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ZONE 51 « Y a-t-il un secret ? »

Y a-t-il un secret ?

Contact visuel entre un F-15, un Aurora et un TR-3A. Photomontage de T.Lombry.

 

On peut essayer de résoudre « l’affaire Lazar » et tout le mystère entourant la Zone 51 et les activités secrètes se déroulant à Palmdale ou dans les bases aériennes proches en examinant le problème sous un autre angle.

Quoique dise Bob Lazar, il n’a jamais été inquiété par les autorités. En admettant que le Gouvernement sache que Lazar est un fumiste, qu’il propage une rumeur, il sait aussi que le public est indécis voire naïf et que certains vont croire ce témoin « privilégié » sur parole. A qui profite cette mise en scène ? Quel intérêt le Gouvernement a-t-il à laisser se propager une rumeur ?

Si nous pouvons répondre à cette question, nous découvrirons de quelle manière fonctionne l’administration américaine, comment elle considère la problématique OVNI et plus encore comment elle agit pour camoufler les secrets d’Etats.

Un journaliste d’investigation un tant soi peu informé dira à propos du cas Lazar qu’on se trompe de cible et qu’il ne s’agit nullement d’une affaire gouvernementale. La CIA n’a donc aucun intérêt à supporter ou camoufler cette histoire. Il s’agit d’une affaire privée, peut-être plus originale que les autres, qui peut éventuellement intéresser les médias à sensations. Etant donné que Lazar n’apporte aucune preuve à ses révélations mais cite des institutions publiques, la CIA ou le service juridique de l’institution concernée pourrait tout au plus le poursuivre pour parjure ou calomnie, action qu’elle n’a jamais intentée.

Inversement, en imaginant qu’un témoin relate des événements réels et secrets se déroulant dans la Zone 51, on peut se demander dans quel but le Gouvernement laisserait-il filtrer des informations aussi importantes ? Veut-il faire croire à la population qu’il y a des soucoupes volantes d’origine extraterrestre dans la Zone 51 ? Cette attitude irait à l’encontre de ses intérêts.

Dans l’absolu, si soucoupe volante il y a, pour des raisons stratégiques évidentes il ne faut pas s’attendre à ce que le niveau de sécurité soit abaissé et l’information divulguée, ni aujourd’hui ni dans 50 ans. Mais rien ne vient étayer l’hypothèse extraterrestre qui reste l’explication la plus difficile à prouver sur les plans scientifique et technologique.

Les ailes volantes ont toujours été associées aux OVNI du fait du secret couvrant leurs développements. Parmi les modèles existant selon des « sources bien informées », citons la « Black Manta » TR-3A  (à gauche). Au centre le A-17 qui est assez proche de l' »Aurora » alias « Senior Citizen » dont voici une simulation de la face dorsale. L’Aurora est un avion de reconnaissance hypersonique qui tirerait avantage d’une propulsion au méthylcyclohexane, MCH, une variante de l’hydrogène liquide supportant les hautes températures. Sa vitesse maximale atteindrait Mach 5 à Mach 8. A droite la très mystérieuse aile volante TR3-B dont voici un résumé du fonctionnement. Elle allierait propulsions à réaction, nucléaire et effets magnétiques. Mais aucun site officiel nous apporte un peu de lumière sur la réalité ou les performances alléguées de ces trois appareils; les officiels ne confirment rien. C’est à peine s’ils évoquent « des suites au SR-71 » ou « de nouveaux programmes », sans citer leur nom. Selon la rumeur, le TR-3A, le A-17 et l’Aurora devaient remplacer les avions de reconnaissance F-117A ou SR-71 mais ils n’ont jamais dépassé le stade du développement. Documents Andrian Mann, USAF et Fouche Media Associates.

Mais où se situe la vérité ? Jusqu’où va la rumeur et où commence la désinformation ? Sans appartenir au club très fermé de la Maison Blanche ou du Pentagone, il est impossible de le dire.

En revanche, laisser courir une rumeur pourrait en effet couvrir la construction de nouvelles armes et de nouveaux avions furtifs dont on dit par exemple que le revêtement est hautement toxique. Les témoins ayant rencontré des vaisseaux « aliens » ont en effet parfois constaté l’éruption d’étranges rougeurs sur leur corps ou furent même brûlés par radiation. A l’heure actuelle ces incidents n’ont reçu aucune explication et ne sont bien sûr pas corrélés à des activités militaires avérées, black-out oblige.

Pour conforter cette hypothèse, début 1994 le New York Times Magazine rapporta que des travailleurs de la Zone 51 avaient intenté un procès au Gouvernement après avoir été intoxiqués en faisant brûler des déchets dans des fosses ouvertes sur la zone militaire. Le juge interrompit la procédure pour des raisons de « sécurité nationale ». Incident clos, on en entendit plus jamais parlé.

Il y aurait donc une connexion étroite entre les contractants du complexe de Nellis AFB et l’intelligence américaine. Ne citons qu’un exemple, la société Bechtel Corp. qui construit des surrégénérateurs et des réacteurs nucléaires à travers le monde, un marché qui rapporte des milliards de dollars à l’industrie américaine. Le laboratoire de Lawrence Livermore (LLNL) est également impliqué puisqu’il construit les charges utiles des bombes atomiques et des systèmes de défense spatiaux bien qu’il prétende, tout comme le Pentagone, oeuvrer pour la paix.

Ces recherches étant hautement stratégiques, malgré la mise en application du « Freedom Of Information Act » (FOIA), le 29 septembre 1996 le Président Bill Clinton signa une Détermination Présidentielle N°.95-45 dans laquelle il stipula : « Je trouve qu’il est de la plus haute importance dans l’intérêt des Etats-Unis d’exempter le site opérationnel de l’U.S. Air Force proche du lac Groom, Névada, de toute exigence s’appliquant à la divulgation aux personnes non autorisées d’information confidentielles concernant ce site opérationnel« . Le black-out subsiste donc.

Ainsi qu’on le constate, la Zone 51 – nonobstant le problème OVNI – devient hautement politique et beaucoup plus terre-à-terre quand on creuse la question de la désinformation.

Parmi les derniers grands projets aérospatiaux parvenus jusqu’en production, à gauche le « chasseur du 21eme siècle » le F-22 Raptor dont voici une autre image et un site qui lui est consacré, F-22 Fighter. Conçu en 1995 par Lockheed Martin, le F-22 sera fabriqué à 339 exemplaires jusqu’en 2013. Très agile et rapide (sans postcombustion il atteint Mach 1.58, sinon Mach 2.1), il remplacera avantageusement le fameux F-15 Strike Eagle. A droite, le prototype X-43A hypersonique de la NASA alias « Hyper X » qui réussit son premier vol d’essai en mars 2004. Prototype des futurs transporteurs commerciaux hypersonique, il devrait voler au-delà de Mach 10. Aujourd’hui il ne s’envole qu’à partir d’un B-52 à 30 km d’altitude. Documents Lockheed Martin et NASA.

