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Source:http://www.maxisciences.com/html

Une année après sa mise en orbite autours de Mercure, la sonde Messenger de la NASA, dévoile peu à peu des images inédites de la planète ainsi que des données permettant d’identifier sa structure et sa composition.

Si Mercureest pour la science la planète la plus mystérieuse du système solaire, ses secrets ne seront plus gardés encore bien longtemps. Ce n’est qu’une question de temps pour la sonde Messenger qui, en orbite depuis un an autour de la planète, réalise une topographie extrêmement détaillée de son hémisphère nord. Les premières données fournies par l’appareil ont fait l’objet de deux études, menées par Maria Zuber et David Smith du MIT aux Etats-Unis et parue en ligne le 22 mars dans la revue Science.

Les résultats de l’étude révèlent que le noyau de Mercure représente 85% du rayon de la planète. Une proportion extrêmement imposante puisqu’à titre de comparaison, le cœur de la Terre s’étend seulement sur la moitié de son rayon. En ce qui concerne la composition de Mercure, les données récoltées par Messenger indiquent une subdivision du noyau en différentes strates : une externe, solide et riche en sulfure de fer, une interne, liquide, et peut être une graine solide au milieu du reste. Cette structure est par ailleurs enrobée par les deux autres couches formant la partie externe de la planète : le manteau et la croûte de silicates.

Grâce à l’altimètre laser de la sonde Messenger, les chercheurs ont pu réaliser une cartographie détaillée de la surface de Mercure et particulièrement du bassin d’impact Caloris de 1.550 kilomètres de diamètre. Au sein du cratère, certaines régions, plus hautes que les bords, laissent à penser que la planète serait animée par une activité géophysique intense. Cette conclusion se confirme également par l’observation de grandes plaines volcaniques.

De possibles traces de glace

Enfin, les enregistrements effectués par les radars de la sonde près des pôles, laissent entrevoir des dépôts brillants, peut être de la glace, abritée des rayons du soleil dans des recoins de cratères. Il faudra toutefois attendre les nouvelles données enregistrées par Messenger pour confirmer dans un premier temps si toutes ces régions brillantes correspondent à des régions protégées du soleil.

La sonde Messenger (Mercury Surface, Space Environment, Geochemistry, and Ranging) a été lancée par la NASA en 2004 dans l’objectif d’étudier la surface, le champ magnétique, la composition interne et l’atmosphère de Mercure. Il faudra près de sept ans pour que l’engin spatiale arrive à bon port et soit placé en orbite 18 mars 2011. Il récolte depuis continuellement les données nécessaires à la compréhension de la planète la plus proche du soleil et jusqu’à présent inexplorée. Messenger devrait poursuivre son activité jusqu’en mars 2013, sa mission ayant été prolongée d’un an par la NASA.

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