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Les crop circles ou cercles de culture

Illustrations de Lucy Pringle

Crop circle découvert à Bishop’s Sutton, Hampshire, le 15 juillet 2000.

Interprétations (II)

Quel genre d’objet pourrait élaborer ces motifs ?

Si les formes simples peuvent se réaliser rapidement en aplatissant devant soi une planche et en prenant des repères avec des cordes tendues, dès qu’il faut aligner plusieurs motifs et plus encore s’ils sont complexes (entrelacés, de tailles progressives, etc), leur conception demande une préparation et beaucoup de précision afin de respecter la symétrie et les proportions.

Dans la plupart des cas, à partir d’un axe central et de plusieurs axes décentrées placés à des distances bien précise (1 rayon, 2 rayons, etc), on peut tracer une multitude de cercles ou des arcs de cercles, tracer des lignes droites, délimiter des intersections, des angles, etc, et tracer des figures géométriques à grande et petite échelle. Bien entendu, cela sous-entend la collaboration de plusieurs personnes, parfois une dizaine certainement, travaillant sur le terrain selon un planning prédéfini.

La méthode de la planche et des cordes de référence ne s’applique pas facilement aux plants qui furent entrelacés. Mais ils sont très rares. Quant aux motifs complexes (fractals, portraits, etc), tout indique qu’ils ont été conçus avec une technologie plus élaborée mais identique sur le principe.

Imaginer qu’un artiste ingénieux aurait fabriqué dans son atelier un immense gabarit d’une seule pièce ou l’aurait monté sur le terrain n’est pas concevable quand on pense au poids et à l’encombrement que représente cet objet. De plus, si le gabarit est utilisé durant la nuit, les auteurs devront obligatoirement s’équiper d’un éclairage et porter des lunettes infrarouges. S’il est envisageable d’acheter une lampe et une paire de lunettes, s’il faut en acheter pour 5 ou 10 personnes, cette passion devient vite très onéreuse.

Même si on imagine une machine télescopique installée au centre du dessin ou en deux endroits diamétralement opposés ou même en suspension dans l’air, encore faut-il pouvoir la transporter ou la déplacer sans éveiller les soupçons comme ce fut chaque fois le cas. Les auteurs n’ont semble-t-il pas utilisé de grue pour placer l’appareil de dessin au milieu du champ car on ne retrouve nulle part de traces ou d’empreinte de tel engin dans le sol, la première route ou sentier se situant parfois à plusieurs centaines de mètres de distance. 

En revanche, les animaux écrasés, éclatés ou qui ont glissé sur les céréales font penser qu’un appareil très lourd ou offrant une forte résistance était à l’oeuvre et se déplaçait sur le site à quelques centimètres du sol. Mais on ignore si cela s’applique à tous les motifs.

Arrivé à ce point, deux alternatives se présentent : soit le procédé est très simple, utilisant des techniques manuelles et un nombre suffisant de complices, soit il est carrément très sophistiqué, voire inconnu des physiciens. Optons d’abord pour l’explication la plus simple : les « crop circles » ont été fabriqués par des êtres humains. Est-ce envisageable ?

Crop circle découvert à Avebury, Wiltshire, le 10 août 1994.

L’homme est évidemment tout indiqué pour réaliser cette tâche, il peut se projeter dans l’avenir, anticiper, il est intelligent, astucieux, il a de la mémoire et est organisé. Il est assez malin et habile pour créer des « crop circles », même s’il doit occasionnellement s’allier la complicité d’autres personnes ou d’une forme élémentaire de technologie. Quelques personnes bien organisées pourraient donc réaliser ces motifs. 

Reste les contraintes de temps et la discrétion lorsque l’oeuvre est réalisée la nuit et près d’une route, d’un village ou d’un lieu touristique par exemple. Mais ainsi que nous l’avons dit, au besoin un éclairage infrarouge d’appoint peut éclairer le champ, bien que des simulations en absence totale de lumière ont été concluantes à condition que les auteurs aient préparé leur travail et disposent de cordes et de pieux en guise de repères.

