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Archives de la catégorie ‘Exploration Spatiale’

Une planète, noire comme le charbon et brûlante, dans l’œil du télescope Hubble .

WASP-12b est l’une des plus sombres exoplanètes, aussi noire qu’une route fraichement pavée. L’exoplanète, qui fait deux fois la taille de Jupiter, a la propriété unique d’absorber au moins 94% de la lumière visible qu’elle reçoit de son étoile. La planète est si proche de son étoile qu’elle lui montre toujours la même face. Le côté jour reçoit toute la lumière puisqu’il fait toujours face à l’étoile. Un tourbillon de matière de son atmosphère surchauffée est aspiré par l’étoile. Images : NASA, Agence spatiale européenne et G. Bacon (STScI).

Une planète brûlante, noire comme le charbon, dans l’œil du télescope Hubble

Publié le 14 septembre 2017 par turbide pour craq-astro.ca

Le télescope spatial Hubble de la NASA a observé une planète extrasolaire entièrement noire, qui absorbe la lumière plutôt que la réfléchir dans l’espace. Cette caractéristique inédite est attribuable à sa faculté unique d’absorber au moins 94 % de la lumière stellaire visible qui pénètre son atmosphère.

Cette planète originale, nommée WASP-12b, dite de type « Jupiter chaud », gravite très près de son étoile et présente des températures extrêmes.

Son atmosphère est si chaude que pratiquement aucune molécule ne peut survivre sur sa face diurne, où les températures atteignent les 2 500 degrés Celsius. Par conséquent, des nuages qui pourraient réfléchir la lumière vers l’espace ne s’y forment probablement pas: cette dernière atteint plutôt l’atmosphère de la planète, où elle est absorbée par des atomes d’hydrogène, puis transformée en énergie thermique.

« Nous ne pensions pas découvrir une exoplanète aussi sombre », explique Taylor Bell, de l’Université McGill, membre du CRAQ  et de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, au Québec (Canada), et chercheur principal de l’étude réalisée au moyen du télescope Hubble. « La plupart des planètes de type Jupiter chaud reflètent environ 40 % de la lumière stellaire. »

La face nocturne de la planète est bien différente. En fait, WASP-12b présente des faces diurne et nocturne fixes parce qu’elle orbite près de son étoile, au point de s’en trouver « verrouillée » par les forces gravitationnelles. La face nocturne est de quelque 1 100 degrés Celsius moins chaude, ce qui y permet la formation de vapeur d’eau et de nuages. Des observations précédentes faites par le télescope Hubble de la frontière jour/nuit ont révélé la présence de vapeur d’eau et peut-être de nuages et de brume dans l’atmosphère. WASP-12b se trouve à environ 3,2 millions de kilomètres de son étoile, et fait le tour de son étoile en environ un jour terrestre.

« Cette nouvelle découverte d’Hubble prouve encore une fois la grande diversité des planètes de type Jupiter chaud », explique Taylor Bell. « Certaines, comme WASP-12b, affichent des températures de 2 500 degrés Celsius, et d’autres, de 1 200 degrés Celsius. De précédentes observations des Jupiter chaudes ont révélé que les écarts de température entre la face diurne et la face nocturne sont supérieurs pour les planètes plus chaudes du côté jour. Ces recherches portent à croire que même si une plus grande chaleur est absorbée du côté diurne de la planète, les phénomènes atmosphériques, par exemple les vents, ne suffisent pas à la transporter complètement sur la face nocturne. »

Les chercheurs ont établi la capacité d’absorption lumineuse de la planète au moyen du spectrographe imageur du télescope spatial Hubble en ciblant principalement la légère diminution d’intensité lumineuse alors que la planète passait directement derrière l’étoile. Ces variations indiquent aux astronomes la quantité de lumière réfléchie par la planète. Dans le cas qui nous occupe, toutefois, les observations n’ont révélé aucune lumière réfléchie, ce qui veut dire que le côté diurne de la planète absorbe pratiquement toute la lumière stellaire qu’elle reçoit.

