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Source:http://www.paranormal-info.com/Les-traces-d-OVNI-pourquoi-ne-font.html

Par Joël Mesnard

 

Depuis plus d’un demi-siècle, tout porte à croire que des engins volants, venus d’on ne sait où, hantent notre environnement, de manière répétée mais toujours suffisamment discrète pour que leur existence ne soit pas officiellement reconnue. Pourtant, on connaît des centaines de cas dans lesquels ces objets volants non-identifiés ont laissé des traces matérielles de leurs incursions dans notre monde. Pourquoi ces empreintes ne suffisent-elles pas à mettre un terme à toute contestation de la réalité OVNI ?

 

 

 

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Nuage lenticulaire pouvant ressembler à une soucoupe volante, Mark Meyer 2001.

 

 

On peut, pour simplifier, distinguer deux sortes de traces laissées par les OVNI :

-d’une part, les traces « directes », résultant soit d’un contact mécanique, soit d’un effet quelconque (le plus souvent thermique ou électromagnétique) : ce sont les empreintes au sol (tassement de la terre, excavations, altération des végétaux), auxquels s’ajoutent des exemples plus rares de traces sur des objets quelconques, tels que des carrosseries de voiture.

-d’autre part, les traces « indirectes », enregistrées sur des supports tels que pellicules photo ou bandes magnétiques.

Certes, en considérant uniquement ces deux catégories, on restreint le problème, qui est en réalité complexe : aux traces proprement dites, on peut adjoindre les effets du phénomène, qui sont eux aussi de natures variées, et vont jusqu’à des séquelles physiologiques, parfois très graves (2), sur les témoins. Mais bornons nous ici à ne considérer que les traces au sens le plus courant du terme.

D’un point de vue historique, le premier cas bien attesté de « trace d’ovni » remonte à 1942, et il se rattache à la seconde des deux catégories que nous avons définies.

1430 obus… et une photo

Deux mois et demi après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, et alors que les Américains vivaient dans la crainte d’un éventuel débarquement de l’ennemi sur la côte Ouest des États-Unis, un événement incompréhensible se produisit vers trois heures du matin, dans la nuit du 25 au 26 février 1942 : des disques lumineux évoluèrent silencieusement au-dessus de la ville de Los Angeles. Croyant à une attaque japonaise, les artilleurs de la 37ème brigade antiaérienne ouvrirent le feu sur ces disques volants, réveillant une bonne partie de la population et tirant au total 1430 obus…sans résultat apparent.

Cet incident fut relaté dans le numéro du 26 février du Los Angeles Times, qui illustra son article d’une photo sur laquelle on voit plusieurs disques lumineux, vers lesquels convergent les faisceaux des projecteurs de DCA.

Cette photo constitue probablement la première trace enregistrée du phénomène OVNI. Il est absolument certain que les disques lumineux qui ont survolé la grande métropole californienne cette nuit-là n’étaient pas des bombardiers japonais : ils ne ressemblaient en rien à des avions, et d’ailleurs, aucune bombe ne tomba sur la ville. Les moyens aériens dont disposaient les Japonais sont depuis longtemps parfaitement connus, et ne peuvent être invoqués pour expliquer cet incident. Aucun doute : nous disposons, avec cette photo, du premier document montrant, de façon certaine, ce que nous appelons aujourd’hui des ovnis.

Et pourtant…

Et pourtant, l’existence de ce document, et des témoignages qui s’y rapportent, n’a pas suffi à entraîner une reconnaissance de la réalité du phénomène.

Il est vrai qu’en ce début de 1942, les conditions n’étaient guère propices à une telle reconnaissance. L’Amérique venait d’entrer en guerre, dans des conditions catastrophiques, et elle essuyait une série de revers dans le Pacifique, face à un ennemi que rien ne semblait pouvoir arrêter. Quant à l’Europe, plongée depuis deux ans dans les horreurs de la guerre, elle n’avait pas le loisir de méditer sur un fait divers survenu aux antipodes, et dont elle ignorait jusqu’à l’existence.