On peut aussi envisager l’intervention d’un ou plusieurs robots pour accomplir ce genre de tâches mais cette solution est très sophistiquée et probablement très onéreuse. De plus ce genre de robot doit être discret, ni trop lourd ni trop encombrant et doit présenter une autonomie suffisante.

L’intervention humaine, même si elle fait appel à des moyens informatiques lors de la préparation, est l’explication la plus simple car elle se fonde uniquement sur des lois et des phénomènes connus sans faire intervenir d’objets aux propriétés et aux performances inconnues de la science. Elle est aussi très simple à mettre en oeuvre et ne nécessite pas de matériel sophistiqué sur le terrain. Mais peut-on envisager d’autres explications ?

Les explications pseudoscientifiques

Chaque année, se tient à Glastonbury, en Angleterre, un symposium international consacré aux « crop circles ». Des gens y viennent des quatre coins du monde. La plupart sont des amateurs. De temps en temps un chercheur ou un journaliste se mêle à l’assemblée.

Mais rapidement, les plus critiques se rendent compte que le débat n’est pas objectif. Bercé par un décor muscial New Âge, les discussions traitent de la question des extraterrestres, des OVNI, de la théorie du complot, de mysticisme, d’ésotérisme et des théories les plus farfelues. Le part pris des participants est évident. A défaut d’explication rationnelle du phénomène et d’un peu d’imagination, ils ont préféré la voie métaphysique, beaucoup plus porteuse de sens.

Certains auteurs refusent l’explication de la banale intervention humaine et n’hésitent pas à s’étendre sur de possibles implications électromagnétiques très sophistiquées que personne n’a jamais démontré, notamment la théorie micro-onde (UHF). Si on ne peut pas dire d’emblée qu’il s’agit d’idées pseudoscientifiques, il n’en reste pas moins que ces hypothèses doivent être encadrées dans des limites raisonnables et démontrées, ce que ces auteurs semblent ignorer.

Quand elles ne sont pas émises par des « chercheurs » amateurs et farfelus, des enquêteurs tout aussi douteux ou des photographes de terrain sans compétences scientifiques, leurs conclusions considèrent que les pliures présentes dans les tiges des céréales ne sont possibles qu’au moyen d’un signal radioélectrique puissant émettant des ondes UHF. Bel exemple de jugement péremptoire posé a priori. Car il reste à prouver ce genre d’hypothèse et à grande échelle.

Crop circle découvert à Liddington Castle, Wiltshire le 24 juin 2001.

En effet, les auteurs de la théories micro-onde mettent en avant la similitude des effets constatés sur certains prélèvements avec les effets d’un four micro-onde. Selon eux, seul ce type de rayonnement est capable de produire rapidement une chaleur intense comme on l’a observé dans certaines graines ou de produire les altérations constatées sur la germination et le taux de croissance des graines ou des plants.

Si c’est possible en soi, il reste à appliquer cette théorie dans un champ de blé ou de colza. A priori cette condition sine qua non semble soit échapper à nos auteurs soit leur poser quelques problèmes pratiques, le contraire aurait été étonnant.

Je dirais même que si la théorie micro-onde était valable, tous les radioamateurs travaillant dans ces fréquences avec de petites paraboles à 10 € verraient vite les champs de leur voisin se transformer en « crop circles »… Or jusqu’à aujourd’hui les radioamateurs dont une bonne partie sont également des ingénieurs en télécommunication connaissent tous très bien le fonctionnement et les effets de bord de leur équipement et n’ont jamais observé cet effet !

Sans vraiment trouver de solution pratique dans cette direction, le Dr Meaden propose une théorie alternative impliquant des « tourbillons de plasma » liés à certaines conditions météorologiques, phénomènes qui devraient être de courtes durées mais qui n’ont jamais été vus ni démontrés.