Découverte en 2008, WASP-12b gravite autour d’une étoile semblable au Soleil dans la constellation du Cocher, à 1 400 années-lumière de la Terre. Plusieurs télescopes ont étudié cette exoplanète, notamment Hubble, ainsi que le télescope spatial Spitzer et l’Observatoire Chandra X-Ray de la NASA. De précédentes observations réalisées par le spectromètre ultraviolet (Cosmic Origins Spectrograph ou COS) d’Hubble ont révélé que la planète était peut-être en décroissance, un tourbillon de matière de son atmosphère ultra-chauffée étant aspiré par l’étoile.

Plus d’information

L’article “The Very Low Albedo Of Wasp-12b From Spectral Eclipse Observations With Hubble” est publié dans l’édition du 14 septembre de The Astrophysical Journal Letters. En plus de  Taylor Bell (McGill, CRAQ/iREx), l’équipe inclut Nikolay Nikolov (University d’Exeter), Nicolas Cowan (McGill, CRAQ/iREx), Joanna K. Barstow (University College London), Travis S. Barman (Université de l’Arizona), Ian J. M. Crossfield (University de l’Arizona), Neale P. Gibson (Queens University Belfast), Thomas M. Evans (Université d’Exeter), David K. Sing (Université d’Exeter), Heather A. Knutson (California Institute of Technology), Tiffany Kataria (JPL), Joshua D. Lothringer (University de l’Arizona), Björn Benneke (Université de Montréal, CRAQ/iREx) and Joel C. Schwartz (McGill).

Le télescope spatial Hubble est un projet de coopération internationale entre la NASA et l’Agence spatiale européenne. Le Goddard Space Flight Center de la NASA, à Greenbelt, au Maryland, gère le télescope. Le Space Telescope Science Institute (STScI) de Baltimore dirige les activités scientifiques d’Hubble. Le STScI est exploité pour le compte de la NASA par l’Association of Universities for Research in Astronomy, Inc., à Washington, D.C.

Pour obtenir plus de renseignements sur la planète WASP-12b et le télescope Hubble, et pour consulter des images, visitez le site suivant : http://www.nasa.gov/hubble

Contact

Taylor Bell
Institut de recherche sur les exoplanètes, Université McGill
taylor.bell@mail.mcgill.ca

Nicolas Cowan
Institut de recherche sur les exoplanètes, Université McGill
nicolas.cowan@mcgill.ca

Source

Ray Villard
STScI
villard@stsci.edu
410-338-4514

Donna Weaver
STScI
dweaver@stsci.edu
410-338-4493

Traduction

Université McGill

Liens

Conférence de Serguey Ryazanskiy – cosmonaute russe

Ajoutée le 14 mai 2017

Conférence de Sergey Ryazanskiy, cosmonaute Russe aux 11ème Rencontres de l’espace d’Auriol en 2016.

Riazanski a été sélectionné comme cosmonaute en 2003. Du 31 mars au 14 juillet 2009, il a participé à la première mission (105 jours) du programme Mars500, simulant les conditions d’une mission vers Mars.

Le 25 septembre 2013, Serguei Riazanski s’envole à bord de Soyouz TMA-10M, lancé en direction de la station spatiale internationale, en tant que membre de l’expédition Expédition 37/38, et revient sur Terre le 12 mars 2014.

Sergey Ryazanskiy est actuellement dans l’espace en mission dans la station spatiale internationale depuis le mois d’avril 2017.

Une planète ultra-rare « Impossible » pourrait révolutionner notre compréhension de l’espace

Investigations UFO et Science

Image Credit: NASA/GSFC

Article sourcefuturism.com

Les observations de l’exoplanète HAT-P-26b ont élargi notre connaissance de la façon dont les univers sont formés. Les nouveaux satellites lancés en octobre nous donneront encore plus d’informations.

QUELS SONT LES ASTRONOMES SUR LA HAT-P-26 b? Les scientifiques de l’Université d’Exeter ont découvert des aspects particuliers de l’exoplanète HAT-P-26b de taille de Neptune utilisant les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer de la NASA. Leurs résultats contribuent à notre connaissance de la diversité des planètes ainsi qu’à leur forme.