Aux États-Unis mêmes, l’incident du 26 février semble être resté isolé, pendant plus de cinq ans. Lorsque la Paix était enfin revenue, à l’été 1945, l’Amérique avait le sentiment d’entrer dans une ère nouvelle, et elle avait oublié cet incident qui paraissait devoir rester sans suites.

Dès l’immédiat après-guerre, l’affaire de Los Angeles n’était plus qu’une vague curiosité vite effacée des mémoires. Tant de choses s’étaient produites depuis ! Mais les circonstances défavorables de février 1942 constituent une explication trop facile à ce rapide oubli. Nous savons maintenant avec quelle stupéfiante facilité les apparitions d’ovnis les mieux attestées, et les traces les plus probantes, passent à la trappe. Le problème OVNI consiste en partie à tenter de comprendre quels peuvent être les mécanismes et les motifs de cette étrange faculté collective d’oubli.

Poncey-sur-l’Ignon : un trou pour rien

Laissons provisoirement de côté la question des photos d’ovnis, et venons-en à notre première catégorie de traces physiques, essentiellement représentée par les empreintes au sol. Si l’on se limite à la France, il est possible d’énumérer quelque deux ou trois cents cas de cette sorte, plus ou moins richement documentés. S’y ajoutent quelques dizaines d’exemples de traces d’origine indéterminée, et dont on ne sait s’il faut en imputer l’origine au phénomène OVNI ou à quelque autre cause inconnue (et éventuellement, naturelle).

Parmi les affaires les plus remarquables, on peut citer un petit nombre de cas d’excavations incompréhensibles. L’extraordinaire vague d’ovnis du second semestre 1954 en a fourni un exemple excellent, avec le trou de Poncey-sur-l’Ignon, apparu le 4 octobre, peu après 20 heures, à la suite d’une observation, par plusieurs personnes, d’un ovni évoluant très près du sol.

Dans son excellent livre A propos des soucoupes volantes (3), Aimé Michel fournit une description précise du « trou de Poncey » :

« Sur une surface longue de 1 m 50, large à sa base de 70 cm et à son extrémité de 50, le sol avait été comme aspiré. Sur l’écorchure toute fraîche, des vers blancs s’agitaient encore. La terre arrachée était répandue tout autour du trou en mottes de 30 cm de diamètre, sur un rayon de 4 m environ. Sur le bord interne du trou, des mottes pendaient vers l’intérieur : la terre avait été affouillée par-dessous, de sorte qu’à mi-hauteur de sa profondeur moyenne, la surface du trou était plus vaste qu’au niveau du sol. Mais le plus étonnant est qu’aucune trace d’instrument n’expliquait l’extraction de cette masse de terre. Bien mieux (et c’est cela surtout qui ne put jamais être expliqué) : les petites racines et radicelles (…) étaient intactes sur toute la surface interne du trou ; aucune n’était tranchée, comme cela eût été le cas si l’on avait creusé l’excavation avec n’importe quel moyen connu. (…) Bref, tout se passait comme si la masse de terre répandue dans l’herbe autour du trou avait été sucée par un gigantesque aspirateur. »

Des gendarmes (le capitaine Millet, de Semur-en-Auxois, puis le commandant Viala, de Dijon, constatèrent le fait, de même qu’un professeur de l’université de Dijon et le général de Chassey, de l’armée de l’Air. Aucune explication satisfaisante ne put être trouvée. A moins de vouloir à tout prix nier l’existence du phénomène OVNI, il faut admettre que la seule cause envisageable est la soucoupe, lumineuse, de couleur orangée et d’environ 3 m de diamètre, observée le soir même par Mme Fourneret au-dessus de l’emplacement du trou, et quelques instants plus tard par François Bouiller et plusieurs autres personnes. Le trou de Poncey, comme la photo de Los Angeles, est la preuve de la réalité des OVNI.

Mais une preuve n’a d’effet que si elle est connue, si elle est prise en compte. Une preuve ignorée, ou occultée, est une preuve sans effet. Et le silence s’est fait, très vite, sur le cas de Poncey comme sur bien d’autres affaires d’ovnis. Dès les jours qui ont suivi la découverte de la trace, la grande presse a été d’une discrétion exemplaire sur cette affaire, qui avait sans doute le tort d’être un peu trop solide.