Précisons toutefois que l’auteur du site belge Graan Cirkels rapporte que Marcel van Nieuwenhove vivant à Overboelaere en Flandre Occidentale, se rappelle qu’à l’âge de 9 ans, en 1938, il observa une tornade saccager une grange contenant du foin. Le même été, un ou plusieurs cercles auraient été découverts dans les champs de la région. Van Nieuwenhove se rappelle avoir vu des tornades et des cercles aplatis à au moins trois autres reprises entre 1938 et 1945. Bien entendu le lien entre les cercles aplatis et les tornades n’est pas établi. Quant à expliquer les motifs des images présentées ci-dessus, la nature est peut-être débordante d’imagination, elle n’est pas encore capable de travailler un champ d’une manière aussi rigoureuse, ce serait même plutôt le contraire quand on voit les effets dévastateurs des mini-tornades ! Exit donc a posteriori les théories UHF et plasma.

Voici quelques années, Michel Vander Elst du club Orion de Braine l’Alleud a essayé de réaliser un « crop circle » plutôt simple et dût reconnaître que son motif était très imprécis. Des associations ont réalisé des films au cours de ces simulations révélant qu’il est possible de créer des « crop circles » complexes en l’espace de quelques heures, même la nuit, mais il leur manque toujours un détail d’importance, la « signature en spirale » notamment.

En effet, des ingénieurs ont mis en évidence que dans certains cas, les plants sont aplatis dans le sens horloger depuis le centre et parfois en suivant une méthode assez complexe (en zigzag, décalage angulaire précis, etc). Ce phénomène plus ou moins intense et complexe donne un indice sur le caractère « fabriqué », séquentiel et artificiel de la formation. Mais en aucun cas il n’explique de quelle manière ni en combien de temps elle a été réalisée.

Quelquefois, les témoins (parfois confirmé par des vidéos) ont observé la présence d’un ou plusieurs petits objets brillants évoluant à quelques mètres au-dessus du champ mais ne produisant aucun effet visible sur l’environnement. En revanche, d’autres films montrent d’autres lumières en train de créer des « crop circles ». Des infographistes ont démontré qu’il s’agissait de simples trucages vidéos.

Certains n’hésitent pas à évoquer l’hypothèse extraterrestre faute selon eux d’une meilleure explication, tel l’ingénieur Colin Andrews qui étudia la question durant plus de 20 ans. Mais l’hypothèse extraterrestre pose encore plus questions qu’elle n’en résout. En tout cas les chercheurs rationnels n’y adhèrent pas.

Andrews garde toutefois les pieds (presque) sur terre et considère comme tous les scientifiques que la quasi totalité des « crop circles » sont effectivement des constructions humaines. Quant aux cas de brûlures et autre compression, à l’heure actuelle la question est ouverte.

Autrement dit, les thèses extravagantes ne sont pas confirmées alors que toutes les traces visibles dans les « crop circles » sont marquées par l’impact de la culture humaine.

A voir : Crop Circles découverts récemment

A gauche, quelques uns parmi les centaines de « crop circles » photographiés par Lucy Pringle. Au centre, « crop circle » découvert à Lasnes en Brabant Wallon (B) le 16 juillet 2006. Cette photographie réalisée depuis un ULM par Philippe Ullens a été réalisée le lendemain de la découverte ce qui explique la présence de petits sentiers irréguliers tracés par les premiers visiteurs. A droite, la campagne publicitaire du constructeur automobile Audi en 2006.

Qui a créé les crop circles ?

Ainsi que nous l’avons déjà dit dans un autre contexte, il va de soi que les hypothèses et les explications ad hoc sont légions et trouveront toujours des supporters. Une fois de plus il faut rappeler qu’une théorie n’est valide que si on peut la démontrer et la juger par l’expérience. Et ici aussi, la solution la plus simple est toujours la meilleure. Comme un casse-tête, la solution la plus élégante et la plus rapide prime sur toute les autres.