La rétention d’information

Si on se rappelle les premiers développements de la Zone 51, dès le départ la CIA adopta une attitude assez transparente. A travers la Commission de l’Energie Atomique, elle annonça la construction d’infrastructures militaires et révéla même qu’il s’agissait d’un site d’essai pour U-2. L’administration a fourni au public un minimum d’information, juste de quoi satisfaire sa curiosité sans pour autant révéler des informations secrètes pour des raisons opérationnelles telles que les missions des U-2. C’est en fait toute la sécurité entourant le U-2, cherchant à occulter de soi-disant missions innocentes de « recherches météo » qui incita les journalistes à spéculer sur des activités occultes.

La même situation se répéta avec le programme OXCART qui ne mentionnait même pas les A-12. Mais dans l’esprit des journalistes il fallait tout de même une bonne raison pour maintenir et étendre les activités de l’USAF autour de Nellis et du lac Groom, au point d’interdire l’espace aérien dans toute la région. La CIA avait beau prétendre qu’il ne s’agissait que d’un autre site de test, son anonymat en disait long.

Dans les années 1970, l’USAF sera en charge de tous les sites militaires et adoptera une approche plus maladroite encore. En engageant des gardes de sécurité anonymes pour empêcher le public d’approcher de la Zone 51 et en criant à qui voulait l’entendre qu’ils agissaient pour la « sécurité nationale », elle cristallisa l’idée de conspiration et que les Etats-Unis nous cachait effectivement un secret d’Etat. C’était d’autant plus vrai qu’elle refusa de reconnaître l’existence de la Zone 51. Or on ne cache pas une information si elle n’est pas classée secrète.

Le 27 september 1995, David Morris de Walsall, Cornwall, en Angleterre, aurait photographié un avion furtif Aurora au-dessus d’Amarillo, au Texas. Certains y ont vu un A-17. Cette photographe fit le tour du monde. Beaucoup d’ufologues la considère encore comme authentique.

L’histoire raconte que selon des émissions captées au scanner, l’avion vidangeait son carburant dans un KC-135 Stratotanker, le pilote du nom de code « Oméga » se préparant à un atterrissage d’urgence suite à une défaillance technique. Il était escorté par deux F-111. 

L’ingénieur pétrolier anglais Chris Gibson en aurait également vu un se ravitaillant en août 1989 en mer du Nord, également accompagné d’un KC-135 et de deux F-111.

En fait il s’agit d’un canular. Bill Rose publia cette image dans le N° d’octobre 1995 du magazine anglais « Astronomy Now » en précisant bien dans la légende qu’il s’agissait d’un photomontage :  « A simulation of the refuelling of the top secret ‘Aurora’. Photo composition by Bill Rose ». La rumeur fit le reste.

Durant des décennies, pendant que le grand public se passionnait pour toutes les histoires d’OVNI qui couraient à propos de la Zone 51, quelques spécialistes de l’imagerie et des affaires militaires ont recherché dans la documentation déclassifiée et non classifiée des documents officiels, des cartes et des photographies pouvant révéler la véritable mission et les activités de la Zone 51. Avec beaucoup de perspicacité et de persévérance, ils sont parvenus dans une certaine mesure à relier par des pointillés différents événements isolés.

Ici on découvrit l’acheminement de la maquette d’un avion espion, là on découvrit une silhouette suspecte volant à très haute altitude, ailleurs on apprit qu’une entreprise de la Zone 51 était spécialisée dans les signatures anti-radars ou développait des réacteurs atomiques. Finalement, grâce à l’imagerie satellitaire à haute résolution, l’information se recoupa et on découvrit qu’effectivement les infrastructures de la Zone 51 s’étendaient sur plusieurs milliers d’hectares et rassemblaient plus d’une centaine de hangars, des zones de stockage, des citernes, des antennes paraboliques micro-ondes, etc. Toute cette infrastructure était destinée à tester les équipements et les performances des avions furtifs.

Un faisceau d’indices concordants comme l’on dit atteste par ailleurs la thèse de la fabrication d’armes ou d’appareils militaires de nouvelle génération : publications théoriques, prototypes, témoignages, plaintes, sans parler des annonces et des meetings aériens lorsque le produit est finalisé.

Trois exemples parmi les nombreux programmes développés dans les bureaux d’études dans le plus grand secret. Tous ces engins sont fabriqués en matériaux composites et ont été observés volant entre les états du Texas, du Névada et de Californie. La plupart étaient ou sont basés à Edwards AFB. A gauche, le « Tacit Blue« , avion de surveillance furtif, vola pour la première fois en 1982 mais ne fut dévoilé qu’en 1996 au Pentagone. Au centre, le prototype furtif « Bird of Prey » alias « BoP » construit par Boeing en 1996 et dévoilé en 2002. A droite le drone ou UVA RQ-4A « Global Hawk » mis en production en 2002. Très performant, bourré « d’avionics », de détecteurs, la grosse bosse au-dessus du fuselage avant cache une parabole de 1.22 m de diamètre destinée aux communications par satellite en bande Ku (12.5-18 GHz) ainsi que des antennes en bande X (liaisons à vue), Satcom et UHF. Consultez le site d’AF Technology pour plus d’information. Documents FAS et Beale AFB.

Toutes les photographies et les plans proposés au public révélant l’existence des avions furtifs ont été fournis par la voie officielle (USAF, Lockheed Martin, etc) et la plupart des documents ne font pas référence à la Zone 51 où, s’ils le font, il s’agit de documents d’intérêt purement historique remontant à plus de 30 ans (le matériel a été déménagé, les avions se sont crashés ou sont exposés dans les musées, le projet a été abandonné, etc). Quelques rares photographies prises récemment par satellite ont reçu l’accréditation de la CIA mais elle ne montrent que des vues générales et jamais de détails suspects.

En réalité, la plupart des programmes connus remontent à plus de dix ans voire un demi-siècle ! Nulle part il est question d’article sur les black programs actuels, avions furtifs Aurora, Black Manta et autre TR-3B de la nouvelle génération; ces programmes sont trop chauds, ils sont verrouillés à double tour. 

Concernant l’Aurora par exemple, on sait très peu de choses. D’après diverses sources scientifiques, on pense qu’il fut construit en 1987 et vola pour la première fois en 1989. Il s’agit d’un avion de reconnaissance hypersonique et furtif à long rayon d’action. En forme de triangle, il mesure 33.5 m de longueur, 18.2m d’envergure et vole à 150000 pieds ou 30000 mètres d’altitude.