Comme la planète située  à environ 437 années-lumière de la terre – est passée devant son soleil, permettant aux télescopes de la mesurer, les scientifiques ont découvert une atmosphère riche en hélium, en hydrogène et en vapeur d’eau. Hannah Wakeford, co-chef de la nouvelle étude et chercheuse postdoctorale du Goddard Space Flight Center de la NASA (GSFC), a déclaré que cette atmosphère entraînerait « un ciel très étranger […]…

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Que fera l’humanité en cas de détection d’une civilisation extraterrestre ?

Area51

crédit illustration:
Istock/ sciencepost.fr/

Article source :sciencepost.fr/

22 mars 2017, 14 h 03 min:

Les nombreux exemples de contact avec les extraterrestres que nous avons dans la littérature et le cinéma se font rarement dans le calme, s’en suit même souvent la fin de l’humanité. Un célèbre programme de recherche américain traite de la question du comportement à adopter par l’humanité.

Il y a bien longtemps que la notion d’extraterrestres ne s’apparente plus aux petits hommes verts ! Les récentes découvertes d’exoplanètes et autres progrès technologiques destinés à communiquer avec l’espace tendent à laisser croire qu’un contact sera un jour possible avec une civilisation n’appartenant pas à notre planète.

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Are We Ready For Aliens?

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Mise à jour Area 51 blog, le : 24/03/2017 à : 17h30.

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Retour vers la Lune : la Nasa veut installer un poste avancé en orbite cislunaire

Investigations UFO et Science

Concept de poste avancé en orbite cislunaire proposé par la société Lockheed Martin dans le cadre du programme NEXTStep de la Nasa. © Lockheed Martin

Article source: futura-sciences.com/

Par Rémy Decourt, Futura

La Nasa vise la Lune. Un poste avancé de l’exploration habitée pourrait être installé sur une orbite « cislunaire » d’ici quelques années. Mars est toujours un objectif de long terme, mais l’activité humaine à proximité de la Terre et de la Lune offre des perspectives commerciales et scientifiques économiquement plus intéressantes qu’une aventure martienne.

La Nasa, qui a reçu du président Obama la mission d’explorer un astéroïde et d’envoyer un équipage vers Mars dans les années 2030, pourrait devoir revoir ses plans. Mais pas ses ambitions. La proposition de budget pour l’exercice fiscal 2018, bien qu’elle prévoit l’annulation de la mission de capture d’un astéroïde, privilégie l’exploration robotique et humaine de l’espace profond. Les…

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234 civilisations extraterrestres détectées dans la Galaxie ?

LASER-LUNE UTILISER PAR LA NASA POUR DES EXPÉRIMENTATION DE COMMUNICATION AU MONT LINCOLN. CRÉDIT : NASA via Ciel &espace

Article source: cieletespace.fr

Deux astronomes ayant passé au crible le rayonnement de 2,5 millions d’étoiles estiment avoir découvert, pour 234 d’entre elles, un signal « compatible avec l’émission de pulses laser par une intelligence extraterrestre ». Mais leurs collègues doutent…

Des civilisations extraterrestres communiquent-elles en ce moment même à travers la Voie lactée à l’aide de faisceaux laser ? Et surtout, viendrions-nous de les découvrir ? La conclusion que suggèrent les astronomes Ermanno Borra et Eric Trottier dans leur dernière étude — à paraître dans les Publications of the Astronomical Society of the Pacific — est pour le moins audacieuse.

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rainbow

Mise à jour Médiathèque et index ufologique et spatial, le: 11/03/2017 à : 10h45.

mediatheque

CAST ( Solar Telescope Axion CERN ) à la recherche de particules hypothétiques appelées «axions».

Le Solar Telescope Axion CERN (CAST) est une expérience à la recherche de particules hypothétiques appelées «axions». Crédit/CERN

Le Solar Telescope Axion CERN (CAST) est une expérience à la recherche de particules hypothétiques appelées «axions».
Crédit/CERN

Article du CERN

Particules hypothétiques appelées axions pourraient expliquer les différences entre matière et antimatière – et l’on peut les trouver au centre du Soleil.

