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étoile variable « format pdf »

Source: etoilesvariables.fr/public/evar.pdf

par: R Scuflaire diplômé d’études en astrophysique et géophysique de: institut  en astrophysique et géophysique de  université liège.( document:1999-2000)

 

http://etoilesvariables.fr/public/evar.pdf

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La Lune par Astrofiles

Source article:http://www.astrofiles.net/astronomie-la-lune-46.html

 

Depuis des milliards d’années, la Lune est la fidèle compagne de notre berceau, la Terre. Depuis toujours, sa présence est pour nous un réconfort. Elle a permis à beaucoup d’hommes de se repérer la nuit. C’est un astre si proche de nous que 12 hommes y on déjà posé le pied! La Nasa envisage même d’y installer une station permanente.

Sans la Lune, il est probable que la vie telle que nous la connaissons n’ait jamais pu voir le jour sur Terre. Malgré le fait que la Lune ne soit que notre satellite naturel, son influence sur notre planète est immense.
C’est elle qui organise le va-et-vient incessant des marées, grâce à sa force gravitationnelle. C’est sa force qui maintient la Terre sur son axe légèrement penché, permettant l’existence des saisons. Sans la Lune, notre Terre serait un monde déchainé par les vents violents et les cataclysmes, et seule une forme de vie primitive serait capable de résister à un tel climat.
Au fil des milliards d’années, la force gravitationnelle de la Lune a ralenti la vitesse de rotation de la Terre qui à l’origine était de 6 heures, et qui aujourd’hui est de 24 heures. Et ce ralentissement de la rotation terrestre n’est pas terminé: dans quelques milliards d’années, la durée d’un jour terrestre sera multipliée par cinquante.
Mais d’où vient ce phénomène? En réalité, la force qu’exerce la Lune sur les océans provoque des renflements de part et d’autre de la Terre, qui ont pour conséquence de ralentir sa rotation. C’est donc le mouvement incessant des marées qui réduisent la vitesse de rotation de la Terre.

De plus, ce ralentissement de la rotation terrestre provoque un autre phénomène: l’éloignement de la lune par rapport à la terre, et c’est ce qui explique que les jours sont plus longs aujourd’hui qu’il y a plusieurs milliards d’années, et que dans quelques milliards d’années une journée durera beaucoup plus que 24 heures…

Il faut 27 jours à la Lune pour parcourir son orbite, c’est à dire sa rotation autour de la terre. Elle a une face constamment éclairée. Depuis la Terre, la surface éclairée de la lune grandit chaque jour: c’est pour cela qu’on voit des croissants de lune.

Formation de la lune

 

On pense que la Lune s’est formée suite à l’impact d’un astéroïde gros comme la moitié de la Terre. Un anneau de débris s’est alors mis en orbite autour de la Terre, et la Lune se serait formée à partir du morceau de Terre éjecté suite à l’impact et des débris alentours.
4,5 Milliards d’années plus tard, la Lune porte toujours les cicatrices de cet impact gigantesque. On peut en effet y observer un nombre incalculable de cratères, ainsi que de très larges taches sombres, que l’on appelle des mers.

Les cratères de la lune

Mais d’où viennent ces mers ?

Les premiers observateurs de la Lune ont nommé ces grandes taches sombres des « mers« , car ils pensaient qu’il s’agissait d’océans d’eau comme sur Terre. Ces observateurs du 17ème siècle ont donné à ces « mers » des noms calqués sur certains phénomènes terrestres attribués à la Lune: Mer des Crises, Mer de la Tranquillité, Mer de la Sérénité, Mer des tempêtes, etc.

Ces mers ont été formées à une époque ou l’intérieur de la Lune était liquide (lave en fusion). Lorsque de gros météorites la percutaient, des trous gigantesques se formaient, et des couches de lave jaillissant de l’intérieur venaient les inonder pour ensuite se solidifier en une mer de basalte.

On pense que les innombrables bombardements de météorites ont cessé il y a environ trois milliards d’années, et lorsqu’on regarde la Lune aujourd’hui, on regarde un vestige du passé: tous les impacts sont restés intacts, car aucun vent, ni aucune atmosphère n’étant présente sur la Lune, il ne peut y avoir la moindre érosion.

Caractéristiques de la Lune

 

La lune est un endroit désolé, vide et stérile, sans air, ni eau, ni végétation. Le jour, la température peut grimper jusqu’a 120°C, et la nuit elle retombe jusqu’à -163°C. Le changement de température est très brutal.
La gravité présente sur la Lune correspond à 1/6éme de celle de la Terre. Cela signifie qu’un homme de 80 Kg sur Terre ne pèsera plus que 13 Kg sur la Lune. C’est à cause de cette faible gravité que l’on a pu voir les hommes qui ont foulé le sol de la Lune faire des bonds de géants!
La Lune n’a aucune atmosphère. Cela signifie que si vous allez sur la Lune, vous aurez beau crier, personne ne vous entendra, car il n’y a pas d’air pour transporter le son. Le seul moyen de communiquer se ferait à l’aide de radios. L’absence d’atmosphère sur la Lune est aussi la raison pour laquelle le ciel est toujours noir, car le spectre de lumière du soleil sur Terre est divisé par les molécules d’air, ce qui nous donne un ciel bleu.

Vivre sur la Lune est impossible sans combinaison adaptée. La combinaison spatiale protège des températures extrêmes, des radiations solaires et de l’absence d’oxygène.

