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Sulfolobus acidocaldarius (acidophile ET hyperthermophile)

Source image:http://undeadgeekies.users-board.com/t103-les-extremophiles

Note de  sylv1, adm:

Je vous propose un article paru sur le site de Futura-sciences , le: Le 11 août 2010 à 15h36 qui concerne l’ apparition et l’adaptation de la vie dans des milieux extrêmement   hostiles.

Par Rémy Decourt, Futura-Sciences 
 

Pendant deux semaines, deux chercheurs britanniques, installés au Spitzberg, sont partis à la recherche des organismes dits extrêmophiles, capables de prospérer dans des conditions difficiles. L’idée de ce projet Amase est de mettre au point des techniques de recherche de la vie utilisables par la Nasa et l’Esa dans le Système solaire, sur Mars ou ailleurs.

Pour comprendre comment la vie pourrait exister sur d’autres planètes et satellites du Système solaire, deux chercheurs britanniques, Liane Benning, de l’Université de Leeds et Dominique Tobler, de l’Université de Glasgow, se sont rendus sur l’archipel du Spitzberg, une région connue pour être une des plus froides de la Terre.

Ce site présente en effet certaines analogies avec les dépôts de glace et de givre qui recouvrent les pôles martiens ou d’autres objets glacés du Système solaire comme les satellites Europe ouEncelade. Il peut donc être utilisé pour préparer l’exploration robotique et humaine de Mars.

Benning et Tobler ont mis sur pied leur expédition (du 6 au 20 août) dans le cadre du programmeAmase (Arctic Mars Analog Svalbard Expedition). Le but est de comprendre comment neige et glace de cette région ont été colonisées par des organismes subsistant avec très peu d’éléments nutritifs dans un environnement caractérisé par de grandes fluctuations de température et des niveaux élevés de rayonnement UV. L’objectif est de déterminer quelles sont les stratégies adoptées par ces organismes extrêmophiles pour y survivre. En comprenant cela, on pense augmenter nos chances de détecter et découvrir des formes de vies primitives sur d’autres objets du Système solaire.

Deux chercheurs, dont le professeur Benning, s’apprêtent à prélever des échantillons du glacier Friedrichbreen (Amase 2009). © Juan Diego Rodriguez-Blanco
 
Tester les instruments sur des cas réelsPour y parvenir, les deux chercheurs vont passer leur temps à prélever des échantillons, avec le souci de ne pas les contaminer, dans les champs de neige près de la station de recherche de Ny-Alesund. Ils ne seront pas analysés sur place mais au Royaume-Uni. Benning et Tobler veulent également déterminer le taux de mortalité et le nombre de cellules vivantes, réaliser un catalogue de la biodiversité de la région, étudier la géochimie locale et d’analyser l’ADN des micro-organismes.Ils utiliseront une panoplie d’instruments scientifiques qui seront soumis à des tests de performance et de fiabilité car, si la vie existe ailleurs dans le Système solaire, il est vraisemblable qu’elle le soit en très petite quantité (un petit nombre de cellules dans une région très vaste). Autrement dit, les instruments que l’on utilisera dans le futur devront être très sensibles de façon à détecter des indices qui seront très faibles, voire à l’état de traces.En s’appuyant sur les avancées acquises ces dix dernières années sur nos connaissances des différents chemins pris par la vie terrestre, on s’aperçoit que la vie est beaucoup plus robuste qu’on ne le pensait, repoussant les limites au sein desquelles elle peut s’épanouir. Notre planète abrite en effet des organismes, dits extrêmophiles, qu’on pensait ne pas pouvoir exister il y a encore seulement quelques années…On a observé des organismes dans des milieux acides, avec des pH pratiquement nuls aussi bien que dans des environnements très basiques. Certains prolifèrent dans des eaux très salines, dans les boues saumâtres ou dans les glaces des pôles. D’autres s’acclimatent très bien à des températures de 110°C, sans lumière ou résistent à des radiations qui tueraient 50.000 fois un humain, voire, comme les inénarrables tardigrades, au vide spatial.Une île de l’archipel du Spitzberg, un site analogue au milieu martien, sert de zone d’essai pour les exobiologistes. Il présente en effet certaines conditions géologiques, environnementales ou biologiques dont on suppose qu’elles ont un jour existé sur Mars. Crédit Juan Diego Rodriguez-Blanco

Vidéos youtube:

VIVRE EN ENFER – Bande-Annonce // LIFE IN HELL – Trailer

exobiologie

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Les Mystères Du Cosmos -La Quéte De La Vie

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