Le Solar Telescope Axion CERN (CAST) est une expérience à la recherche de particules hypothétiques appelées «axions». Ceux-ci ont été proposées par certains physiciens théoriques pour expliquer pourquoi il y a une différence subtile entre matière et antimatière dans des procédés impliquant la force faible, mais pas la force forte. Si axions existent, ils pourraient être trouvés dans le centre du Soleil et ils pourraient aussi constituer la matière noire invisible.

CAST est à la recherche de ces particules avec un télescope conçu pour détecter les axions du Soleil. Il utilise un hybride inattendu de l’équipement de la physique des particules et en astronomie. Le télescope est fabriqué à partir d’un prototype d’un aimant dipolaire pour le Grand collisionneur de hadrons, avec ses tubes de faisceau creux agissant comme tubes d’observation. Pour permettre à l’aimant de fonctionner dans un état ​​supraconducteur, il est fourni avec l’infrastructure cryogénique précédemment utilisé par le Grand collisionneur électron-positon DELPHI l’expérience.Un système de focalisation de miroir pour les rayons X (récupéré à partir du programme spatial allemand), un détecteur de rayons X à chaque extrémité, et une plateforme mobile ajouter les touches finales à tourner l’aimant dans un télescope qui permet de suivre le Soleil

L’idée est que le champ magnétique agit comme un catalyseur pour transformer axions en rayons X, ce qui les rend relativement faciles à détecter. La force de l’aimant supraconducteur dipôle et sa longue durée d’assurer l’efficacité du processus. CAST rassemble les techniques de la physique des particules et en astronomie, et les avantages de l’expertise dans les accélérateurs du CERN, détection de rayons X, les aimants et de la cryogénie.

Vidéo du CERN

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Source

rainbow

Mise à jour Médiathèque et index ufologique et spatial, le: 23/09/2015 à : 11h35.

mediatheque

La NASA commande un « chasseur » aux exoplanetes

 

25.04.2013, 20:31, heure de Moscou
la voix de la russie

 

НАСА логотип
Photо: EPA

La société américaine privée Orbital Sciences Corporation a obtenu un contrat de 4 ans et d’un montant de 75 millions de dollars de la part de la NASA, prévoyant la construction d’un télescope spatial TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) dont la mission principale sera la recherche des exoplanètes où une vie pourrait exister.

Les recherches de ces planètes seront menées à l’extérieur du système solaire. L’appareil sera équipé de quatre téléscopes grand angle. Le lancement de ce « chasseur » aux exoplanètes est prévu pour 2017.

 

 

rainbow

 

Mise à jour par Era pour la Médiathèque et Index Ufologique et Spatial le 25-4-2013 à 22:45

 

mediatheque

 

 

 

 

Vidéo: Lancement réussi de la fusée privée Antarès.

Projet du cargo spatial Cygnus de la société privée Orbital Sciences

Projet du cargo spatial Cygnus de la société privée Orbital Sciences

Article source:techno-science.net

Espace
Posté par Adrien le Mardi 23/04/2013 à 00:00
technoscience

La société privée Orbital Sciences Corporation a réussi le premier tir d’essai de sa fusée Antarès et le déploiement d’un engin spatial fictif de 3,8 tonnes en orbite basse (LEO). Le prochain vol d’essai, qui aura lieu en juin, verra le lancement de la capsule spatiale Cygnus, qui doit permettre de ravitailler la Station spatiale internationale (ISS). Si tout va bien, Orbital Sciences débutera un contrat de 1,9 milliard de dollars avec la NASA pour fournir huit missions de ravitaillement à destination de l’ISS.