Sur Terre, il y a souvent des pluies de météorites. Lorsque ces météorites traversent notre atmosphère, elles brûlent pour donner ce que l’on appelle couramment des étoiles filantes. Ces météorites tombent également sur la Lune à toute vitesse. Mais comme il n’y a aucune atmosphère, ces météorites viennent directement s’écraser sur le sol lunaire. C’est très dangereux pour les astronautes.
Toutes proportions gardées, la Lune est un satellite gigantesque par rapport aux autres satellites du système solaire. La plupart des autres satellites sont beaucoup plus petits que la planète autour de laquelle ils orbitent. Or la Lune n’est que quatre fois plus petite que la Terre, ce qui en fait un objet céleste exceptionnel.
La taille de la Lune est si grosse par rapport à notre planète que certains scientifiques ont émis l’idée que le couple Terre-Lune formait presque une planète double, dans un système binaire. Si l’on observait au télescope la Terre et la Lune depuis une autre planète, on verrait deux sphères presque identiques, tandis que lorsque l’on observe Jupiter, on voit à quel point ses satellites sont petits en comparaison.
La surface de la lune est composée en grande partie d’une fine poussière de basalte qui s’est avérée assez problématique lorsque les astronautes sont allés sur la Lune. Cette fine poudre collait à leurs équipements et s’introduisait dans leurs combinaisons.
Comment se fait-il qu’il y ait des montagnes de plusieurs milliers de mètres sur la Lune, alors qu’il n’y existe aucune plaque tectonique ? Ces montagnes se sont formées suite à de gigantesques impacts de météorites qui ont expulsés la matière lunaire vers l’extérieur.

Apocalypse

La lune tourne-t-elle sur elle-même ?

 

La lune tourne sur elle-même, une fois tous les 27 jours. Un jour lunaire correspond donc à 27 jours sur terre. La Lune tourne sur elle-même à la même vitesse qu’elle fait un tour de terre: c’est pour cette raison qu’on en voit toujours la même face et que l’on parle de la face cachée de la Lune.
La technologie nous permet aujourd’hui de voir et d’étudier la Lune comme jamais auparavant. Mais bien avant que l’on dispose de ces moyens sophistiqués, l’observation de la Lune a toujours été d’une importance capitale pour les habitants de la planète Terre.
Depuis 1500 ans, la Lune est considérée comme une source de lumière, comme un guide pour la navigation et comme un calendrier naturel. Avant l’invention des dispositifs de mesure actuels, il n’était pas simple de mesurer le temps: soit on utilisait le Soleil, soit la Lune. Autrefois, pour pouvoir déterminer une date en utilisant un calendrier solaire (comme nous le faisons aujourd’hui avec 365 jours par an), il fallait consigner chaque journée, ce qui est une tâche très difficile à accomplir.
Il est plus simple d’utiliser un calendrier lunaire, car on remarque aisément les différentes phases lunaire: pleine Lune (Lune entièrement visible), nouvelle Lune (Lune invisible). Comme il y a dans un cycle lunaire 28 à 29 jours, c’est beaucoup plus facile à compter, ce qui explique pourquoi la plupart des civilisations ont d’abord utilisé des calendriers lunaires pour mesurer le temps…
Autrefois, les observateurs ont remarqué que la Lune avait une influence physique sur la Terre. C’est elle qui orchestre le mouvement des marées. Les marées sont effectivement provoquées par l’attraction gravitationnelle de la Lune, qui attire l’eau de la Terre vers elle, ce qui crée un léger renflement dans sa direction. Mais il existe systématiquement un deuxième renflement dans la direction opposée à la Lune.
Chaque jour, il y a donc deux marées hautes. Cette deuxième marée est provoquée par la force centrifuge de la Terre: comme la Terre et la Lune sont en rotation, la force qui les anime pousse l’eau qui se trouve de l’autre côté à aller vers l’extérieur.

La Lune

Pour certaines espèces animales, le flux et le reflux incessant de l’océan provoque une érosion forte des roches, ce qui leur crée des abris très utiles.
La force de gravitation qu’exerce la Lune sur la Terre est ce qui permet à toute vie terrestre d’exister! En effet, cette force permet de stabiliser le climat terrestre en maintenant l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre. C’est cette inclinaison qui nous permet à tous de vivre au rythme des saisons. Sans cette inclinaison, la Terre ne connaitrait pas de saison, et nous ne serions probablement pas ici pour en parler…
Si la Lune n’existait pas, ou si elle était trop petite, l’inclinaison du pôle Nord serait totalement différente, ce qui aurait pour effet de modifier de façon complètement anarchique l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre. Il en résulterait alors une totale dérégulation du climat, et vivre sur une telle planète serait un enfer!

Origine de la Lune

 

Au fil du temps, la présence imposante de notre astre dans le ciel à poussé les hommes à s’interroger sur son origine. Il y a plus de 2000 ans, certaines théories grecques expliquaient qu’un morceau de la Terre s’en serait détaché pour former la Lune. Mais à l’époque, la Lune était un objet plutôt vu comme une boule de feu, ou encore un Dieu.
La question sur l’origine de la Lune a longtemps été source d’intrigue. Au 17ème siècle, l’astronome italien Galilée pointe sa lunette astronomique en direction de la Lune. Il y découvre le sol d’un autre monde. Observer la Lune dans un télescope est très différent de ce que l’on voit à l’œil nu.
La Lune au télescope nous permet de nous rendre compte de la réalité de cet objet: une gigantesque boule criblée de cratères, alors que durant des millénaires, c’était quelque chose de très mystérieux. Galilée à dessiné en détail ses observations de la Lune, et a établi qu’elle n’était ni un Dieu, ni une boule de feu.

