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Navette spatiale Bourane
Navettes spatiales
États-Unis États-Unis

  • Enterprise (test)
  • Pathfinder (maquette)
  • Columbia (détruite en 2003)
  • Challenger (détruite en 1986)
  • Discovery (en service)
  • Atlantis (en service)
  • Endeavour (en service)

Union Soviétique Union Soviétique

  • Projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) Bourane
  • 1.01 Bourane (détruite en 2002)
  • 1.02 Ptichka (inachevée)
  • 2.01 (incomplète)
  • 2.02 (démantelée)
  • 2.03 (démantelée)
  • Baikal (inexistante, canular)

Russie Russie

  • Kliper
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La navette Bourane sur son lanceur Energiya

La navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions, telles que le lancement ou la réparation de satellites artificiels. Le terme correspondant en anglais est space shuttle.) Bourane sur son lanceur ( Lanceur, terme de l’astronautique Lanceur, terme du baseball Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur » Catégorie : Homonymie) Energiya

Le programme de vaisseau spatial réutilisable soviétique Bourane, Buran dans la transcription anglaise, (« ?????? » qui signifie « tempête de neige » en russe) a été lancé en 1976 en réponse au programme américain de navettes spatiales. Les dirigeants soviétiques, qui étaient persuadés que la navette spatiale (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions,…) serait utilisée à des fins militaires (ce en quoi ils n’avaient pas totalement tort puisque sa soute était dimensionnée pour accueillir des satellites (Satellite peut faire référence à :) espions), ont souhaité disposer d’un engin équivalent afin de maintenir l’équilibre des puissances durant la guerre froide. Ce projet (Un projet est – dans un contexte professionnel – une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou un service unique:) a été le plus important et le plus coûteux de l’histoire de l’exploration spatiale soviétique.

Du fait de similarités dans son aspect extérieur avec les navettes spatiales américaines et de concordances dans les dates de début du programme, certaines personnes pensent que la réalisation du programme Bourane a dû beaucoup à l’espionnage. Cependant il est admis que la ressemblance est seulement externe, pour des raisons aérodynamiques. L’intérieur de la navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions, telles que le lancement ou la réparation de satellites artificiels. Le terme correspondant en anglais est space shuttle.) et son avionique (L’avionique est l’ensemble des équipements électroniques, électriques et informatiques qui aident au pilotage des aéronefs et des astronefs, à savoir :) sont totalement de facture soviétique.

La navette elle-même a été lancée une seule fois et sans équipage le 15 novembre 1988 à 3 heures (L’heure est une unité de mesure  :) GMT. Elle a alors réussi l’exploit de se poser toute seule grâce à son ordinateur de bord, ce qui n’a jamais été tenté, car considéré comme trop risqué, avec les navettes américaines.

La fusée (Fusée peut faire référence à :) Energia qui propulse Bourane (on parle souvent du couple Energia-Bourane) est le lanceur ( Lanceur, terme de l’astronautique Lanceur, terme du baseball Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur » Catégorie : Homonymie) le plus puissant jamais conçu. Malgré une longueur (La longueur d’un objet représente la distance entre deux de ses extrémités, les plus éloignées possibles. Lorsque l’objet est filiforme ou en forme de lacet, sa longueur est souvent celle de…) moins importante que la fusée (Fusée peut faire référence à :) Saturn V (Saturn V est le nom de la fusée spatiale qui a été utilisée par la NASA pour les programmes Apollo et Skylab entre 1967 et 1972, en pleine course à l’espace entre Américains et Soviétiques.), sa puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) au décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l’état statique – au sol – vers le vol.) est pourtant supérieure à cette dernière.

L’Antonov 225 a servi à transporter Bourane de son site de construction à son site de lancement, tenant le même rôle que le 747 pour les navettes spatiales américaines.