L’Aurora dispose de quatre moteurs, probablement des turbo-ramjets fixés sur son intrados et capables d’atteindre Mach 5 à Mach 8. Afin que la coque externe supporte les 540°C du vol hypersonique, elle serait constituée de titane et les bords d’attaques seraient fabriqués dans un acier trempé spécial supportant les hautes températures. L’Aurora utiliserait du méthylcyclohexane (MCH) comme carburant, une variante de l’hydrogène liquide, un combustible qui ne s’enflamme pas spontanément aux hautes températures auxquelles se déroule le vol. On pense qu’il est propulsé soit par des détonations pulsées, soit par des moteurs à impulsions (pulsejet) ou encore des ramjets très évolués, ce qui pourrait expliquer les contrails qui le caractérisent. On ne sait pratiquement rien de plus sur cet avion, comme on ne sait pas grand chose de ce qui se fait dans la Zone 51 mais qui ne cache vraisemblablement aucune soucoupe volante ou extraterrestre et pour tout secret d’état quelques avions de haute technologie.

Contrails suspectes photographiées dans les années ’90 et ayant soi-disant révélé l’existence de l’Aurora.

Même les documents déclassifiés restent partiellement tabous. Vous ne trouverez pratiquement aucun document où les mots clés tels que « Area 51 », « Watertown », « Groom lake » n’a pas été raturé ou effacé. Ainsi que nous le verrons à propos de Roswell, même l’administration, les bibliothèques par exemple savent qu’il existe des documents officiels mais l’USAF les contraint à dire à tout enquêteur qu’il n’existe aucun document disponible : « No comment » ou « Not available ». 

Quel but peut viser ce genre d’attitude ? Même d’un point de vue purement historique, que peut-on vouloir cacher à un historien qui rechercherait des informations sur des événements remontant à 50 ans ? Sont-elles à ce point sensibles qu’elles pourraient mettre la vie des personnes concernées en danger, être si impopulaires qu’elles provoqueraient des réactions inattendues dans le public ou violerait-on un réel secret d’état ou un serment en les divulguant ? Ces questions restent sans réponse. 

Avec du bon sens, la solution la plus simple est probablement la plus raisonnable; comme l’on sait la « Grande muette » (l’armée) porte bien son nom et ce n’est pas nécessairement parce qu’elle cacherait des extraterrestres dans ses armoires… mais par la nature même de ses activités.

La Zone 51 aujourd’hui

L’une des entrées très discrètes du complexe de la Zone 51.

 

De nos jours, si vous traversez le Névada, le chemin est balisé jusqu’à plus de 60 km de distance et ne soyez pas étonné de trouver en bordure de route, principalement sur la route 375 qui traverse Rachel, un panneau sur lequel est écrit « Extraterrestrial Highway 375 » ou encore « Extraterrestrial landing zone ». Vous êtes en effet en bordure de la « Zone 51 ». Le site bénéficie d’une météorologie clémente et est propice… aux fables.

Venant de Rachel par la route des crêtes qui surmonte Dreamland, vous ne serez probablement pas seul. Votre intérêt est depuis des années partagé par de nombreux passionnés d’aviation et d’ufologie. A l’occasion vous y verrez peut-être des drones, des chasseurs furtifs, des intercepteurs, des prototypes et il n’est pas exclu que vous soyez témoin d’un canular de la part d’un touriste (déguisé en petit homme gris par exemple).

Mais depuis 1984, époque à laquelle Glenn Campbell, auteur du livre The Area 51 Viewer’s Guide et organisateur du Comité de Défense de Whitesides découvrit un point de vue proche des installations, de nombreux curieux se sont rapprochés un peu trop près de la base aux yeux des autorités locales. Même Greenpeace profita de l’aubaine pour protester contre les tests nucléaires.

Aussi, en 1988 le Président Ronald Reagan étendit la zone protégée. L’USAF, appuyée par le Congrès et le Bureau de Gestion du Territoire, décréta que jusqu’en 2003 la Zone 51 faisait partie des extensions de Nellis AFB pour des raisons de sécurité. Le décret fut renouvelé par la suite.

Depuis 1993 l’USAF a même condamné les points de vue de Freedom Ridge et de Whitesides Mountain, les derniers lieux d’où il était possible de voir Dreamland de près.

Enfin, depuis le 10 avril 1995, en guise d’avertissement aux touristes, des panneaux d’interdiction d’accès ont été affichés aux limites de la zone réservée, à 16 km du lac Groom (voir ci-dessous).

Road book to Area 51 ou comment se rendre dans la Zone 51. Deux routes passent dans la région, la Highway 93 venant de Las Vegas et passant par Alamo et la Highway 375 venant de Rachel. Première image à gauche, à 60 km au Nord de Rachel, sur la Highway 375, près de la jonction avec la Highway 318 les premières panneaux signalent la Zone 51. Ceci confirme que vous êtes bien sur la « Extraterrestrial Highway ». Deuxième image, quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le « Little-A-‘Le’-Inn » (jeu de mot avec Alien), une route de campagne située sur la droite conduit à la Zone 51 située derrière les collines. Le complexe est encore à plus de 40 km de distance. Troisième image, le seul point de repère après des dizaines de kilomètres de désert est cette « mailbox » maintes fois remplacée portant les références “Steve Medlin HCR80”. Voici l’ancien modèle. Quatrième image, juste à l’entrée de Rachel ce panneau vous signale que vous êtes sur la bonne piste. Continuer de rouler puis dirigez-vous vers la droite. Documents Parallel Universe.

 

Aujourd’hui, la seule vue sur la Zone 51 est un panorama situé à… 42 km de distance depuis les hauteurs du pic Tikaboo. A cette distance, non seulement il faut un horizon dégagé mais seuls les observateurs équipés de télescopes (Schmidt-Cassegrain de 200 mm d’ouverture par exemple) distingueront les installations. Ne tentez pas l’aventure en ULM ou en avion privé car l’amende sera lourde et votre engin sera sans doute confisqué.

Ceci dit une partie du site NTS est accessible aux touristes, mais les appareils photos et les caméras vidéos sont interdits durant la visite.

La zone est tellement sensible que des pylônes portant des caméras vidéos, des micros et des antennes UHF ont été installés le long de la route nationale ou sur les collines. Ils existaient encore en 2005. La rumeur prétend qu’ils se déclenchent au passage des véhicules. Des hélicoptères surveillent également la région durant la journée et au coucher du Soleil pour capturer tout intrus ayant pénétré dans le périmètre interdit. Des caméras et des antennes paraboliques ont également été installées aux différents postes de garde qui protègent le site.