En 1979, un livre – dont je ne recommande la lecture à personne- a été publié, qui prétendait faire table rase de la vague de 1954. Ce livre (un savant mélange de contrevérités et d’insinuations calomnieuses) ne cite même pas l’affaire de Poncey-sur-Lignon. Il y a des silences qui facilitent beaucoup certaines démonstrations !

Une anomalie impossible à reproduire

Les cas de traces au sol, laissées par des ovnis dûment observés ou résultant de causes indéterminées, ont été nombreux au cours des années soixante et soixante-dix. Un exemple particulièrement instructif nous est fourni par le cas de Valensole (1er juillet 1965) : la présence d’une empreinte profonde, à la géométrie très précise, a été constatée par les gendarmes, à l’endroit où un agriculteur, Maurice Masse, venait d’observer, tôt le matin, un ovni posé au sol, ainsi que ses occupants de petite taille. Tout autour de la trace, la terre était desséchée et « dure comme du ciment », alors qu’aux alentours elle était restée normalement meuble et humide.

Cette anomalie a été constatée par les gendarmes, et aucune explication plausible n’a jamais été proposée. On n’a pu imaginer aucun moyen qui permette de produire une telle dessication localisée du terrain.

Dans ce cas, peut-on parler de preuve ? Si preuve il y a , on n’a pas su en tirer les conséquences, puisque trente-trois ans après l’affaire de Valensole, les OVNI continuent à être évoqués comme s’ils n’étaient rien d’autre qu’un mythe. Il existe d’ailleurs quantité d’exemples tout aussi probants que Valensole, et qui n’ont pas suffi non plus à provoquer une prise de conscience de la situation, si ce n’est à une échelle quasiment négligeable.

Pour bien comprendre le climat dans lequel se fait la recherche ufologique en France, il faut savoir qu’il s’est trouvé des gens, dans les années quatre-vingts, pour « expliquer » le cas de Valensole et sa remarquable empreinte au sol, d’abord par la présence supposée d’une « Dauphine » dans le champ, puis par l’atterrissage d’un hélicoptère. Ces deux idées sont pareillement absurdes et contraires aux faits, mais il faut savoir que la production de ce genre d’inepties a atteint, en France, un stade quasi-industriel, depuis la fin des années soixante-dix. Tout se passe comme s’il fallait à tout prix répandre dans le public de fausses explications, en matière d’OVNI.

Qui a volé les huit mètres-cubes de terre ?

Un peu avant deux heures du matin, le 26 octobre 1989, un habitant de Brix, dans la Manche, fut réveillé par les aboiements de son chien. Regardant à l’extérieur, il vit une forte lumière blanche, de forme conique, qui survolait les champs.

A la même heure, un autre habitant de Brix fut éveillé par un bruit inhabituel.

Dans la matinée, un cultivateur découvrit, à l’endroit où le premier témoin avait vu le cône de lumière blanche, une incompréhensible trace dans son champ : sur une surface d’environ soixante-six mètres-carrés, l’herbe avait disparu, et la terre avait été enlevée sur une profondeur de 10 à 15 cm. On ne trouvait alentour aucune trace, ni de l’herbe, ni des quelque sept à neuf mètres cubes de terre !

8 m3 de terre disparus dans un champ de Brix.

A l’intérieur de la trace, au contour irrégulier, le sol avait pris une apparence proche de celle du mâchefer, et une odeur de pétrole allait persister pendant plus de trois semaines. Il y avait apparemment eu combustion, et deux jours après la découverte de la trace, le sol était encore chaud, quelques centimètres sous la surface.

Une étude spectroscopique d’échantillons prélevés sur place ne révéla pas de particularités notables, et ne fournit donc aucune solution au mystère (4).

étude spectroscopique

Cet exemple de Brix est néanmoins intéressant, car il illustre bien le genre d’embûche que ces phénomènes réservent aux chercheurs qui tentent de les interpréter : les traces de combustion et l’odeur persistante de pétrole suggèrent quelque explication bien terrestre, alors que l’observation visuelle du premier témoin (corroborée, semble-t-il, par d’autres personnes, qui auraient vu une boule lumineuse quelques heures plus tôt) fait plutôt penser à un ovni. Chacun est donc tenté de conclure en fonction de ses convictions personnelles, et bien souvent, aucun élément décisif ne permet de trancher.

