été transporté à Sydney en Australie via Gothenberg en Suède. Arrivée le 9 février 2000 la navette a été exposée comme attraction touristique pendant quelques années sur Darling Harbour. Les visiteurs pouvaient marcher dans le véhicule et une tournée des villes australiennes et d’Asie était planifiée. Suite à la faillite du propriétaire, le véhicule a été abandonné à l’air libre où il a subi de nombreuses dégradations. La navette OK-GLI a été retrouvée en septembre 2004 à Bahreïn par une équipe allemande et a été achetée par le Sinsheim Auto & Technik Museum.

Cette définition provient de l’encyclopédie libre Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0, elle est reprise sur techno-science.net à but informatif. Vous pouvez soumettre une modification ou un complément à cette définition sur la page correspondante de Wikipédia. La liste complète des auteurs de cet article est disponible sur cette page.
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