Théorie de la Co-accrétion

En 1873, la première théorie sur l’origine de la Lune, basée sur des preuves scientifiques, est dévoilée. Elle a été imaginée par l’astronome français Edouard Roche, qui explique que la Terre et la Lune se sont formées en même temps, à partir des mêmes matériaux: c’est la théorie de la Co-accrétion.
Edouard Roche décrivait le couple Terre-Lune comme un mini système solaire. Il pensait que la Terre était une boule de gaz qui, en refroidissant se serait contractée en rependant un cercle de gaz tout autour d’elle pour former la Lune.
Cependant, il y a un problème avec cette théorie: la Lune contient bien moins de fer que la Terre, ce qui ne devrait pas être le cas si ces deux astres étaient issus des mêmes matériaux. Contrairement à la Lune, la Terre contient un noyau de fer. La Lune ressemble plus à un bloc de roche. Si la Lune était formée avec le même matériau que la Terre, elle devrait contenir la même quantité de fer ; c’est le seul point qu’Edouard Roche ne peut expliquer avec sa théorie.

Théorie de la fission

Une autre idée assez proche de la théorie de la Co-accrétion voit le jour en 1878: la théorie de la fission par George Darwin (fils de Charles Darwin).
George Darwin a marqué la communauté scientifique pour ses recherches sur le phénomène des marées. Il a déterminé, en analysant le mouvement des marées, que la Lune s’éloignait progressivement de la Terre.
Cette théorie sur l’éloignement de la Lune sera prouvée un siècle plus tard lorsque les premiers hommes y poseront le pied. Ils ont installé de petits miroirs sur le sol lunaire, puis un faisceau laser a été envoyé depuis la Terre pour se refléter dans ces miroirs. La distance exacte entre la Terre et la Lune a ainsi pu être calculée. Et on a remarqué que cette distance augmente d’un peu plus de trois centimètres par an !
Darwin a réfléchi à ce qui se passerait si l’on inversait le processus, en faisant tourner la Lune et la Terre en sens inverse. Il a conclu mathématiquement que la Lune et la Terre étaient incroyablement proches à une époque très lointaine. Leur vitesse de rotation était beaucoup plus rapide qu’aujourd’hui. Mais ses calculs mathématiques n’ont pas permis de démontrer que les deux astres ont été en contact. Ses calculs se sont arrêtés à une époque ou la Lune se trouvait à environ 8000 km de la Terre (contre 380 000 aujourd’hui).
Durant des années, les scientifiques ont étudié et débattu sur l’hypothèse de la fission. Ils ont fini par conclure que la fission ne pouvait pas engendrer le mouvement relatif entre la Terre et la Lune.

Théorie de la capture

En 1910, Thomas Jefferson Jackson See, doctorant en astronomie, étudie les théories sur l’origine de la Lune, mais n’est pas convaincu. Il va élaborer sa propre théorie, radicalement différente, dénommée « théorie de la capture ».
Cette théorie affirme que la Lune s’est formée très loin de la Terre, aux confins du système solaire, orbitant autour du soleil comme les autres planètes. Elle serait passée trop près de la Terre et aurait été capturée par la gravitation terrestre.
Cette théorie permet d’expliquer pourquoi la Terre et la Lune n’ont pas la même quantité de fer: en effet, si la Lune s’est formée ailleurs, sa composition peut être bien différente de la Terre. Cependant, il est très peu probable que la force gravitationnelle de la Terre puisse capturer un objet aussi énorme que la Lune.
Ces trois théories contiennent toutes des incohérences, et aucune ne prouve réellement comment la lune s’est formée.

Théorie de l’impact géant

C’est la théorie actuellement retenue par le monde scientifique, car c’est celle qui compte le moins d’incohérences. Elle a été avancée par William Hartmann, astronome de renom, et peintre spécialisé dans les représentations de l’espace.
Cette théorie voit le jour en 1974. Elle explique qu’il y a 4 milliards d’années, la Terre est entrée en collision avec une planète d’à peu près la taille de Mars.

Ce choc absolument gigantesque a entraîné la rotation de la Terre. La collision a été tellement forte qu’une grande partie de matière a été projetée en orbite autour de la Terre, et se serait par la suite amalgamée pour former la Lune.Il semblerait qu’avant la collision, la Terre était partiellement en fusion. En percutant la Terre, l’autre planète se serait complètement désagrégée en formant un grand jet de matière autour de la Terre. Le processus de formation de la Lune aurait mis moins d’un an après la collision à s’achever.

Impact entre la Lune et la Terre

Cette théorie a été avancée lorsque des hommes sont allés sur la lune entre 1969 et 1972 et ont rapporté sur Terre des échantillons de roche lunaire. Cette roche ressemble beaucoup au sol terrestre, mais contient beaucoup moins de fer. C’est cette particularité qui montre que la Lune est née d’une collision.