Certains « crop circles » font explicitement référence à notre culturelle (star du show business, voiture, héro de dessin animé, etc), à des logos publicitaires ou des concepts de notre époque (SETI, le pouce levé en signe de OK, la langue pendue des Rolling Stones, le coeur, la marque déposé ®, etc). Malgré toute leur sophistication ils ne cachent pas leur origine et la « contamination » humaine est évidente, la conclusion sans appel : ils sont fabriqués par des êtres humains.

Cette hypothèse a été confirmée en 1995 par l’association anglaise Circlemakers qui est payée pour créer des « crop circles » à des fins publicitaires. 

Quand les sociétés ne vendent pas la mèche à travers leurs campagnes publicitaires (où les « crop circles » présentés ne sont pas tous réalisés en images de synthèse), pour appuyer cette hypothèse, Gilles Munch, un ingénieur et professeur suisse a étudié les « crop circles » et la manière dont ils ont été élaborés afin d’y trouver des constantes et une explication rationnelle. Il est convaincu qu’ils ont tous été créés par des plaisantins, une espèce d’êtres humains qui se font un malin plaisir de piéger les crédules ufologues et autres mystiques prêts à gober n’importe quelle histoire délirante !

Même chose pour les différents « crop circles » découverts en Wallonie (B) et notamment près de la butte du Lion de Waterloo. Ayant eu vent des activités de Circlemakers, en 2007, Bruno Clément, journaliste auprès de la chaîne de télévision belge « La Une » a publié un message sur différents forums, demandant à être contacté par l’éventuel créateur des « crop circles » belges, dans le cadre de la préparation d’une reportage sur le sujet. La réponse n’a pas tardé. Un habitant de la région l’a contacté par e-mail. Pour être certain d’avoir trouvé son auteur, le journaliste lui a demandé de tracer un motif de cercles imbriqués d’environ 100m de diamètre dans un champ proche de la butte.

Après s’être à son tour assuré de l’identité et de la qualité du journaliste, l’auteur a accepté le défi, expliquant qu’il travaillait avec quatre autres personnes parmi lesquelles il y avait un pilote d’avion et une jeune femme. Il fixa rendez-vous au journaliste et à son caméraman, lui demandant de s’équiper d’une caméra infrarouge car lui et ses amis réaliseraient ce projet durant la nuit et sans éclairage.

Comme convenu, la nuit venue les journalistes ont accompagné l’équipe et ont filmé leurs actions sur le terrain. Environ 4 heures plus tard, ils avaient terminé leur motif. Le lendemain le résultat fut à la hauteur des espérances. A 8 heure, les premiers curieux s’arrêtaient déjà en bordure du champ. Le matériel utilisé par nos artistes consistait simplement en quelques planches, des piquets et des cordes, ce dont deux pensionnés avaient toujours dit ! Pour les incrédules, nos cinq comparses ont reproduit leur dessin sur la plage de la côte belge en quelques minutes, CQFD. Le reportage fut diffusé dans l’émission « Questions à la Une » le 24 octobre 2007.

Aujourd’hui encore, les auteurs de « crop circles » gardent l’anonymat en développant une sorte de « Land Art » anonyme avec toute l’aura extraterrestre qui plane autour. Les cinq amateurs belges par exemple que nous avons cité ont déclaré aux journalistes de « La Une » qu’ils ne voulaient pas mentir au public mais simplement créer des motifs pour le plaisir artistique et voir quels effets ils produiront sur certaines personnes crédules. Mais leur action ne vise nullement à tromper les gens ni à se moquer d’eux.