Différences entre Bourane et la navette spatiale (Une navette spatiale, dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d’autres missions,…) américaine

  • Bourane a été conçue dès le départ pour effectuer des vols habités et non-habités avec la possibilité d’atterrir automatiquement comme lors de son premier vol.
  • Bourane n’a pas de propulseurs principaux. La fusée Energia sert de propulseur principal.
  • Il y a 4 propulseurs d’appoint (booster) avec des carburants et comburants liquides (kérosène/oxygène) sur le propulseur Energia au lieu de 2 propulseurs à poudre (La poudre est un état fractionné de la matière. Il s’agit d’un solide présent sous forme de petits morceaux, en général de taille inférieure au dixième de millimètre (100 µm).) sur la navette américaine.
  • La fusée Energia qui sert de propulseur principal à Bourane n’est pas réutilisable alors que les propulseurs principaux (sur l’orbiteur) et les propulseurs d’appoint de la navette américaine le sont.
  • Bourane peut transporter 30 tonnes en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps sous l’effet de la gravitation.) contre 25 pour la navette américaine.
  • Le rapport masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l’inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) envoyée/masse retournée est de 6,5 pour Bourane contre 5,5 pour la navette américaine.
  • Bourane peut revenir sur Terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.) avec une charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un…) de 20 tonnes contre 15 pour la navette américaine.
  • Le modèle de la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent abusivement confondu avec sa mesure – l’aire ou la superficie.) externe de protection thermique (La protection thermique, dans le domaine de l’astronautique, est l’ensemble des dispositifs utilisés pour éviter qu’un corps soit soumis à des variations excessives de températures. La protection thermique peut être active ou passive.) est optimal et les séparations longitudinales des tuiles de protection sont orthogonales à la ligne d’écoulement de l’air ne présentant pas d’angles aigus.
  • Contrairement aux navettes américaines, qui sont de simples planeurs, Bourane dispose d’un réacteur (Un réacteur peut désigner :) utilisable lors du retour sur terre (La Terre, foyer de l’humanité, est surnommée la planète bleue. C’est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.).
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Développement de Bourane

Le développement du programme Bourane commence au début des années 1970 en réponse au programme de la navette spatiale états-unienne. Bien que les ingénieurs préféraient un véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d’un point à un autre, sur des distances variables.) plus petit et plus léger avec un corps portant (Le corps portant est une conception particulière des aéronefs où l’effet de portance n’est plus produit par les ailes de l’appareil, mais par le…), les militaires ont fait pression (La pression est la force exercée sur une surface donnée.) pour avoir un engin de la même taille que les Américains afin de maintenir la parité stratégique entre les deux grandes puissances.

La construction de la navette a débuté en 1980 et en 1984 le premier modèle est sorti des usines. En 1983 eu lieu le test suborbital d’un modèle réduit. Mais comme le projet prenait du retard, cinq autres vols de modèles réduits eurent lieu. Vingt-quatre vols d’essais ont eu lieu avec le premier modèle complet avant que la navette soit déclarée apte au service.

Le premier vol

Le seul et unique vol orbital (en mode automatique) a eu lieu le 15 novembre 1988 à 03h00 UTC dans des conditions météo défavorables. L’orbiteur a été lancé en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps sous l’effet de la gravitation.) par une fusée Energia. Le système de support de vie n’était pas installé et il n’y avait aucun logiciel (Un logiciel ou une application est un ensemble de programmes, qui permet à un ordinateur ou à un système informatique d’assurer une tâche ou une fonction en particulier (exemple : logiciel de gestion de la relation client, logiciel de production, logiciel de comptabilité,…) d’interface homme-machine.

La navette a fait deux fois le tour de la Terre avant de revenir et d’effectuer un impressionnant atterrissage (L’atterrissage désigne, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme. Le terme recouvre cependant des notions différentes suivant qu’il est employé…) en mode automatique (L’automatique fait partie des sciences de l’ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l’analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques….) sur l’aérodrome de Baïkonour. Elle a aussi démontré la possibilité d’utiliser une navette pour des missions non habitées.

Une partie de la mission a été retransmise à la télévision (Cet article ou cette section doit être recyclé. Sa qualité devrait être largement améliorée en le réorganisant et en le clarifiant. L’utilisateur qui…), mais pas le décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l’état statique – au sol – vers le vol.), ce qui a provoqué des spéculations sur une possible supercherie. Finalement la vidéo (La vidéo regroupe l’ensemble des techniques, technologie, permettant l’enregistrement ainsi que la restitution d’images animées, accompagnées ou non de son, sur un support adapté à l’électronique et non de type photochimique. Le mot vidéo vient du latin video qui signifie « je vois ». C’est l’apocope de vidéophonie ou…) du lancement a été rendue publique La vidéo, attestant de la réalité du lancement (et des conditions météos calamiteuses).