Avec SpaceX, Orbital Sciences a été choisi par la NASA en 2008 pour mener à bien des missions de ravitaillement de l’ISS après la fin du programme de la navette spatiale en juillet 2011. SpaceX a réussi son lancement de démonstration l’année dernière, et a réalisé depuis deux missions de ravitaillement vers l’ISS avec succès. En supposant que l’accostaged’essai avec l’ISS se déroule comme prévu en juin, Orbital Sciences rejoindra SpaceX comme unique moyen de transport américain à destination de l’ISS jusqu’à l’arrivée du programme Space Launch System (SLS) et le module Orion, successeur de la navette  spatiale, qui n’est pas prévu avant 2017.

Vidéo du premier lancement de la fusée privée Antarès.
Image Orbital Sciences Corporation.

Vidéo: Lancement réussi de la fusée privée Antarès..

L’épopée de la conquête spatiale : passé, présent et avenir.

 
De gauche à droite : Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin. © NASA

De gauche à droite : Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin. © NASA

mediatheque

30 Mars 2013 , 20h30:

Nous reprenons un article de cet excellent site pour avoir un tracé historique de l’exploration spatiale venant ainsi complèter nos dossiers.

rainbow

Article source: spaceconquest.pagesperso-orange.fr

1. L’ère des théories et de la fiction

Bien avant les exploits concrets des années 50 et 60, Isaac Newton, au 17ème

Figure 1 - Constantin Tsiolkovski, l'un des pères fondateurs de l'astronautique

Figure 1 – Constantin Tsiolkovski, l’un des pères fondateurs de l’astronautique

siècle, jette déjà les bases de l’astronautique dans son traité Principes mathématiques de philosophie naturelle. La science n’a pourtant pas évolué sur des applications concrètes avant le 20ème siècle. C’est le début du 20ème siècle qui est témoin d’avancées scientifiques considérables : on doit ces progrès à une multitude de savants du monde entier qui ont réalisés un travail colossal dans le domaine de l’astronomie et de l’astronautique. Les recherches les plus importants et les plus utiles furent celles de Constantin Tsiolkovski, l’un des « pères fondateurs » de l’astronautique. Il réalisa, au cours de sa carrière, plusieurs

travaux en fuséologie qui inspirèrent par la suite de nombreux ingénieurs de la course à l’espace. On lui doit l’équation de Tsiolkovski, l’équation fondamentale de l’astronautique et des systèmes de propulsion par réaction. On peut aussi citerRobert H. Goddard, pour ses travaux sur la propulsion à ergols liquides.

En littérature aussi, on s’interroge sur la possibilité d’aller dans l’espace : certains auteurs publient déjà à la fin du 19ème siècle des romans d’anticipation évoquant l’espace et ses mystères (Jules Verne, avec De la Terre à La Lune et Autour de la Lune, ainsi que Herbert George Wells, avec La Guerre des Mondes, notamment).

Mais ce n’est qu’après les deux guerres mondiales que les travaux des scientifiques du début du siècle vont trouver leur utilité, et que les auteurs d’anticipation vont voir leurs rêves se réaliser.

2. Un arsenal militaire à la base d’un programme spatial

Avant l’invention de moyens modernes d’exploration de l’espace (fusées, satellites, sondes, navettes spatiales…), et donc, de l’avènement du domaine de recherche spatial, le développement technologique se concentrait principalement sur le secteur militaire : en effet, c’est dans ce domaine qu’étaient concentrées, à l’époque, les  innovations technologiques. C’est de ces arsenaux militaires, renforcés par deux guerres mondiales, que vont naître les premiers objets capables d’échapper à la gravité de la Terre, et d’aller, pour la première fois, dans l’espace : petit à petit, les perspectives de guerre mondiale disparaissant, les machines de guerre, et plus particulièrement les missiles, furent reconvertis en instruments de recherche. Par exemple, les missiles allemands V2, tristement célèbres pour leurs milliers de victimes lors de la seconde guerre mondiale, ont été récupérés, à la fin de la guerre, par les Alliés et les Soviétiques, pour des recherches dans la haute atmosphère. Le système de propulsion du missile servira de base aux premiers lanceurs de satellites (voir les Spoutnik).