Plus étonnant. Ce cercle de pierre de 18m de diamètre a été découvert dans le désert du Ténéré au Niger, juste devant la montagne d’Adrar Madet (11°18’39″N, 10°27’E). On découvre 4 formations identiques à environ 1700m de distance dans la direction des 4 points cardinaux. En 1997, époque à laquelle George Steinmetz du NGS pris cette photographie, il ignorait leur origine, leur but et leur âge. Il s’agirait toutefois de l’un des nombreux repères topographiques utilisé par l’armée française. A confirmer. Précisons qu’à 800 km au nord, le plateau d’Adrar Madet contient deux cratères d’impact non confirmés.

Aujourd’hui les « crop circles » défrayent toujours la chronique même si on les classe un peu plus souvent dans la rubrique des faits divers. Leurs motifs et leurs dimensions ont évolué en l’espace d’une génération et sont aujourd’hui devenus hyper sophistiqués, faisant intervenir des algorithmes fractals et autres formules mathématiques, au point que les chercheurs se demandent parfois comment ils ont été réalisés en pleine nuit.

Mais tant que l’auteur ne revendique pas sa création, elle restera une anecdote et un phénomène perdu pour la science – si jamais il le mérite – et pour certains ufologues et autre mystiques, une preuve de plus du « grand complot planétaire » à propos des extraterrestres.

Où est le rapport entre les « crop circles » et les OVNI ou les extraterrestres ? Nul part disent les plus sceptiques et c’est bien là que le bas blesse. Pour l’amateur extérieur au phénomène qui le découvre pour la première fois au détour d’un article de presse ou d’un reportage télévisé, le premier sentiment est de l’étonnement devant la qualité des oeuvres puis de la dérision en considérant qu’il s’agit « évidemment » d’un canular, et les scientifiques tendent à lui donner raison. 

Sur base des analyses scientifiques, on peut donc raisonnablement écarter l’hypothèse extraterrestre au profit du canular, même s’il est parfois exceptionnel et s’il ne renforce pas cette chance qui nous passe sous le nez de rencontrer enfin des extraterrestres…

La thèse du canular est beaucoup plus simple à expliquer (même si elle doit être complexe dans sa forme) que l’intervention d’éventuels extraterrestres qui implique tout un contexte astrobiologique et technologique d’une nature autrement plus complexe.

Quant aux êtres humains nous savons qu’ils existent, les extraterrestres quant à eux, nous n’en savons rien, et ces prétendues traces n’en apportent pas les preuves, n’inversons pas le sens de notre démarche !

Code de bonne conduite

Pour ceux que le sujet intéresse, je vous conseille de visiter les sites concernés le jour même ou le lendemain de la découverte car d’une part les touristes vont rapidement abîmer le dessin et d’autre part le fermier va récolter ses céréales ou labourer son champs quelques semaines plus tard.

Si vous êtes photographe, l’idéal est de survoler le site en ULM, en hélicoptère ou en avion de tourisme mais dans ces deux derniers cas sachez que l’heure de vol vous sera facturée entre 50 et 80 € minimum.

Si vous visitez un « crop circle » sachez que vous pénétrez dans une propriété privée et en aucun cas vous devez vous opposer aux injonctions du fermier ni pénétrer sur ses terres sans son autorisation. 

N’emmenez aucun véhicule sur les lieux ni aucun animal. Ne laissez aucun objet derrière vous. Ne détruisez rien, ne déplacez et n’emportez aucun objet sans l’accord du fermier. S’il y a une barrière, ne l’abîmez pas et veillez toujours à la refermer derrière vous. Marchez uniquement dans les sillons, sans créer de nouvelles traces qui détruiraient la qualité de la formation.

Pour plus d’information

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille de lire les deux ouvrages richement illustrés : Vital Signs (2002) et Crop Circles (2000). Toutefois, je ne garantis pas que leurs conclusions soient toujours fondées scientifiquement. Quelques thèses scientifiques ont également été publiées sur le sujet!

source:http://www.astrosurf.com/

un lien interessant:http://ufodimension.blogspot.com/p/crop-circles-2010.html

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