Après quoi…

Le projet a été abandonné après son premier vol faute d’argent et du fait de la situation politique en URSS. Les deux autres navettes qui devaient être livrées en 1990 et 1992 n’ont jamais été achevées. Le projet a officiellement pris fin en 1993.

Ce programme a tiré vers le haut la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche…) en URSS, mais a aussi exalté la fierté nationale soviétique. Bourane devait servir de lien avec la station Mir qui a été lancée en 1986 et qui est restée en service jusqu’en 2001. Cependant quand Mir a finalement reçu la visite d’une navette spatiale, le visiteur était américain et non soviétique.

Le module d’arrimage Mir-Bourane qui devait être utilisé pour les rendez-vous spatiaux a finalement été modifié pour servir à la connexion avec la navette américaine.

Que sont devenues les navettes ?

Les deux navettes assemblées 1.01 (bourane) et 1.02 (ptichka) et tout le reste du projet sont désormais la propriété de la république du Kazakhstan. Le 12 mai 2002, le toit du hangar abritant la navette 1.01 (la seule ayant fait un vol orbital) et le lanceur Energia sur lequel elle était montée s’est effondré suite à un mauvais entretien. L’accident a totalement détruit l’engin et tué 8 ouvriers.

Bourane 2.01 et 2.02 (cette deuxième série avait un poste de pilotage modifié) n’ont jamais quitté leur usine de Touchino où elles sont dans un piètre état. Des morceaux de ces véhicules ont été vendus sur Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. Ses utilisateurs sont désignés par le néologisme « internaute ». Techniquement, Internet se définit comme le réseau public mondial utilisant le protocole de communication IP (Internet Protocol).).

L’orbiteur 2.03 partiellement assemblé a finalement été démantelé quand le programme a pris fin et n’existe plus aujourd’hui.

En plus des cinq engins de « production » il y avait huit véhicules de test utilisés pour les essais statiques, atmosphériques, d’intégration et l’entrainement des équipages. Ces engins avaient les numéros de série suivants :

  • OK-ML (plus tard OK-ML-1) – tests Statiques actuellement à Baïkonour
  • OK-GLI – Tests atmosphériques, équivalent de l’ orbiteur (Dans le domaine de l’astronautique, un orbiteur est un vaisseau satellisé autour d’une planète. Plus précisément, il est utilisé pour désigner :) americain Enterprise
  • OK-KS – Tests d’intégration des systèmes, actuellement à l’usine Energiya
  • OK-MT – Maquette d’ingénierie actuellement à Baïkonour
  • OK-??? – Tests statiques ???
  • OK-TVI – Tests de résistances aux conditions spatiales ???
  • OK-??? – Tests statiques ???
  • OK-TVA – Tests statiques actuellement au parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il se distingue du Jardin public par…) Gorki à Moscou ()

Le véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d’un point à un autre, sur des distances variables.) OK-GLI a été équipé de quatre réacteurs avec un réservoir de carburants occupant un quart de la baie cargo de la navette. Ainsi Bourane pouvait décoller par ses propres moyens contrairement au véhicule américain de test « Enterprise » qui est largué depuis un avion (Un avion, selon la définition officielle de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l’air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d’un engin…) porteur.

Après l’annulation du programme, le véhicule OK-GLI a été stocké dans la base aérienne (Une base aérienne est une base militaire d’une armée de l’air. Il s’agit généralement d’un aéroport militaire disposant de pistes, d’un tarmac, d’un centre de contrôle du trafic aérien, des infrastructures nécessaire à l’entrepôt et à l’entretien des avions…) Joukovski près de Moscou () et acheté par une entreprise australienne « Buran Space corporation ». Il a été transporté à Sydney en Australie via Gothenberg en Suède. Arrivée le 9 février 2000 la navette a été exposée comme attraction touristique pendant quelques années sur Darling Harbour. Les visiteurs pouvaient marcher dans le véhicule et une tournée des villes australiennes et d’Asie était planifiée. Suite à la faillite du propriétaire, le véhicule a été abandonné à l’air libre où il a subi de nombreuses dégradations. La navette OK-GLI a été retrouvée en septembre 2004 à Bahreïn par une équipe allemande et a été achetée par le Sinsheim Auto & Technik Museum.

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