Scénario d’apparition de la Lune

 

Il y a 4,5 milliards d’années, la Lune n’existe pas encore et le jeune système solaire compte à peu près deux fois plus de planètes qu’aujourd’hui. Beaucoup d’entre elles seront détruites suite à des collisions mutuelles.
Mais il en existe une, que l’on appelle Théia (ou Orphée) et dont la taille est deux fois plus petite que la Terre, qui s’approche dangereusement de la toute jeune Terre. La collision entre ces deux mondes déploie une énergie inconcevable.
Si un humain avait pu observer la course de Théia depuis la Terre, il aurait d’abord vu un objet de la taille d’une étoile grossissant de plus en plus. Juste avant l’impact, le ciel est entièrement caché par cet objet monstrueux. Lors de l’impact, notre humain n’existe plus, et il ne reste plus qu’une lumière blanche gigantesque.
On considère que le diamètre de Théia était d’à peu près 6500 Km (taille de la planète Mars). A titre de comparaison, sachez que l’astéroïde responsable de la disparition des dinosaures ne mesurait que 10 Km de diamètre !
La vitesse de déplacement de Théia est de 40 000 Km à l’heure. Juste avant l’impact, la force de gravité des deux planètes arrachent littéralement leurs manteaux respectifs.
Lorsque les deux astres entrent en collision, l’énergie dégagée correspond à plusieurs milliards de bombes nucléaires. Une quantité phénoménale de roche est projetée dans l’espace. Cette matière éjectée forme alors autour de la Terre un anneau de poussière et de roche, un peu comme on peut le voir sur la planète Saturne. Le processus d’accrétion s’engage : des morceaux de matière se mélangent pour former des blocs de roche de plus en plus massifs.
Tous ces débris qui s’agglomèrent forment une boule de roche de plus en plus massive dont la gravité augmente au fur et à mesure qu’elle grossit, entrainant une réaction en chaîne : petit à petit, la majorité des morceaux de roche viennent se coller à cette boule gigantesque  et finissent par former notre Lune.
Lorsque la Lune s’est formée, elle se situait aux alentours de 150 000 Km de la Terre. Mais la violence du choc l’a depuis entrainée de plus en plus loin de la Terre : elle se situe aujourd’hui à plus de 384 000 km de nous.

Un monde sans Lune

Que se passerait-il si nous n’avions pas de Lune ?
C’est lors des premières centaines d’années de son apparition que la Lune a eu des conséquences primordiales pour la Terre. La collision entre Théia et la Terre à été d’une telle puissance qu’elle à fait perdre l’équilibre à la Terre, dont l’axe s’est alors incliné d’un peu plus de 23 degrés par rapport au plan orbital. Grâce à cette inclinaison, nous bénéficions du phénomène des saisons, un phénomène majeur à l’existence de la vie.
Si l’axe de rotation de la Terre était resté vertical comme sur Mercure, les saisons n’existeraient pas. Tous nos continents alterneraient inévitablement entre 12 heures de nuit et 12 heures de soleil par jour.
L’équateur serait condamné à rester sous une chaleur et un soleil éternels. Quant aux deux pôles terrestres, ils seraient à jamais plongés dans une nuit glaciale.
La Lune permet un maintient fondamental de la Terre sur son axe. Sans la Lune, la Terre aurait une obliquité chaotique (oscillation perpétuelle de l’axe) : elle serait condamnée à changer d’axe en permanence, comme sur Vénus. En outre, Cette obliquité chaotique provoquerait en permanence de fortes perturbations climatiques.

Cyclone sur Terre

Sans notre stabilisateur naturel qu’est la Lune, notre météo serait complètement déchaînée et la distribution de la lumière du soleil serait radicalement différente de ce que nous connaissons aujourd’hui. L’antarctique serait un désert vide, alors que les tropiques seraient recouverts de glace. Des vents d’une vitesse inouïe et des cyclones gigantesques balaieraient en permanence les quatre coins du globe. Dans un monde aussi dévasté, la vie n’aurait pas sa place.

Les cratères de la Lune

Les cratères innombrables que l’on peut observer sur la surface de la Lune témoignent d’un passé extrêmement violent. Il en existe plus de 300 000. Leurs diamètres peuvent se situer entre 800 mètres et plus de 800 km. Ces cratères sont dus à l’impact de centaines de milliers de météorites.
La plupart de ces cratères ont tous été formés à une période ou l’activité météoritique du système solaire était très importante. Il y a environ quatre milliards d’années, les planètes Jupiter et Saturne sont parfaitement alignées. Cet alignement exceptionnel crée un effet lance-pierre qui conduit une nuée impressionnante d’astéroïdes tout droit vers la Terre.
Pendant plusieurs millions d’années, des astéroïdes vont constamment bombarder l’ensemble du système solaire. La Terre ne sera pas épargnée par ce bombardement : en effet, elle en a subit autant que la Lune.
Pourquoi ne voit-on pas les mêmes traces d’impacts que sur la Lune ?
Tout simplement parce que la Terre possède une atmosphère et qu’il y règne des conditions climatiques qui créent l’érosion de sa surface au fil des millions d’années.
Même si dans un lointain passé la Terre a été criblée d’impacts de météorites, la plupart de ces traces se sont peu à peu effacées avec le temps, ce qui n’est pas le cas de la Lune.
Sans atmosphère et sans le moindre vent, la Lune conserve toutes ses cicatrices du passé. Si l’on retourne sur la Lune, on pourra sans problème observer les traces de pas intactes des premiers hommes qui ont foulé son sol entre 1969 et 1972 !
Suite à ce cataclysme lunaire, 80% de la surface lunaire a été détruite. Des mers de lave ont été créées avec du basalte en fusion. Elles ont mis plusieurs millions d’années pour refroidir et donner ce que l’on voit aujourd’hui sur la surface de la Lune : les mers (mer des pluies, mer de la tranquillité, etc.)
Durant le cataclysme lunaire, certaines collisions sont tellement fortes qu’elles projettent dans l’espace des roches lunaires qui iront s’écraser sur Terre. Cette hypothèse a été vérifiée car on a trouvé sur Terre une certaine quantité d’échantillons faits de la même matière que la Lune, qui attestent l’existence du cataclysme lunaire. Ces échantillons de roche sont plus anciens que n’importe quelle autre roche terrestre.

