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Classifications ufologiques

source:http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Classifications_ufologiques

Classifications ufologiques


Systèmes de classement des différents témoignages d’observation d’ovnis, créés et/ou utilisés par les ufologues, le plus souvent à des fins de tri ou comme outils d’analyse globale.

 


Ces classifications puisent leur origine dans le volume de témoignages à analyser. Compte tenu de leur nombre élevé, un travail d’ensemble sur la question s’avérait d’autant plus difficile. Aussi, des systèmes de classification ont commencé à voir le jour pour résoudre ce problème.

 

Ceux-ci portent généralement le nom de leur auteur et sont le plus souvent basés sur une caractéristique de l’ovni : comportement (Cashman), apparence (McCampbell), occupants allégués (Pereira, Rosales)… La classification ufologique la plus connue du grand public reste cependant l’astrophysicien et ufologue américain Joseph Allen Hynek?. Publiée en 1972 dans l’ouvrage The UFO experience, a scientific inquiry, elle repose principalement sur la distance supposée entre l’ovni et le témoin.

Elle comprend quatre catégories :

  • Lumière Nocturne (LN, Nocturnal Light en anglais) : observation effectuée de nuit à une distance supérieure à 500 pieds (150 mètres).
  • Disque Diurne (DD, Daylight Disk en anglais) : observation effectuée de jour dans les mêmes conditions de distance.
  • Radar-Visuel (RV, Radar Visual en anglais) : cas particulier où l’observation visuelle de l’ovni est corroborée par une observation au radar. L’expression « radar-visuel » est aujourd’hui employée de façon quasi universelle en dehors de la classification de Hynek, pour désigner ce type particulier de cas ufologique.
  • Rencontre Rapprochée (RR, Close Encounter en anglais) : observation effectuée de jour comme de nuit à moins de 150 mètres du témoin.

Cette rubrique se divisait elle-même à l’origine en trois sous-catégories :

  • Rencontre Rapprochée du 1er type (RR1, Close Encounter of the first kind en anglais) : observation simple à moins de 150 mètres.
  • Rencontre Rapprochée du 2ème type (RR2, Close Encounter of the second kind en anglais) : observation réalisée dans les mêmes conditions mais où l’ovni interagit avec son environnement (effets sur les objets, les plantes, les animaux, voire les témoins).
  • Rencontre Rapprochée du 3ème type (RR3, Close Encounter of the third kind en anglais) : observation ayant les caractéristiques de l’une ou l’autre des deux sous-catégories précédentes, à laquelle s’ajoute l’observation des occupants de l’ovni.

Ultérieurement, d’autres ufologues ont cherché à compléter cette classification en y ajoutant trois sous-catégories supplémentaires qui ne sont pas du fait de Hynek :

  • Rencontre Rapprochée du 4ème type (RR4, Close Encounter of the fourth kind en anglais) : cas de RR3 dans lequel le témoin est momentanément enlevé (« abducté » pour les ufologues) par les occupants de l’ovni.
  • Rencontre Rapprochée du 5ème type (RR5, Close Encounter of the fifth kind en anglais) : RR3 ou 4 au cours de laquelle le témoin communique, sous une forme quelconque, avec les occupants de l’ovni.
  • Rencontre Rapprochée du 6ème type (RR6, Close Encounter of the sixth kind en anglais) : observation au cours de laquelle l’ovni ou ses occupants provoquent d’une façon ou d’une autre la mort d’un ou plusieurs témoins.

Simple et relativement facile à retenir, par rapport à d’autres se voulant tellement détaillées et exhaustives qu’elles en deviennent inutiles, la classification de Hynek doit surtout sa célébrité au film de Steven Spielberg, Rencontres du troisième type, sorti en 1977, dans lequel Hynek fait d’ailleurs une apparition furtive, dans son propre rôle, lors de la scène finale.

Elle n’est cependant pas exempte de limites, notamment parce que les estimations de distance données par les témoins sont souvent aléatoire faute de points de repères, et donc peu fiables, cas radar-visuels exceptés.

Des ufologues français ont également tenté d’établir des classifications du même genre. Le GEPAN? (Groupe d’Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), service du Centre National d’Études Spatiales chargé de l’étude des ovnis, avait ainsi mis en place après sa création en 1977 quatre catégories de PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié, acronyme établi pour remplacer le terme ovni), en se basant cette fois sur le degré d’explication trouvé à chaque cas après enquête du service.

  • PAN A : cas ayant reçu une explication connue, vérifiée et certaine.
  • PAN B : cas ayant reçu une explication connue, mais ne pouvant être vérifiée, et tenue de ce fait comme étant seulement probable.
  • PAN C : cas ne pouvant faire l’objet d’une enquête ou d’une conclusion faute d’éléments vérifiables en nombre suffisant.
  • PAN D : cas demeurés sans explication connue après enquête approfondie.

En décembre 2008, le GEIPAN (Groupe d’Étude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés, successeur du GEPAN) a annoncé une modification de cette classification. Celle-ci porte sur la catégorie D, désormais scindée en deux sous-groupes :

  • PAN D1 : cas sans explication, mais dont les enquêtes comportent des lacunes et/ou le caractère d’étrangeté est faible ou absent.
  • PAN D2 : cas à forte étrangeté ayant bénéficié d’une enquête complète.

Jacques Vallée?, astronome français travaillant aux Etats-Unis et disciple de Hynek jusqu’à la mort de celui-ci en 1986, a également créé son propre système de classement, publié en 1990 après un premier essai infructueux des années auparavant. Celui-ci se présente sous forme de tableau et présente la particularité d’englober, dans une approche holistique de la question, non seulement les ovnis, mais également tous les autres types de manifestations paranormales.

Quels que soient les qualités et les défauts de chaque classification ufologique, la principale difficulté qui leur est posée consiste à rester dans une fourchette acceptable entre simplicité et exhaustivité, sous peine de n’être d’aucune utilité parce que trop simpliste et ne classant rien du tout, ou à l’inverse trop détaillée et trop complexe pour pouvoir être employée efficacement à des fins d’analyse. Aussi tous les ufologues n’emploient-ils pas de tels classements

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