Vue générale de la route menant au lac Groom. Il est interdit de franchir cette limite située à 16 km des installations militaires. En général les gardes assurant la surveillance se placent ostensiblement au sommet de la colline située à droite. Notez la zone de parking à l’avant-plan à droite où les conducteurs peuvent aisément faire demi-tour.

 

Il existe également des pylônes supportant de petites antennes micro-ondes sur les hauteurs de Badger Mountain et pointées dans différentes directions (Mount Irish, Pioche, etc). Elles furent probablement utilisées jusqu’en 2000 pour contacter des stations situées à courtes distances (à quelques GHz le contact doit s’établir à vue). La plupart sont aujourd’hui déconnectées et le matériel de transmission n’est plus en place.

Ce qui est en revanche opérationnel et bien visible, ce sont les agents en pick-up 4×4 Chevrolet 2500 (leurs fameuses Jeep blanches et les Ford F-150 ont été remplacés) surveillant les alentours à la demande des autorités. A l’affût au sommet des collines, si vous franchissez le périmètre interdit, mieux vaut être aux aguets et éviter de les rencontrer.

En fait toute la Zone 51 est surveillée à la fois par des gardes de l’USAF et des agents de la société privée Wackenhut, surnommés les « cammo dudes », « cammos » ou « dudes » en abrégé.

Gors-plan sur les panneaux placés à 16 km sur la route conduisant au lac Groom vers 2003. Ces panneaux militaires vous préviennent qu’à partir de ce point, l’accès et la photographie sont interdits. Le poste de garde est situé environ 1.6 km plus loin. Au centre, gros-plan sur le panneau supérieur gauche tel qu’il était en 2005. Notez que le dernier avertissement inscrit en rouge « Use of deadly force authorized » a été retiré depuis. A droite, le panneau qui figure côté droit de la route. Il a été photographié en 2008. Auparavant cette pancarte affichait un autre message « No trepassing beyond this point » et vous prévenait que vous entriez sur un site réservé au bombardement et au tir au canon. Ailleurs, le site est protégé par un grillage métallique. Du fait de toutes ces mises en garde et de la présence de gardes armés en pick-up, peu de touristes s’aventurent au-delà de ces panneaux et souvent par défi comme en témoigne cette vidéo.

 

Ces derniers passent l’essentiel de leur temps à l’extérieur de l’enceinte, à surveiller les barrières, les systèmes d’alarmes et les laisser-passer des employés. Ici le public est “persona non grata”.

En fait, où que vous soyez dans cette région, vous vous sentez épié et ce n’est pas seulement une impression. Même les voitures roulant à plusieurs kilomètres de distance sur la route et qui viennent à votre rencontre où roulent sur des voies parallèles sont suspectes. Il est vrai que certains pick-ups sont conduits par des gardes armés !

A voir sur YouTube : As Close to Area 51 as You Will Ever Get

Area 51 – The Final AssaultArea 51 – Sept 2005

UFOs & Area 51 Exposed – Bullet Version

Breaching Area 51

A gauche, à droite de la route d’accès au lac Groom et à hauteur des panneaux d’interdiction se trouve un sentier qui conduit au sommet d’une colline d’où une patrouille surveille les touristes. A droite, prise sur le vif par deux touristes qui s’étaient arrêtés à hauteur des panneaux d’interdiction, une patrouille est descendue de la colline pour intercepter un conducteur de pick-up ayant pénétré dans le domaine militaire. Action garantie comme en témoigne cette vidéo (à partir de 6m48s). Ces gardes civils surveillent la région en permanence. Intimidation garantie.

 

Si par hasard vous êtes témoin d’un événement secret se déroulant dans le périmètre de la base et si vous êtes pris, des victimes peuvent témoigner qu’elles ont dû signer un document par lequel elles prêtaient le serment de ne pas dévoiler ce qu’elles avaient découvert au risque d’être emprisonnées pour violation d’un secret touchant la défense nationale. 

Comme en témoignent les panneaux affichés à l’entrée du site, toute personne violant le domaine militaire risque entre 1000$ et 55000$ d’amende et/ou 6 mois à 1 an d’emprisonnement. Quelques amateurs ont été verbalisés et jugés devant la Cour civile mais ils furent libérés.

A défaut de recevoir l’appui des autorités militaires, la seule manière d’en savoir plus sur ces installations est d’investiguer soi-même et de parcourir la littérature spécialisée avec tous les dérapages que ce genre d' »enquête » pour entraîner. On apprend ainsi que des journalistes essaient de s’infiltrer dans les installations, publiant des articles plus ou moins sensationnnels sous les noms de code d’Agent X, Bat, Fox, Trader ou Zero, cherchant des indices prouvant l’existence des avions furtifs Aurora, Black Manta et autre Goldie dont nous savons aujourd’hui qu’ils existent malgré le black-out de l’USAF. 

Certains y cherchent les traces d’un “vaisseau-mère” capturé aux extraterrestres comme l’a prétendu le physicien Bob Lazar dans les années ’80 quand il travaillait à Los Alamos. Nous y reviendrons.

A 1.6 km à l’intérieure de la zone interdite au public, 1 km plus loin que les deux caméras de surveillance, se trouve l’un des postes de garde de la Zone 51, ici photographié en 2001. Il est équipé de moyens radios et de caméras de surveillance. Ce poste avancé est distant de plusieurs kilomètres des installations du lac Groom. Il est situé aux coordonnées 37°25’15.6″ N et 115°22’32.9″ O. Sans carte d’accès fournie par les autorités de Nellis AFB, il vous est interdit d’atteindre et de franchir ce point.

 

La nuit, la région prend une signification plus mystérieuse encore. Sous le ciel étoilé, les contreforts montagneux prennent des allures de paysage lunaire et les lumières artificielles lui donnent des relents de science-fiction.

Pour les amateurs d’OVNI et de sensationnel, on voit effectivement à Dreamland des lumières volant durant la nuit. Selon des témoins, il paraît que l’on y testerait des soucoupes volantes… ce à quoi un sceptique a répondu, … envoyées par une mystérieuse civilisation alien, le Pentagone !

La Zone 51 vue de nuit depuis le pic Tikaboo. Source anonyme.

 

Des témoins auraient ressenti à cet endroit la présence d’esprits et les auraient photographiés. D’autres témoins auraient observé des extraterrestres aux grands yeux noirs habillés de vêtements gris-argentés.