Cataclysme lunaire

Il semble probable que certains astéroïdes qui se sont écrasés sur Terre aient été assez violents pour pouvoir projeter dans l’espace une certaine quantité de roche terrestre qui aurait ensuite été attirée vers la Lune. Si tel est le cas, on pourrait retrouver sur la Lune des échantillons de cette roche terrestre. Contrairement à ce qui se passe sur Terre avec l’érosion, cette matière terrestre serait préservée sur la Lune. Et une telle trouvaille nous permettrait peut-être d’élucider le mystère de nos origines !

La naissance des marées sur Terre

La Lune, avec le mouvement des marées qui est de son fait, a largement participé à l’apparition de la vie sur Terre. Il y a trois milliards d’années, l’orbite de la Lune est à plus de 300 000 kilomètres de la Terre. Même si elle a un effet gravitationnel moins puissant qu’auparavant, elle exerce néanmoins un pouvoir énorme sur la terre.
Désormais toute la surface du globe terrestre est recouvert d’eau, et la Lune y met une très forte agitation, c’est le mouvement des marées. Vu que la Lune est encore assez proche de la Terre, elle crée des marées qui atteignent plusieurs centaines de mètres de haut.
En réalité, à cette époque, la force des marées était mille fois plus importante qu’aujourd’hui. Elles pouvaient déferler sur les terres à une hauteur de 3000 mètres, aussi haut qu’une montagne !
Lors du ressac, des débris de la terre étaient englouti dans les profondeurs océaniques. Ce mélange contenait des substances nutritives ainsi que des minéraux. Ce cocktail créera ce que l’on nomme aujourd’hui « la soupe primordiale », la base de toute vie.
Beaucoup de scientifiques pensent que la vie aurait pu ne jamais apparaître s’il n’y avait pas eu cette soupe primordiale provoquée par la force gravitationnelle de la Lune.

Vagues & marées

Le mouvement des marées engendré par la Lune a également permis au climat terrestre de se calmer grâce au ralentissement de la rotation de la Terre. C’est également un facteur clé à l’apparition de la vie sur notre planète.

Les phases lunaires

La Lunaison (ou période synodique) correspond aux 29,5 jours que la Lune met pour accomplir une révolution complète. Lors de ce cycle, on a l’impression que la Lune change d’apparence.
  • Lorsque la Lune est placée entre le soleil et la Terre, on ne la voit plus, il s’agit de la nouvelle lune.
  • Lorsqu’elle se déplace sur son orbite, on commence à en voir une partie qui s’illumine progressivement. C’est le croissant de Lune.
  • Alors qu’elle continue sur son orbite, on finit par voir toute une moitié éclairée. Il s’agit du premier quartier.
  • Lorsque la Lune se situe à l’opposé du soleil par rapport à nous, il s’agit de la pleine Lune. Toute sa face est visible, car éclairée par le soleil.
  • La Lune continue alors sa révolution orbitale et recommence à s’assombrir progressivement, jusqu’à ce qu’elle soit invisible de moitié, c’est le dernier quartier.

Les phases lunaires

L’avenir de la Lune

Dans le ciel, le Soleil et la Lune semblent avoir exactement la même taille. C’est la distance de ces deux objets par rapport à la Terre qui nous donnent cette illusion. Et c’est grâce à cette illusion qu’à notre époque il est possible d’observer les plus belles éclipses de Soleil.
Mais qu’en sera-t-il dans le futur, dans plusieurs millions, voire milliards d’années ? La Lune s’éloignant progressivement de la Terre, il arrivera forcément un moment dans l’avenir ou les éclipses n’existeront plus.
Dans deux milliards d’années, la Lune se sera tellement éloignée de la Terre qu’elle ne sera plus en mesure de la maintenir sur son axe. L’axe de la Terre se mettra alors à osciller dans tous les sens, provoquant une instabilité climatique sans précédent. A ce moment-là, la vie sur Terre sera menacée comme jamais.
Dans 5,5 milliards d’années, le Soleil atteindra la fin de son existence. Il grossira de plus en plus, et finira par avaler la Terre, ainsi que la Lune…

Pulsar

Un pulsar est le nom donné à l’objet astrophysique produisant un signal périodique, de fréquences allant de l’ordre de la milliseconde à quelques dizaines de secondes. Il est considéré comme étant une étoile à neutrons, tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde, voire beaucoup moins pour les pulsars milliseconde) et émettant un fort rayonnement électromagnétique dans la direction de son axe magnétique.

Image composite visible/rayon X du pulsar du Crabe, né de la supernova historique SN 1054, montrant le gaz environnant la nébuleuse agité par le champ magnétique et le rayonnement du pulsar. Image NASA.

Le nom de pulsar vient de ce que lors de leur découverte, ces objets ont dans un premier temps été interprétés comme étant des étoiles variables sujettes à des pulsations très rapides. Pulsar est l’abréviation de « pulsating radio source » (source radio pulsante). Cette hypothèse s’est rapidement révélée incorrecte, mais le nom est resté.