Quand « la lune » écrase 7 000 m2 de fougères !

Pour apprécier toute la difficulté qu’il peut y avoir à tirer des conclusions d’un cas d’ovni avec traces, il nous faut revenir en arrière, de quelques années, pour évoquer l’affaire de Mansigné (5). Voici, très brièvement, ce dont il s’agit :

Le samedi 5 septembre 1981, quatre personnes avaient passé la journée dans une maison située en plein bois, à une trentaine de kilomètres au sud du Mans. Vers 23 h, ces quatre personnes observèrent un phénomène lumineux relativement complexe, dont la source semblait se trouver non loin de la maison, sur une petite hauteur boisée.

Le lendemain matin, deux des quatre témoins, accompagnés de deux gendarmes, découvrirent dans une clairière (entre la petite maison et l’emplacement du phénomène lumineux) une vaste zone, longue d’une centaine de mètres et large de 70, aux contours très nets, dans laquelle les fougères avaient été aplaties « comme si un troupeau d’éléphants était venu là pour faire la fête ». Certaines tiges étaient proprement dilacérés, comme si quelque chose en avait arraché la partie supérieure, à la fois par torsion et par traction, mais sans que les racines aient été arrachées. En outre, les fougères écrasées étaient par endroits recouvertes d’un poudre blanche, qui ne put être identifiée (6).

L’examen des données astronomiques montra que la direction d’observation du phénomène lumineux était proche de celle de la lune, qui, compte tenu des conditions atmosphériques, pouvait en effet être visible.

Certains n’hésitèrent pas à en déduire que les témoins avaient tout simplement observé… la lune, peu avant son coucher. L’explication peut paraître séduisante, si c’est une explication qu’on cherche à tout prix. Mais d’une part, la description précise que donnent les témoins contredit cette explication, et d’autre part, la concomitance de cette observation et de la découverte des quelque 7 000 m2 de fougères écrasées, dilacérés, et partiellement recouvertes d’une poudre blanche appelle quand même une tout autre explication que la lune !

Quoi qu’il en soit, la présence, dans une affaire d’ovni, d’éléments suggérant une explication simple, quoique contraire aux affirmations des témoins, se retrouve dans un très grand nombre de cas, à tel point qu’on peut y voir une caractéristique du phénomène.

Le meilleur des exemples et le pire des traitements

S’il est une affaire d’OVNI dans laquelle une trace matérielle vient corroborer les déclarations d’un témoin, c’est bien celle de Trans-en-Provence.

Le 8 janvier 1981, vers 17 h, M. Nicolai, qui se hâtait de terminer un travail de maçonnerie, assista à l’atterrissage, à 80 m de lui, d’un objet d’apparence métallique, d’environ 5 m de diamètre et 2 m ou 2,5 m de haut. La chose ne resta au sol que pendant un temps très bref, puis s’éleva en soulevant un peu de poussière et en émettant un léger sifflement, et s’éloigna à grande vitesse.

Le bref séjour de cet objet avait laissé une trace au sol en forme de C : une portion de couronne de 225°environ, de 2,40 m de diamètre extérieur et 2,20 m de diamètre intérieur.

Des prélèvements effectués sur le site permirent à un biologiste, le Dr Bounias, d’effectuer des analyses qui révélèrent une altération de la composition chimique des végétaux (en l’occurrence, de la luzerne).

Pour la première fois, une anomalie en apparence inexplicable, révélée par une expertise scientifique, venait confirmer le récit d’un témoin. Le résultat des analyses ne répondait certes pas à toutes les questions qu’on pouvait se poser, mais il confirmait le fait qu’un phénomène « de grande ampleur » avait altéré la composition chimique de la luzerne, de façon très localisée : uniquement là où le témoin affirmait avoir vu l’objet au sol.

On pouvait dès lors s’attendre à voir cet incident de Trans-en-Provence, pratiquement unique en son genre, créer un brèche dans le mur de silence et d’incompréhension qui entourait le phénomène OVNI. Nombreux sont ceux qui espérèrent alors que la situation allait évoluer vers une meilleure acceptation de ces phénomènes.