En fait, à l’intention des « témoins » qui veulent y voir des vaisseaux extraterrestres et la visite d’aliens, en 1992 la très sérieuse Fédération des Scientifiques Américains (FAS) a publié un rapport intitulé « Mystery Aircraft » dans lequel elle démontre qu’il existe une similitude entre les témoins d’observation d’avions secrets et les témoins d’OVNI.

La FAS a mené une enquête pour savoir dans quelle mesure le Pentagone gaspillait son temps et l’argent du contribuable à entretenir un secret militaire excessif. Il apparaît aujourd’hui que ce phénomène concerne plutôt une philosophie qui peut être analysée d’un point de vue culturel. Le FAS considère qu’ »il est utile de considérer ces avions mystérieux non seulement comme le simple produit de l’ingénierie, mais également comme un phénomène sociologique et épistémologique« .

De part sa vocation de centre d’essai de l’armée de l’air américaine, la fameuse Zone 51 alias « Dreamland » fait encore aujourd’hui l’objet des spéculations les plus débridées à propos du rôle qu’elle jouerait dans le complot organisé par les Etats-Unis à propos des extraterrestres. Quoi qu’il en soit, à trop s’y attarder on y voit de drôles de choses… Comme on le constate sur ces documents, un véritable folklore s’est emparé du sujet pour le plus grand plaisir des amateurs, dont la qualité n’a parfois d’égal que la bêtise humaine. Documents Posternow et Agent X International Enterprises.

 

Mis à part le problème sociologique que reconnaît le FAS, il parle explicitement d’ingénierie de pointe. Profitons donc de cette occasion pour approfondir la question. Que peut réellement cacher la Zone 51 une fois la crédulité des ufologues écartée ?

Il est indéniable que technologiquement parlant, Dreamland est un lieu privilégié où sont testés les fleurons de la furtivité et de l’aérospatiale. Non seulement Lockheed Martin y teste ses avions, des systèmes de défense ou des éléments de sondes spatiales, mais des sociétés mondialement reconnues dans le domaine du nucléaire, des télécommunications, de l’aéronautique ou de l’astronautique y sont implantées telles que Bechtel, E-Systems, Hughes (aujourd’hui vendu à Raytheon et BOEING Satellite Systems), SAIC, TRW sans oublier Edgerton, Germeshausen & Grier (EG&G, aujourd’hui une division de URS Corp.).

EG&G fut fondée par Harold Edgerton, un physicien du MIT connu pour avoir inventé la photographie stroboscopique et réalisé quelques belles images telle que cette balle traversant une pomme ou une goutte de lait formant une couronne. Cette technique fut utilisée pour photographier les explosions atomiques en atmosphère mais également par divers services de recherche de l’USAF, par la CIA et la Commission de l’Energie Atomique américaine (AEC). Rien que la société EG&G emploierait environ 2000 ingénieurs et techniciens dans la Zone 51. Parmi eux il y eut Bob Lazar, celui-là même qui prétendit avoir travaillé sur des soucoupes volantes.

Source du site : Secret ovni

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ZONE 51 (AREA 51)

ZONE 51

 

Zone de la taille de la Suisse, à environ 190 kilomètres au nord-ouest de Las Vegas, dans le désert du Nevada,elle n’apparait sur aucune carte officielle et pourtant des montagnes ,une immense piste d’envol de 9,5Km ,des bâtiments,des hangars,des mouvements militaires sont bien présent

Nous sommes sur le territoire de la Nellis Air Force Range et du site nucléaire du Nevada,L’accès à cette zone est interdite. elle fut établie en 1954 pour servir de base secrète à la Lockheed Aircraft Corporation,qui mettait alors au point des avions-espions pour le compte de la CIA et du Pentagone Le bombardier furtif Stealth fut testé sur cette base. 

Des panneaux indiquent que l’utilisation de la force armée est autorisée à l’encontre des intrus,. Son espace aérien est le plus inviolable des États-Unis.

L’US Aire Force a reconnu sont ‘existence en 1994

Certains avancent l’hypothèse que des projets étudiés sur cette base ne seraient pas d’origine terrienne , les employés ne seraient pas uniquement d’origine américaine une partie serait extraterrestre.

Extra-terrestre sur la base 51

C’est sur un plateau de télévision, en mai 1989 que Bob Lazar fit cette déclaration il occupait un poste de scientifique sur la base depuis cinq mois.Il révéla que le gouvernement américain y conduisait un programme d’examen de neuf soucoupes volantes et tentait d’adapter la technologie extraterrestre sur ses propres appareils .Quand cet homme déclara l’endroit exact ou se trouvait ces engins, c’est a dire le site ultra secret « S4 », situé à l’intérieur de la Zone 51, près du Lac Papoose ,les autorités américaines montrèrent un embarras évident .

Selon Lazar, le S4 était un vaste complexe souterrain occupant la surface d’une chaîne de montagne . Sur les appareils Il n’y a pas de joint physique, pas de boulons, ni soudure, ni rivets visible .Les objets présentaient une sorte de bord arrondi, comme s’ils avaient été moulé dans la cire,pourvus de hublots, de voûtes et de tout petits sièges hauts de 30 cm.

George Knapp, qui interviewa Lazar à la télévision affirme qu’une douzaine de personnes ayant dirigé plusieurs programmes militaires de grande ampleur à la base 51, se sont manifestées pour compléter et étayer les propos de lazar,en indiquant que les autorités disposent d’extraterrestres et de leur technologie depuis les années 50.

L’écrivain Jim Goodall affirme lui, qu’au moins huit programmes de vols spatiaux sont en cours sur la Zone 51.Ces Black Programs projets,ultrasecrets qui incluent des essais d’avions-sondes sans pilotes dont la vitesse et la maniabilité pourraient faire croire qu’il s’agit de soucoupes volantes.

Les propos de chacun laisse place au doute ,la zone 51 est elle un base d’essai militaire ultra secrète d’avion de nouvelle génération dit furtif ou une base d’expérimentation et d’analyse d’une technologie extra terrestre?

De nombreux journalistes, d’ufologues et militaires se posent la même question ,mais n’ont toujours pas la réponse. La base 51 est sujet à de nombreuses polémiques ,ce site militaire devient la cible de plusieurs ufologues Américain et étranger,ainsi que d’hommes d’états .Un jour La vérité finira par être dévoilée.

SOURCE:http://photovni.free.fr/html/51.htm

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Histoire de la Zone 51

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La base de Groom Lake, isolée dans les recoins d’une région militaire du Nevada (USA), n’existait officiellement pas il y a encore quelques temps. Signalée sur aucune carte publique, son existence est pourtant un secret de polichinelle depuis des années. Le voile officiel tombe définitivement le 18 avril 2000, quand est diffusée sur le site Internet de TerraServer une série de photographies récentes de la base, prises par un satellite lancé conjointement par Aerial Images Inc., une compagnie américaine privée, et l’Agence Spatiale Russe. Elles sont de grande qualité, montrant tout depuis les bus et hangars jusqu’à un appareil recouvert d’une bâche.