La suite:
Pulsar
Le Fermi Gamma-ray Space Telescope (FGST) de la Nasa (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l’agence…) vient de découvrir pour la première fois un pulsar (Un pulsar, dont le nom provient de l’abréviation de pulsating radio source (source radio pulsante), est le nom donné à une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde, voire beaucoup moins pour les pulsars milliseconde), et émettant un fort rayonnement électromagnétique dans la direction de son axe…) grâce à l’observation de son clignotement en rayons gamma. Environ trois fois par seconde ( Seconde est le féminin de l’adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s’ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d’arc est une mesure d’angle plan. La seconde d’ascension droite est une…), cette étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l’étoile la plus proche de la Terre.) à neutrons âgée de 10 000 ans envoie un faisceau de rayons gamma en direction de la Terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.). Cinq équipes françaises de l’IN2P3/CNRS, du CEA/Irfu et de l’Insu/CNRS ont participé à l’analyse et l’interprétation de ces résultats, publiés dans la revue Science Express du 16 octobre 2008.


Des nuages de particules chargées se déplacent le long des lignes de champ magnétiques
du pulsar (en bleu) et créent un faisceau de rayons gamma (en violet)
à la manière d’un phare de marine

Un pulsar est une étoile à neutrons en rotation rapide, correspondant au coeur effondré d’une étoile massive (Le mot massif peut être employé comme 🙂 ayant explosé en supernova en fin de vie. Les astronomes ont recensé aujourd’hui presque 1 800 pulsars dans la Voie Lactée ( Anciennement, la Voie lactée ne désignait que la bande blanchâtre traversant le ciel nocturne. Il existe plusieurs interprétations mythologiques de la Voie lactée. Avec les progrès de l’astronomie, on s’est rendu compte que la Voie lactée est constituée des milliards d’étoiles qui composent le disque de notre Galaxie vu par la tranche. On appelle aussi notre Galaxie la Voie lactée ou…). La plupart ont été trouvés grâce à leurs signaux radio, une poignée d’entre eux seulement grâce à leurs très faibles « bips » en lumière visible (La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l’œil humain.) et en rayons X.

Ce nouveau pulsar, découvert par le satellite Fermi (voir notre news), réside à l’intérieur d’un vestige de supernova connu sous le nom de CTA1, situé à environ 4 600 années-lumière dans la constellation de Céphée. La puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière 🙂 et la sensibilité du télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un instrument optique qui permet d’augmenter la taille apparente des objets observés et surtout leur luminosité. Son…) LAT (« Large Area Telescope », instrument principal de Fermi) ont permis de découvrir cet objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale. Il est défini par les relations externes qu’il entretient avec son environnement, et il peut évoluer…) en observant uniquement son rayonnement (Le rayonnement est un transfert d’énergie sous forme d’ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par exemple : radioactivité…) gamma. Le faisceau radio, bien qu’émis, manque probablement la Terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.). Ce pulsar émet 1 000 fois plus d’énergie que le Soleil ((pourcentage en masse)) et son faisceau, tel celui d’un phare de marine, balaye la Terre toutes les 316,86 millisecondes.

Le LAT balaye l’ensemble du ciel toutes les 3 heures (L’heure est une unité de mesure  🙂 et capte un photon (En physique des particules, le photon est la particule élémentaire médiatrice de l’interaction électromagnétique. Autrement dit, lorsque deux particules chargées électriquement interagissent, cette interaction se traduit d’un point de vue quantique comme un échange de photons. Dans la conception actuelle de la lumière, les ondes électromagnétiques,…) gamma par minute ( Forme première d’un document : Droit : une minute est l’original d’un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte originale, au crayon, levée sur le terrain. Unités…) venant de CTA1. Cela est suffisant pour établir la périodicité de l’émission et déterminer la période de rotation (La période de rotation désigne la durée mise par un astre (étoile, planète, astéroïde) pour faire un tour sur lui même. Par exemple, la Terre a une période de rotation d’environ 24 heures.) de l’étoile et son taux de ralentissement (Le signal de ralentissement (de type SNCF) annonce une aiguille (ou plusieurs) en position déviée qui ne peut être franchie à la vitesse normale de la ligne.). Le faisceau du pulsar naît des effets combinés du champ magnétique (En physique, le champ magnétique est une grandeur caractérisée par la donnée d’une intensité et d’une direction, définie en tout point de l’espace, et déterminée par la position et l’orientation d’aimants,…) intense et de la rotation rapide de l’étoile à neutrons. Les particules chargées s’échappent des pôles magnétiques de l’étoile à une vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d’évaluer l’évolution d’une quantité en fonction du temps.) proche de celle de la lumière (La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l’œil humain, c’est-à-dire comprises dans des longueurs d’onde de 0,38 à 0,78 micron (380 nm à 780 nm ; le symbole nm désigne…) pour créer le faisceau de rayons gamma que Fermi détecte. Parce que l’énergie qui s’échappe par ce rayonnement (Le rayonnement est un transfert d’énergie sous forme d’ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par exemple : radioactivité…) est fournie par la rotation même de l’étoile, celle-ci ralentit graduellement. Dans le cas de CTA1, sa période de rotation (La période de rotation désigne la durée mise par un astre (étoile, planète, astéroïde) pour faire un tour sur lui même. Par exemple, la Terre a une période de rotation d’environ 24 heures.) augmente d’une seconde ( Seconde est le féminin de l’adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s’ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d’arc est une mesure d’angle plan. La seconde d’ascension droite est une…) tous les 87 000 ans. La suite:

 

Vidéos you tube:

Pulsars & Neutron Stars

The pulsar star

Instrument Harps-N: la chasse aux exoplanètes 2.0

Astronomie
Posté par Adrien le Mercredi 30 Mars 2011 à 00:00:28 Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter    
Instrument Harps-N: la chasse aux exoplanètes 2.0
Un nouveau chapitre significatif est en train (En transport ferroviaire, un train consiste en une suite de véhicules qui circulent le long de guides pour transporter des voyageurs ou des marchandises d’un point à un autre. Ces guides sont le plus souvent deux rails métalliques, mais peuvent aussi être un monorail, un…) de s’écrire dans l’histoire de la chasse aux planètes situées hors de notre système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois être employé pour désigner d’autres systèmes…). L’Observatoire astronomique de l’Université de Genève (UNIGE) vient en effet de signer un accord qui marque le lancement officiel du projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) Harps-N. L’objectif de cet accord est de doter rapidement Harps, l’instrument le plus performant pour la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le cadre social, économique, institutionnel…) d’exoplanètes depuis le sol, d’un frère jumeau dans l’hémisphère nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.), qui permettra donc d’explorer toute cette partie de l’espace. Fruit d’un partenariat avec l’INAF (Institut national d’astrophysique, Italie), ce projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) préside donc à la création d’un nouvel instrument de précision, qui sera installé au foyer du TNG (Telescopio nazionale galileo): le télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un instrument optique qui permet d’augmenter la taille apparente des objets observés et…) de 3,6m de l’INAF aux Iles Canaries.

Vue d’artiste d’une exoplanète dans le système Gliese 667

« Nous avons réussi à monter une collaboration prometteuse entre plusieurs instituts afin de construire une copie de Harps dans l’hémisphère nord », annonce Francesco Pepe, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant…) à l’Observatoire astronomique de l’UNIGE et responsable scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l’étude d’une science ou des sciences et qui se consacre à l’étude d’un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) du projet Harps-N. « Nous espérons que cet instrument sera au moins aussi performant que son jumeau du Sud (Sud est un nom :). »

Pour Tommaso Maccaro, président de l’INAF, « cet accord va permettre à la communauté astronomique italienne d’accéder à un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d’augmenter son efficacité naturelle dans l’action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par une plus…) de haute précision et essentiel dans le domaine de la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le cadre social, économique, institutionnel…) d’exoplanètes. De plus, le Telescopio nazionale galileo (Galileo est le nom du futur système de positionnement par satellites européen, en test depuis 2004, qui commencera à être utilisable en 2010 et le sera…) de l’INAF va permettre aux astrophysiciens italiens de jouer désormais un rôle décisif dans cet important domaine de recherche. »

Harps, phase 2.0

Pour mémoire (D’une manière générale, la mémoire est le stockage de l’information. C’est aussi le souvenir d’une information.), les instruments Harps (High accuracy radial velocity planet searcher) sont des spectrographes de précision, conçus dans le but de détecter et de caractériser des exoplanètes semblables à la Terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.), du point (Graphie) de vue de la masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l’inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) comme de la structure. Ils permettent également de faire des études astérosismologiques. Le premier Harps, opérant sur le télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un instrument optique qui permet d’augmenter la taille apparente des objets observés et…) de 3,6m de l’ESO à La Silla, dans les Andes chiliennes, a déjà permis de découvrir une centaine de nouvelles planètes, dont les plus légères découvertes à ce jour (Le jour ou la journée est l’intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c’est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépendent…).

Grâce à sa localisation au-dessus de l’équateur, Harps-N aura une position privilégiée pour observer la région du Cygne et de la Lyre. Dans le domaine des exoplanètes, c’est un avantage certain: le satellite Kepler, lancé par la NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace ») plus connue sous son abréviation NASA, est l’agence gouvernementale responsable du…) en mars 2009 et dédié à la recherche d’exo-Terres, a détecté plus de mille candidats potentiels dans cette région du ciel (Le ciel est l’atmosphère de la Terre telle qu’elle est vue par les êtres humains depuis le sol de la planète.). Afin de mesurer leur masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l’inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) et de s’assurer qu’il s’agisse réellement de planètes, les astronomes doivent pouvoir étudier le mouvement des étoiles concernées et analyser les petites perturbations dues à l’effet gravitationnel de corps en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps sous l’effet de la gravitation.) autour de ces étoiles. Cela nécessite un suivi de ces étoiles sur le long terme, par des mesures de haute précision depuis le sol. Harps-N, de par ses spécificités, pourrait ainsi devenir le partenaire privilégié de Kepler dans la quête de nouveaux mondes hors du système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois être employé pour désigner d’autres systèmes…).

Partenariat entre Kepler et Harps-N »Les capacités uniques de Kepler et de Harps-N vont pouvoir se combiner pour nous donner une compréhension nouvelle quant à la nature des exoplanètes » explique Dave Latham (La Société Latham est une société de construction aéronautique créée en 1916 à Caudebec-en-Caux, en bordure de la Seine. Elle construit des hydravions au profit de la Marine nationale. Cette activité se poursuit…), co-responsable du projet et représentant des partenaires américains (le Smithsonian Astrophsyical Observatory, le Harvard College Observatory et la Harvard University Origins of Life Initiative).

Source: UNIGE – Université de Genève
Illustration: © ESO/L. Calçada

Il faut encore signaler que le projet Harps-N s’inscrit dans une collaboration de plus longue date, un consortium international mené par l’Observatoire astronomique de l’UNIGE et composé en outre de l’INAF (Italie), du Harvard Smithsonian Astrophysical Observatory, du Harvard College Observatory et du Harvard University  Origins of Life Initiative (Etats-Unis), de l’Université de St Andrews and Edinburgh, ainsi que de la Queens University de Belfast (Royaume-Uni).