Missile V2 : missile sol-sol utilisé par l’armée allemande lors de la seconde guerre mondiale et conçu par l’ingénieur allemand Wernher von Braun. Il est considéré comme le précurseur de toutes les fusées modernes, son système de propulsion ayant été repris par la suite pour la conception des premiers lanceurs spatiaux.

3. La Course à l’Espace

Cependant, après la seconde guerre mondiale, des tensions internationales existent encore : en 1950, le monde est en pleine guerre froide. Les blocs de l’Est et de l’Ouest s’affrontent, et les programmes spatiaux, outre leur intérêt scientifique, seront aussi une des armes clés du combat. Tout en étant un des meilleurs moyens d’afficher son avance technologique (la première nation qui enverra un objet dans l’espace sera aussi la première capable d’envoyer un missile intercontinental), la conquête spatiale permettait aussi d’influencer l’opinion publique.

C’est aussi en grande partie grâce à cette rivalité que les progrès en matière de propulsion furent gigantesques (de 1 kg aux balbutiements de la technologie, ce furent ensuite plusieurs tonnes qui furent envoyées dans l’espace) et en moins de trente ans depuis l’apparition de la première fusée allemande, l’humanité réussit à atteindre la Lune.

Le pays qui, pour ainsi dire, ouvre les hostilités est l’Union Soviétique, avec le lancement réussi du premier satellite artificiel, Spoutnik I, le 4 octobre 1957 (lancé à l’aide d’une version modifiée du missile intercontinental R-7 Semyorka). Il va sans dire que l’annonce du succès Soviétique fut un grand choc pour l’opinion publique américaine. La réaction des Etats-Unis ne se fait d’ailleurs pas attendre : le programme Explorer est ouvert, et le premier satellite américain, Explorer I, est lancé le 31 janvier 1958. Les Etats-Unis font ainsi leur entrée officielle dans le clan des grandes puissances spatiales. Cependant, cette réaction ne se limite pas à l’envoi d’un seul satellite : en effet, le succès brutal de Spoutnik 1 a déclenché une véritable crise, connue aujourd’hui sous le nom de « crise Spoutnik ». La suprématie technologique américaine est totalement remise en cause, et le gouvernement décide alors de prendre des mesures pour rattraper le retard face à l’URSS. Ces mesures comprennent notamment une réforme du système d’éducation supérieur, ayant pour but d’encourager les étudiants à suivre des études scientifiques prestigieuses pour, à terme, augmenter le nombre de scientifiques et le potentiel technologique des Etats-Unis.

Figure 2 - Le satellite américain Explorer 1

Figure 2 – Le satellite américain Explorer 1

Explorer 1 (satellite 1958 Alpha) : Lancé le 31 janvier 1958, c’est le second satellite en orbite autour de la Terre, et le premier américain, qui fait entrer les Etats-Unis dans la course à l’espace. Il a permis de découvrir la ceinture de radiations de Van Allen.

Le 29 juillet 1958, le président Eisenhower créé la National Aeronautics and Space Administration (NASA), pour unifier les différents programmes spatiaux se développant dans les différentes branches de l’armée américaine. C’est le début des grands programmes spatiaux, véritables croisades de l’espace. Ainsi débute un demi-siècle de « course à l’espace ». Durant cette période, plusieurs objectifs sont fixés :

Envoyer un homme dans l’espace : après l’envoi réussi de sondes dans l’espace, la prochaine étape est d’envoyer un homme dans l’espace, et de le faire revenir  vivant : cela suppose des moyens technologiques considérables (pour sécuriser au maximum le vol et éliminer ainsi tout risque d’accident qui serait à coup sûr tragique) et une connaissance poussée des effets du vide spatial sur l’être humain. Poser le pied sur la Lune : notre satellite deviendra le but commun des deux superpuissances, plus par preuve de l’avancée technologique que par réel intérêt scientifique.

Survoler Mars : la planète Rouge fut, au début de la course à l’espace, une cible de l’URSS (voir dossier Les Missions vers Mars pour plus d’informations). Elle sera vite abandonnée, du moins jusqu’aux années 1990, à la suite de nombreuses  tentatives infructueuses.