Un lieu propice

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Les essais du U-2 à l’origine de Groom Lake

L’histoire de Groom Lake débute véritablement au début du Printemps 1955. A l’époque la CIA recherche un site pour procéder aux essais du nouvel avion espion mis au point par Lockheed, le U-2. L’appareil doit être testé à l’abri des regards indiscrets, mais aussi en un lieu offrant une piste suffisamment longue et résistante pour supporter le poid du nouvel appareil, des réserves de carburant considérables, et la proximité d’une administration militaire pour la logistique. On pense tout d’abord naturellement à la base d’Edwards, spécialisée dans les essais d’avions expérimentaux, mais ce candidat est finalement rejeté, étant donné le niveau de secret requis : Edwards est déjà trop connue et forcément déjà le sujet de trop d’observations.

C’est donc un lieu entièrement nouveau qui est choisi, dans une région isolée du Nevada. Plus exactement, il s’agit d’une petite installation près du lac asséché de Groom, cachée entre 2 montagnes dans Emigrant Valley. Le lieu se situe dans une zone administrative référencée par d’anciennes cartes du gouvernement comme la « Zone 51″. Dans cette petite base, utilisée pour des essais aériens durant la guerre, ne se trouvent que 2 hangars, quelques caravanes, et une piste d’atterissage trop courte. Beaucoup de travaux en perspective. Cependant, l’avantage de sa localisation est sans pareil, dans une zone déjà largement interdite au public : elle est entourée de la zone militaire de Nellis (Nellis Bombing and Gunnery Range) où se trouve l’installation secrète de Mercury, du Site d’Essais du Nevada dont les retombées n’épargneront pas Groom Lake et son personnel. La base de Nellis (au Sud-Est de la zone, près des installations de Blue Diamond également) servira de centre administratif responsable de la base.

Les travaux commencent donc près du lac asséché de Groom, à commencer par les éléments les plus importants : la piste, que l’on allonge de 5000 à 8000 pieds, et les réservoirs de carburant. Peut-être est-ce l’aspect aride et quelque peu désolé de la zone qui donnent à la base le nom ironique de « Watertown » — qu’elle gardera jusqu’en 1960 — mais ce serait oublier la petite ville du même nom de l’état de New York, où est né Allen Dulles, directeur de la CIA de l’époque et principal sponsor du projet U-2 [Pocock 1998]. Les quelques misérables bâtiments de l’endroit vont amener les ouvriers qui y travaillent à lui donner le surnom ironique de « ranch du paradis », ou « le ranch ».

S’il est difficile de cacher l’existence de cette base (dont l’existence est en fait déclarée dès 1955 par l’AEC qui en a la responsabilité administrative), on va surtout s’attacher à dissimuler sa véritable activité. Les employés, qu’ils soient manutentionnaires ou autres, sont tous déclarés comme « consultants du gouvernement », en raison d’une loi du Nevada obligeant à déclarer l’activité de tout travailleur de l’état… sauf des employés gouvernementaux. Il n’est bien sûr pas question d’indiquer que la base a été construite pour tester un nouvel avion-espion et entraîner ses pilotes, et en 1957 un livret d’information de l’AEC, s’il ne nie par l’existence du U-2, lui prête des objectifs d’observation météo à haute altitude, sous la responsabilité du NACA (ancêtre de la NASA). On ira même jusqu’à, dans l’hypothèse où l’un des appareils serait perdu hors du site, peindre les insignes du NACA sur les appareils pour plus de crédibilité. En fait le programme U-2 est sous la responsabilité coinjointe de la CIA et de l’USAF.

Tout le monde croit que cet endroit dépend de l’armée de l’air, parce que Nellis est une base aérienne. En réalité, la Zone 51 est sous le contrôle de la Navy. Il en est de même de la Zone 2, qui fut construite pour servir d’entrepôt souterrain pour l’AEC [Cooper].
Nouveaux appareils

Après le U-2 vient le A-12, une réponse de la CIA aux U-2 abattus par les soviétiques. Cet appareil — dont les SR-71 de l’USAF ne seront que des versions moins élaborées par la suite — est élaboré dans le cadre du projet « Oxcart » (charrette à boeufs !) ou du nom plus sexy de « Cygnus ». Il est testé à Groom Lake de Avril 1962 à Juin 1968.

C’est au milieu des années 1970s, où l’activité de la base, un temps ralentie, reprend avec des programmes allant du XST au missile de croisière Senior Prom, que l’on décide subitement de changer l’identification de la zone aérienne environnante dont à la charge la tour de contrôle de Groom : auparavant désignée Yuletide (nom dérivé de l’anniversaire d’un des officiers de la base), on l’appellera dorénavant Dreamland, probablement en raison d’un poème d’Egard Poe du même nom [Zinngrabe 1997]. C’est à cette époque, en 1971, que David Adair déclare avoir été dans la Zone 51, sous l’autorité de Curtis Lemay.

Suivent divers autres avions expérimentaux, tels que le SR-71, le chasseur F-117A (programme Senior Trend), le bombardier B-2, et enfin le fameux Aurora.

L’Aurora

L’Aurora (1984 ?), dont le nom mythologique fait penser à un programme d’appareil de reconnaissance Lockheed, et à un niveau de classification supérieur à celui d’autres programmes à plusieurs mots tels que celui du F-117.

En 1986 apparaît dans une demande de budget du Département de la Défense une ligne désignée Aurora associée à un budget de 80 millions $, avec une augmentation de la dépense à 2,272 milliards $ prévue pour l’année suivante. En fait le financement n’est pas accordé pour cette désignation, mais une augmentation équivalente est attribuée pour les Special Update Program et Selected Activities. [Zinngrabe 1997]. Les médias en parlent en 1987 et 1988. En Août 1989 en Mer du Nord, Chris Gibson, ingénieur en exploration pétrolière à l’époque et membre du British Royal Observer Corps (ROC) observe un appareil de la forme d’un triangle isocèle en plein ravitaillement depuis un Stratotanker, accompagné de deux F-111. S’agissait-il de l’Aurora ou d’un chasseur furtif Northrop A-17 ?

On dit l’appareil capable d’évoluer à Mach 8. L’endroit est donc un endroit privilégié pour observer de objets volants à la fois secrets et peu communs, et c’est là où commence le folklore de la zone 51.