Il n’en fut rien. De bien étranges personnages, qui se présentaient comme des « ufologues sceptiques », et se désignaient, en toute modestie, comme « les nouveaux ufologues » (7), firent rapidement courir le bruit que la trace et l’altération biochimique des végétaux résultaient de la présence sur le site… d’une bétonneuse. Cette prétendue explication faisant long feu, ils corrigèrent le tir et, quelque temps plus tard, la bétonneuse avait fait place à un forage pétrolier clandestin. Comme cette nouvelle invention ne convainquait personne non plus, le forage pétrolier clandestin céda la place à… l’effet produit par un chariot élévateur.

Il n’est plus question, aujourd’hui, ni de la bétonneuse, ni du forage clandestin, ni du Fenwick. La nouvelle thèse explicative est plus simple encore : le témoin aurait tout simplement affabulé (ce qui altère la composition chimique des plantes, comme chacun sait).

On pourrait être tenté de sourire de ces délires explicatifs en série. Le plus grave est qu’ils ont été diffusés à très grande échelle. Il est évident qu’ils contribuent à la confusion qui règne à propos du phénomène OVNI. Il est clair également que cette confusion est en grande partie entretenue. Et plus une affaire d’OVNI, avec ou sans traces, est riche d’enseignements, plus elle fait l’objet de manœuvres systématiques de désinformation et de dépréciation.

Une nouvelle forme de traces : les photos-surprises

Au fil des ans, le phénomène OVNI évolue dans ses manifestations. Ainsi, le pourcentage d’observations diurnes, qui était de l’ordre de 65% à la fin des années quarante, s’est progressivement effondré, au point que presque toutes les observations, depuis le début de la présente décennie, sont faites de nuit. Les cas d’atterrissages, relativement fréquents au cours de la période 1954-1974, se sont également raréfiés, de manière extrêmement marquée, ce qui entraîne une raréfaction des cas de traces au sol.

En revanche, de nouveaux types de manifestations semblent se multiplier, et c’est notamment le cas de ce qu’on nomme les « photos-surprises » : une personne photographie un sujet quelconque et, au tirage, découvre sur son cliché une anomalie qui, par son aspect, évoque plus ou moins un ovni.

Ces traces d’un nouveau genre, qui ont pour support une pellicule photographique (plus rarement un film cinéma ou une vidéo) sont, d’une façon quasi-générale, suffisamment équivoques pour qu’on ne puisse pas véritablement conclure quant à la nature de l’anomalie photographiée : dans bien des cas, on est amené à se demander si ce n’est pas un oiseau en vol qui en est la cause, ou bien un défaut du film ou du traitement.

Il existe toutefois quelques exemples auquel aucune explication réductrice ne semble convenir. C’est le cas, notamment, de deux diapositives prises dans la région de Besançon, vers la fin des années soixante-dix, par une personne qui photographiait des paysages. Ces deux diapos (qui ne se suivent pas sur le film : elles portent les numéros 18 et 21), ont été prises presque du même endroit et leurs champs se recouvrent partiellement. Elles montrent, dans les nuages, un objet blanc, de même aspect dans les deux cas, et pour lequel aucune explication satisfaisante n’a pu être trouvée. Les exemples de cette qualité sont cependant assez rares, et comme le faisait jadis remarquer Aimé Michel, le phénomène se montre toujours suffisamment pour attirer notre attention, mais jamais assez pour que nous puissions avoir réellement prise sur lui. C’est, à n’en pas douter, une de ses caractéristiques les plus marquées.

Notes

1 : LDLN, BP 3, 77123 Le Vaudoué

2 : voir LDLN 344, pp. 4 à 13, et 345, pp. 39 et 40.

3 : ouvrage édité successivement par B. Arthaud (1958), Présence Planète (1966) et Seghers (1977)

4 : LDLN 299 et 307

5 : LDLN 300

6 : Une poudre blanche de même aspect et de structure cristalline a été signalée dans d’autres cas de traces au sol, et notamment dans le cas de Marliens (Côte d’Or) en mai 1967.

7 : par référence aux « nouveaux philosophes » alors en vogue.

 

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