  • Survoler Venus : bien qu’elle ait fait l’objet de moins de missions que Mars, elle fut quand même la première planète à être survolée par une sonde.

L’URSS enchaîne alors plusieurs succès, qui sont, pour la plupart, des grandes premières dans le monde de l’astronautique : après le lancement du premier satellite Spoutnik I, l’URSS, toujours désireuse de concurrencer la puissance américaine, continue sur sa lancée avec le programme Luna, qui vise cette fois ci la Lune, les missions spatiales Mars, etc.

L’agence spatiale soviétique réalise finalement l’exploit d’envoyer le premier homme dans l’espace, le 12 avril 1961 : Youri Gagarine effectue le premier vol spatial habité, à bord de la capsule Vostok 1, pendant 108 minutes. L’Union Soviétique affirme, ce faisant, sa détermination, et semble loin devant les Etats-Unis. Mais, comme avec l’envoi deSpoutnik 1, cet évènement entraîna une vive réaction, et renforça la détermination des Etats-Unis pour gagner un nouveau territoire, la Lune.

La NASA (National Aeronautics And Space Administration) est un organisme fondé en 1958 pour unifier les différentes branches de l’armée américaine se disputant l’exploration du domaine spatial. Il est chargé d’organiser et de coordonner les missions de recherche aéronautiques et spatiales civiles. Il a à son actif un nombre incalculable de missions menées, dont plus de 180 missions spatiales habitées. Symbole de l’excellence technologique des Etats-Unis, la NASA a fêté ses 50 ans en 2008.

4. Objectif Lune

Figure 3 - La face cachée de la Lune, photographiée par Luna 3

Figure 3 – La face cachée de la Lune, photographiée par Luna 3

Le 14 septembre 1959, Luna 2, un vaisseau spatial Soviétique, s’écrase sur notre satellite. C’est le premier vaisseau à atteindre la Lune. L’URSS continue sur sa lancée avec, un mois plus tard, le lancement réussi de la sonde Luna 3, qui nous envoie les premières images de la face cachée de la Lune.

Dès lors, la Lune va devenir un élément clé dans la course à l’espace, faisant déployer de chaque côté des moyens techniques et financiers considérables. Elle deviendra aussi l’objectif commun des Etats-Unis et de l’Union Soviétique. Cette dernière le prouve avec ses missions Luna, tandis que les Etats-Unis affirment leur détermination dans la conquête du satellite, avec le célèbre discours de John Fitzgerald Kennedy, « We choose to go to the moon »

« Nous choisissons d’aller sur la Lune. Nous choisissons d’aller sur la Lune dans cette décennie et faire d’autre choses encore, non parce que c’est facile, mais bien parce que c’est difficile, parce que ce but servira à organiser et mesurer le meilleur de nos énergies et de nos savoir-faire, parce que c’est un défi que nous sommes prêts à relever, que nous ne voulons pas remettre à plus tard, et que nous avons l’intention de gagner, et les autres aussi. »

Traduction du discours de John Fitzgerald Kennedy, le 12 septembre 1962

Il n’aura cependant pas le temps de voir son rêve se réaliser : il meurt assassiné en 1963.

Arthur C. Clarke : Auteur et inventeur britannique (1917-2008), il s’est intéressé, tout au long de sa carrière d’écrivain, aux enjeux de l’exploration spatiale. Il est célèbre à travers le monde pour sa série de quatre romans Space Odyssey (l’Odyssée de l’Espace) dans lequel il décrit rigoureusement l’évolution technologique du monde depuis le 21ème siècle (2001 : A Space Odyssey) jusqu’au troisième millénaire (3001 : The Final Odyssey). Dans une autre oeuvre, A Fall of Moondust (1961), Clarke met en scène la colonisation de la Lune par l’Homme, et les débuts du tourisme spatial.

Tableau récapitulatif des grandes premières de la course à l’espace.

suite à la source 

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Mise à jour médiathèque et index ufologique et spatial le : 30 Mars 2013 à : 20h30.

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