Etranges observations

Diverses observations sont faites dans la région : lumières, objets triangulaires, que beaucoup expliquent par le vol du bombardier furtif B-2, de la famille des « ailes volantes ». Bien que quasiment indétectable au radar, il donna lieu en 1988 à des témoignages similaires à ceux des années 1950s, portant sur des objets triangulaires.

Dans son Role de la CIA dans l’étude des ovnis, l’agence de renseignement reconnaît que que certains cas étudiés par le projet Blue Book furent secrètement identifiés comme des vols de U-2, bien que officiellement expliqués par d’autres phénomènes (ballons, reflets, etc.). En effet à ses débuts l’appareil n’était pas peint en noir mais avait un aspect métallique, argenté, susceptible de générer de forts reflets lumineux, au coucher du soleil par exemple. En fait, la CIA n’hésite pas à affirmer que la moitié des observations sont dus à cet appareil.

L’Aurora également, va faire des siennes. Succèdant en 1984 au SR-71. Lockheed est chargé du dévelopement et la division Rocketdyne de Rockwell responsable des moteurs. Les années suivantes, les habitants de Californie du Sud et d’autres régions comme l’Europe du Nord commençent à entendre des grondements ressemblant à des tremblements de terre et à voir des objets volants extraordinaires volant à plusieurs fois la vitesse du son. Les appareils ressemblent à des triangles géants. En 1990, des reporters de Aviation Week & Space Technology deviennent convaincu qu’un « bond quantique à eu lieu » dans l’aviation dans le plus grand secret. Cependant, le gouvernement américain continue de nier l’existence de l’Aurora.

En 1995, une bande vidéo issue d’une caméra de sécurité de la base de Nellis est communiquée clandestinement à des ufologues. Sur cette vidéo, on voit un engin métallique s’élevant dans le ciel. Ces images seront authentifiées par plusieurs analystes militaires, experts dans les questions de défense, notamment par Bill Sweetman, spécialiste de la technologie des avions furtifs. En 1996, les journalistes de l’émission de télévision Sightings comparèrent l’engin filmé par la caméra de sécurité de la base de Nellis avec l’un des objets filmés au Mexique lors de l’eclipse de 1991. Considérant les deux objets comme identiques, ils concluent que les ovnis aperçus au-dessus de Mexico pourraient faire partie d’un programme militaire secret de l’armée des Etats-Unis.

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L’ovni au-dessus de Phoenix

Le 13 Mars 1997, un ovni en forme de V (ci-contre) est filmé en train de survoler la ville de Phoenix (Arizona) sur près de 2 km. L’analyse video a révélé qu’il s’agit bien de la structure d’un appareil, qui fut filmée depuis 9 endroits différents. Plus de 200 témoins occulaires se sont manifestés. Le directeur du CSETI indique que l’ovni venait de la direction de la Zone 51.

De nombreux ovnis ont été aperçus avec parfois la constatation de cas de mutilation de bétail. Des personnels de la base ont disparu lors d’observations nocturnes d’ovnis. La zone 51 a un système de sécurité redoutable (la région est protégée par un groupe de bérêts verts). Récemment l’USAF a pris le contrôle d’une colinne près de Groom Lake, d’où l’on pouvait observer l’installation. Une photo de satellite soviétique de 1988 montre un complexe de haute sécurité à l’une des extrémités de la base, dont le but est inconnu.

Bob Lazar ou le projet « Galileo »

Afin d’en avoir plus sur les rumeurs qui courent sur la base, on pourrait chercher des témoins qui attestent de son activité. Malheureusement, les seules personnes acceptant de témoigner bénéficient d’une réputation sulfureuse dans la communauté ufologique.

Bombe médiatique

Il y a peu de rumeurs concernant la Zone 51 jusqu’en 1988, où un homme désirant garder l’anonymat déclare avoir travaillé sur un projet top-secret dans la zone, visant à faire de la rétro-ingéniérie sur le système de propulsion d’un appareil d’origine extraterrestre. Pressé de questions, il jette le masque en Novembre 1988 : son nom est Robert Lazar, et donne encore plus de détails : son activité, dans le cadre d’un projet nommé « Galileo », a eu lieu dans un site nommé « S-4″, où 9 appareils extraterrestres seraient entreposés. Il précise les fonctions qui ont été les siennes sur le site : au sein d’une équipe de 22 ingénieurs, il aurait été engagé pour tenter de comprendre le système de propulsion de ces ovnis.

Robert Lazar

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Le témoignage de Lazar fournit de nombreux détails sur le lieu, la manière de s’y rendre, les procédures de sécurité qu’il subissait avec ses collègues, la tâche qui lui était affectée, ainsi que des éléments techniques sur l’appareil sur lequel il travaillait (un « modèle sport » de 16 m de diamètre) et son fonctionnement : un réacteur à antimatière relativement petit (45 cm de diamètre) en contradiction avec les lois de la thermodynamique actuellement admises, alimenté par un élément non trouvé sur Terre, que Lazar place au numéro atomique 115. Le principe final est d’utiliser des « amplificateur gravitationnels » avec de distordre l’espace-temps, afin d’attirer la destination plutôt que de s’y rendre.

Enfin, Lazar indique avoir eu l’occasion de lire certaines parties de rapports. Certains faisaient remonter les visites à plus de 10000 ans, d’autres relataient l’établissement d’un contact officiel, et un autre la provenance de l’appareil, bien connue des conspirationnistes : Zeta Reticuli.

Le récit de Lazar est tellement précis mais aussi extraordinaire qu’en 1989, lors de l’émission télévisée OVNI : La Meilleure Preuve sur KLAS-TV, on ira jusqu’à faire lui faire passer un test de détection de mensonge préparé par Georges Knapp, le présentateur de l’émission.
En fait l’activité décrite par Lazar (rétro-ingéniérie d’appareils extraterrestre), correspond à celle d’un projet hypothétique, régulièrement cité par des thèses conspirationnistes : le projet Redlight.

Zone fantôme ?

Différents points ne jouent pas en faveur du récit de Lazar. Tout d’abord la zone S-4 : si le lac « Papoose » existe bien au Sud de Groom Lake, les images satellite dont nous disposons ne montrent aucune installation dans la zone décrite par Lazar, y compris dans les dernières images à haute définition fournies par TerraServer. Bien sûr les descriptions de Lazar ne mentionnent que des installations camouflées dans le paysage ou souterraines, mais on s’explique mal pour les mêmes techniques de construction et de camouflage n’ont pas été appliquées aux installations de Groom Lake, également très secrètes.