Les partenaires du projet bénéficieront de 80 nuits d’observation, garanties par année, sur Harps-N et sur le TNG. Le nouveau joyau des astrophysiciens l’UNIGE est en cours de construction à l’Observatoire genevois. Sa mise en service est programmée pour début avril 2012.

Exoplanètes

Source:http://astropleiades.e-monsite.com/rubrique,les-exoplanetes,818503.html

Les exoplanètes

Depuis quelques temps déjà, l’actualité de la science est fortement marquée par la découverte d’exoplanètes. On peut notamment parler du télescope spatial Kepler qui a récemment repéré un système solaire, comparable au notre, situé dans la constellation du Cygne. Cependant, ce genre de découverte n’est pas nouveau, puisque la recherche d’exoplanètes date de la fin du XXième siècle. 

Le télescope spatial Kepler (image d'artiste) 

Qu’est-ce qu’une exoplanète?

 Si tout le monde emploie ce terme aujourd’hui, sa signification n’est en revanche pas toujours bien connue. il faut d’abord savoir qu’une exoplanète est, comme son nom l’indique, une planète appartenant à un autre système solaire. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on utilise également le terme de « planète extrasolaire » pour les qualifier. Il s’agit d’un objet céleste qui tourne autour d’un soleil. Tout comme les planètes, les exoplanètes peuvent être telluriques (comme Mars), ou gazeuses (comme Jupiter ou Saturne). De même, on peut parler d’exoplanètes géantes ou naines. Dès lors, étant donné que chaque galaxie contient plusieurs milliards d’étoiles, on pourrait éventuellement penser qu’il existe autant d’exoplanètes que d’étoiles. Mais tous les soleils ne sont pas pourvus d’un système, et la quantité d’objets en orbite est aléatoire. 

A ce jour, on dénombre moins de 2000 exoplanètes…

 La chasse aux exoplanètes a commencé à partir des années 1990. A cette époque, les astronomes s’intéressaient tout juste à l’existence théorique de planètes situées en dehors de notre système solaire. C’est ainsi que la première exoplanète fut découverte en 1995 par l’Observatoire de Haute provence (OHP). Les instruments de recherche étaient, en ce temps-là, peu adaptés et peu nombreux. Depuis, la chasse aux exoplanètes s’est développée, et l’on trouve actuellement des télescopes conçus spécialement, voire même des observatoires entièrement dédiés aux exoplanètes. Ainsi, au début des années 2000, on ne parvenait à déceller qu’une dizaine de planètes extrasolaires par an. La fréquence de découverte a progressivement augmenté, et aujourd’hui, on découvre plus d’une cinquantaine d’exoplanètes chaque année. Au 15 Mars 2011, on comptait environ 540 exoplanètes connues des astronomes, et depuis, environ 1200 objets célestes trouvés par le télescope spatial Kepler sont actuellement étudiés pour savoir s’il s’agit d’exoplanètes.La suite

vidéo: youtube

Une exoplanète, ou planète extrasolaire, est une planète orbitant autour d’une étoile autre que le Soleil. La plupart des exoplanètes découvertes à ce jour orbitent autour d’étoiles situées à moins de 400 années-lumière du système solaire.
Dès le 17e siècle apparait l’idée de planètes hors du système solaire, mais c’est au cours du 19e siècle que les exoplanètes sont devenues l’objet de recherches de quelques scientifiques. Beaucoup d’astronomes supposaient qu’elles pourraient exister, mais aucun moyen technique d’observation ne permettait de prouver leur existence. On ne pouvait pas les rechercher, les dénombrer, ou savoir si elles seraient similaires ou pas aux planètes connues de notre propre système solaire. La distance, mais aussi le manque de luminosité de ces objets célestes si petits en comparaison des étoiles autour desquelles ils orbitent ont rendu leur détection impossible. Ce n’est que dans les années 1990 que les premières sont détectées de manière indirecte, puis depuis 2008 de manière directe. La plupart des autres ont été détectées par l’effet Doppler-Fizeau. En date du 5 janvier 2011, 519 exoplanètes ont été découvertes, presque toutes de masse supérieure à celle de la Terre1.
Un biais dans les méthodes de détection utilisées fait que l’on a détecté majoritairement des planètes assez particulières comparées à celles présentes dans le système solaire. La découverte de ces planètes a obligé les astronomes à revoir les modèles de formations des systèmes planétaires qu’ils avaient élaborés en se basant sur le système solaire.
Depuis que les méthodes se sont améliorées, nombre de travaux en ce domaine visent à mettre en évidence des planètes ressemblant à la Terre et pouvant héberger une vie comparable à celle qui y existe.

EXO PLANET

La chasse aux exoplanètes

Français, si vous parliez ! Jimmy Guieu

Le 31 décembre 1992, l’émission « Français, si vous parliez ! » de FR3, présentée par André Bercoff, était consacrée au thème « La fin du monde », avec divers intervenants, dont l’ufologue Jimmy Guieu.  Contrairement à ses interventions télés habituelles, Jimmy Guieu ne nous parle pas tant ici d’extraterrestres et d’ufologie que d’écologie (réchauffement climatique et perturbations solaires), et des « Banksters », des grands lobbies financiers qui dirigent le système économique mondial :  les Bilderbergers, la Trilatérale et le CFR.  Vers 06:57, Jimmy Guieu parle même, avec 17 ans d’avance, du Nouvel Ordre Mondial et de la mondialisation destinés à instaurer un « gouvernement de la Terre » unique.

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