Si l’on interroge d’anciens employés de la Zone 51, aucun ne semble avoir de souvenir de Lazar. Ce dernier ne met pas en avant le secret qui leur aurait été imposé, mais explique que lorsqu’il se rendait à S-4, il ne faisait qu’un « arrêt » à la Zone 51. Il empruntait un vol journalier accompagné de centaines d’autres employés. La base étant ultra top-secrète, il est impossible de vérifier ces affirmations. Selon Lazar, les employés ne communiquaient pour ainsi dire pas du tout entre eux à S-4 et ils n’étaient qu’une vingtaine à s’occuper de la propulsion des soucoupes. Dans ces conditions, difficile d’obtenir une quelconque corroboration.
Témoin fantôme

Ensuite, si la plupart des déclarations de Lazar concernant la zone S-4 sont invérifiables, ce qui l’est ne concorde pas vraiment. Son passé académique semble flou. Lazar déclare avoir travaillé de 1982 à 1984 au Laboratoire National de Los Alamos, au labo de Physique des Mesons, avec un niveau de sécurité ‘Q’. En fait, s’il est bien établi que Lazar a travaillé à Los Alamos, il n’est pas mentionné dans les annuaires des services qu’il cite, et l’on ne sait ce qu’il y fit exactement [Mark Rodeghier, directeur scientifique du CUFOS]. Lorsque l’on interroge l’USAF au sujet de Lazar, celle-ci déclare n’avoir aucun commentaire à faire sur l’Espace Aérien de Nellis [Sergent Maître de l’USAF J. C. Marcom des Affaires Publiques]. Dans le même temps, le Sergent Technique Henderson, des Affaires Publiques, indique que l’USAF n’a aucune trace d’un quelconque travail effectué par Lazar à la Base USAF de Nellis, bien que nous ayons réunit une grande liste d’investigations à son sujet.

Elément fantôme

En ce qui concerne l’élément 115, les physiciens admettent que l’existence d’un tel élément est théoriquement possible, mais que nous ne savons ni le fabriquer ni simplement le trouver. Que Lazar déclare avoir travaillé avec cet élément n’est donc pas forcément insensé, mais reste complètement invérifiable. Cependant, il semble en savoir assez pour avoir réellement travaillé dans la Zone 51 ou Dreamland où des appareils secrets sont testés, mais cette histoire reste un mystère ténébreux. En résumé : C’est impossible à vérifier. Nous n’avons pu, malgré nos investigations, trouver personne pouvant corroborer les dires de Lazar.

Un passé trouble

Suite aux « révélations » tapageuses de Lazar, on se penche sur son profil, à commencer par son passé. On découvre alors qu’en 1985, alors qu’il était en vacances au Nevada, il décide d’acheter maison de prostitution légale ; l’investissement se révélera si profitable qu’il n’aura pas besoin de retrouver un travail à temps plein pour un moment. C’est en 1988, alors qu’il désirait retravailler dans le milieu scientifique, que selon lui, il fut engagé pour travailler sur le projet Galileo. Cependant son un casier judiciaire, garni de 6 crimes dont proxénétisme et incitation à la prostitution, gestion d’une maison de prostitution, et vie avec les revenus d’une prostituée, ne joue pas en sa faveur.

L’ensemble de ces charges est rapidement mué en un seul crime « d’incitation au vice ». Cette « discréditation » aux yeux du public ne semble pas trop perturber Lazar, qui déclare enfin ne plus subir les pressions et filatures que lui imposaient ses supposés ancien employeurs : Je suppose qu’ils ont considéré que le jugement d’incitation au vice m’a discrédité commente-t-il. Depuis, Lazar vit des revenus de ses deux petites compagnies, un firme indépendante de réparation d’appareillages nucléaires et un laboratoire de photo. Il construit et effectue également des courses de jet cars et, chaque année depuis 1984, le week-end précédent le 4 Juillet (la fête nationale américaine), il organise le « Feu d’Artifice du Désert ». Il a également vendu les droits de son film et travaille sur un film en videocassette.

En résumé peu de personnes croient aujourd’hui aux dires de Lazar, y compris dans le milieu ufologique. Richard Hall par exemple, membre des premiers jours du NICAP, ne voit pas dans la zone 51 autre chose qu’une base militaire où sont développés des engins volants secrets mais n’ayant rien à voir avec les extraterrestres. Il ne croit pas aux déclarations de Lazar.

Du folklore

Le récit de Lazar fit le tour du monde et fut à la source de l’engouement populaire et de la « publicité » faite autour de la Zone 51 ou Dreamland. Une route fut baptisée « Extraterrestrial Highway » à proximité de la base de Nellis et de petites localités, comme Rachel, Nevada accueillent de nombreux touristes venus en pèlerinage ou encore pour tenter d’observer, aux alentours de la base, une des soucoupes volantes décrite par Lazar.

Lors du tournage du film Independence day, l’armée perd encore une occasion d’améliorer les choses, en indiquant aux producteurs qu’ils sont prêt à collaborer au film à une seule dernière condition : que toutes les références à la Zone 51 soient enlevées. L’histoire de la zone étant capitale pour le thème du film, les producteurs, bien que désirant ardemment la coopération des militaires, ont finalement refusé.

A la recherche du secret perdu

Autour de la Zone 51 et de ses secrets gravitent en d’autres : la Zone 19, ou la Zone 2, également désignée comme la base de Lake Mead, un dépôt d’armes nucléaires situé près de la base de Nellis. C’est en fait à se demander si, le secret de la base maintenant éventé et rien de vraiment probant n’étant ressorti des recherches des uns et des autres, on ne cherche pas un nouveau lieu plus secret et inconnu sur lequel on pourra supputer à loisir.

Dans la lignée de ce mouvement visant à déplacer le secret plutôt que de reconnaître qu’il n’est pas là où on avait cru le voir, la dernière histoire en vogue est le déplacement de l’activité secrète qui avait lieu naguère aux alentours de Groom Lake : en Juin 1997, un article de Popular Mechanics [PM 1997] fait sensation, indiquant que la Zone 51 est probablement fermée depuis un an et que les essais de nouveaux avions expérimentaux sont maintenant effectués en Utah, dans la zone 6413. Cependant, rien de probant n’appuie cette thèse. On parlera également d’une zone de 300 miles au Nord de l’Alaska, que les avions ne sont pas autoriser à survoler sous peine d’être abattus.

Source à partir de http://rr0.org/org/us/dod/af/base/Area51/

Zeppelin NT

Définition : http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeppelin_NT

Le Zeppelin NT (Zeppelin Nouvelle Technologie) est un type de dirigeable construit depuis les années 1990 par la compagnie allemande Zeppelin Luftschifftechnik GmbH, à Friedrichshafen.

Un dirigeable Zeppelin NT

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